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Mathilde ANQUETIL (ed.)

Compte-rendu de la réunion des directeurs de Centres Linguistiques francisants et délégués-responsables du français auprès des CLA

1. Présents ou justifiés*

- Lucilla Agostini (CLA Teramo)
- Mathilde Anquetil (CLA Macerata)
- Maddalena De Carlo ( CLA Cassino)
- Marie Christine Jamet (CLA Venezia)
- Geneviève Henrot (CLA Padova)
- Danielle Lévy* (CLA Macerata)
- Danielle Londei (Forlì)
- Anna Mandich (CILTA Bologna)
- Sergio Poli * (CLIRE Genova)
- Loredana Trovato (CLIK Enna)
- Claudio Vinti (CLA Perugia)
- Marie Berthe Vittoz (CLIFU Torino)

2. Publication actes du colloque

- Anna Mandich propose que les power point des intervenants soient publiés immédiatement sur le site du CILTA. Proposition adoptée.

- Danièle Londei propose la publication des actes en ligne sur la revue en ligne du DORIF (en préparation). La proposition est adoptée sous réserve de précisions quant aux modalités de l’initiative.

3. Le statut du Centre Linguistique et la recherche.

Les participants condamnent unanimement la définition des Centres Linguistiques comme Centre de Services.

Une discussion s’engage quant aux hypothèses à promouvoir en vue de la réorganisation des statuts des universités. La définition d’un centre linguistique comme centre inter-facultés n’est plus à l’ordre du jour.
Une proposition (issue de D. Lévy) est faite pour un Centre Interdépartemental, ceci afin de permettre la “doppia afferenze” des professeurs titulaires, qui participeraient ainsi de plein droit à la recherche effectuée dans les Centres.
M.C. Jamet réfère en particulier que l’Université de Venise vient d’adopter un nouveau statut qui prévoit l’appellatif : “Centri di Servizio e di ricerca”.
Cette solution semble intéresser la majorité des présents mais mérite recherche ultérieure pour vérifier les termes exacts de la Réforme: “Piattaforma di servizi e di ricerca”?
Mathilde Anquetil relève que la recherche fait partie des critères de qualité (Quality Assessment Criteria for Language Centres Self-assessment Check list) proposés pour l’évaluation des Centres Linguistiques lors du séminaire européen de Frascati AICLU- CERCLES 25-27 novembre 2010. Référents sur ce thème: Prof. Evangelisti (Roma IUSM Foro Italico) et Jessica Thonn (jessica.thonn@unifi.it)

Les présents conviennent de continuer à échanger sur ce thème. Claudio Vinti propose d’activer l’AICLU sur une rencontre à brève échéance sur ce thème crucial pour l’avenir des Centres Linguistiques.
Dans une réaction au débat, D. Lévy propose “Centro di Studi e di Servizi” et se propose d’apporter un argumentaire informé sur ce sujet.

4. Les certifications internes ou externes

Les participants conviennent que le thème est central, lié parfois à la survie même des centres linguistiques.

Il convient, souligne M. B. Vittoz, de proposer un service efficace à ce propos aux administrations centrales dont le projet est plutôt orienté vers l’offre de certifications externes généralisées pour tous les étudiants, ce qui réduirait les centres linguistiques au rang de service de préparation aux certifications dictées par les agences étrangères (certifications dont la valeur n’est pas remise en cause en soi mais dont l’adaptation aux exigences universitaires n’est pas confirmée).
C. Vinti souligne que le CLA de Perugia ne reconnaît aucune certification étrangère et base son activité sur la fourniture de certifications adaptées aux besoins des facultés.

L’hypothèse est émise d’une coopération avec le CLES délivré par les Universités françaises, dont le format a séduit les participants. L’autre modèle proposé, celui du dispositif Unicert est aussi un modèle intéressant par sa décentralisation plus adaptée à l‘autonomie universitaire fondant le système universitaire italien, il pourrait servir de base pour une certification AICLU.

L’assemblée convient que ce thème est à approfondir, le statut de Centre de services ET de recherche est lié à la création et réalisation de ce service.

5. La mise en commun des ressources quant à la formation en ligne

S. Poli a proposé avec conviction lors des débats du jour précédent de proposer un projet opératif sur ce thème. Aussi peut-on lui suggérer d’avancer des propositions au groupe.

M. Anquetil souligne que la solution adoptée par les CLA peut se différencier entre l’anglais (bénéficiant de nombreux produits et financements et ayant un très grand nombre d’étudiants à gérer) et les autres langues (dont le français en tête) car ces langues ont absolument besoin de constituer un réseau de synergies et mises en commun de matériels pour assurer leur survie en termes d’offre de formation avec l’utilisation des TICE. Le personnel de français a besoin d’une formation aux TICE et les petites universités ne peuvent créer de matériels propres, couvrant l’ensemble des besoins, faute de moyens.

6. Le statut des examens dits “certificati di idoneità”

Le thème n’a pu être débattu faute de temps, mais le public a manifesté une sensibilité particulièrement vive lors de l’exposition de C. Cervini quant aux implications négatives de cette terminologie ambiguë sur l’engagement des étudiants dans leur apprentissage: les apprenants semblent l’entendre comme une simple vérification de compétences déjà acquises et n’accordent pas le temps et l’effort nécessaires pour faire progresser leurs compétences. Cela correspond au désengagement des organes centraux quant à l’enseignement effectif des langues avec les ressources nécessaires à la promotion du plurilinguisme des étudiants. Il y a donc lieu d’agir pour requalifier ces modules.

7. La préparation des étudiants Erasmus.

Sur ce point je transmets la proposition de M.B. Vittoz dans sa réaction au colloque:
“Nous avons besoin d'un argumentaire [...] pour aller à l'attaque des statuts et faire des propositions compactes. Je vais m'informer du statut du Politecnico le plus international d'Italie et misons sur les Erasmus. Si chacun se faisait dire par les Relations Internationales ou bien consultait le site de son université pour avoir des données sur la mobilité 2009-2010 vers la France / de la France, par rapport à l'ensemble de la mobilité, ces chiffres nous donneraient aussi de la force... Demain nous allons vérifier la situation de Torino 1, la nôtre.”

8. La formation des enseignants.

Outre les propositions faites lors du colloque quant aux “Journées pour le français” (S. Fernandez) comme lien avec la formation des enseignants du secondaire sur le territoire, je diffuse aussi cette réaction de M.B. Vittoz:
“Par ailleurs il y a encore la question de la formation des enseignants CLIL qui sera confiée aux universités (un certain nombre au début, peut-être). ”

L’assemblée conclut sur la nécessité de prolonger ces contacts par des actions en concertation.

Mathilde Anquetil
(secrétaire de séance)

Per citare questo articolo:

Mathilde ANQUETIL (ed.), Compte-rendu de la réunion des directeurs de Centres Linguistiques francisants et délégués-responsables du français auprès des CLA, Repères DoRiF n. 1 - juillet 2012 - Le français dans le contexte plurilingue des Centres Linguistiques Universitaires italiens, DoRiF Università, Roma juillet 2012, http://www.dorif.it/ezine/ezine_articles.php?id=18

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