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Claudio VINTI

Do You sprechen français? Les langues étrangères et les étudiants italiens, une difficile histoire d’amour?

Claudio Vinti

CLA -Université de Pérouse

claudio.vinti@unipg.it

1. Compétences en langues des Italiens, divergences entre auto-perception et statistiques

Si l’auto-perception était un paramètre fiable, indiscutable, on pourrait se dire satisfaits des résultats del’enquête réalisée par la Scuola Superiore per Mediatori Linguistici Carlo Bo de Milan, au cours des célébrations du 60ème anniversaire de sa fondation. Comme l’écrit avec emphase Gabriella Meroni, les compétences linguistiques et langagières des jeunes sont meilleures qu’autrefois, sans doute à cause de l’expansion du “village global”, de la diffusion d’Internet et de la possibilité de ‘communiquer’ très rapidement avec n’importe quelle partie du monde entier.

Di fronte alle crescenti pressioni del contesto economico e socio-culturale globale, l’Italia risponde in modo positivo: sulla competenza delle lingue i nostri giovani stanno recuperando il terreno ai loro coetanei europei. Il nostro Paese è infatti ai primi posti, insieme alla Germania, relativamente alla quota di giovani che ritengono di avere una conoscenza dell’inglese di livello ottimo.(Vita.it, 5 février2012)

Cette enquête est très récente (elle remonte au 18 octobre 2011), mais malheureusement elle ne tient compte que d’une ‘auto-évaluation’ et non pas de données précises et vérifiables: elle se base en effet sur la perception de soi, théorie utilisée en psychologie cognitive par Daryl Bem, et non sur le relevé sérieux des compétences réelles de nos jeunes générations.

Le jour même où la Scuola Superiore per Mediatori Linguistici Carlo Bo de Milan présentait ses réflexions, Dario Aquaro, dans le Sole 24 ore, signait un article présentant une opinion quelque peu différente, mais peut-être plus réaliste, comme l’indique déjà son titre: «I ragazzi italiani e le lingue: un po’ di inglese e basta». L’auteur reconnaît que, depuis la fin du siècle dernier, de véritables progrès ont été accomplis dans le domaine de l’enseignement-apprentissage des langues étrangères. Et pourtant, il dénote encore chez les jeunes, une certaine difficulté à comprendre tout ce qui est ‘étranger’ par rapport à l’imaginaire linguistique-culturel italien; il relève comme une incapacité à se détacher du contexte local pour faire des expériences (scolaires, universitaires, formatives ou de travail) au niveau international, mais aussi ‘globalocal’:

[...] ancora sospes[a] tra genericità e approfondimento, tra conoscenza e padronanza. Da un punto di vista scolastico, le nuove generazioni manifestano notevoli progressi rispetto anche solo a dieci anni fa. Ma a fare da contrappeso (in negativo) rimane una certa resistenza a sostenere esperienze di lavoro all'estero o più semplicemente ad approcciare culture diverse.

En 2006, un sondage CENSIS mettait déjà en évidence une réalité frappante qui ne semble guère en voie d'évolution aujourd’hui, malgré les initiatives récentes prises à l’échelle gouvernementale par le Ministère de l’Éducation. A cet égard, Rosaria Amato écrivait:

Lingue: gli italiani le studiano ma oltre la metà non le sa parlare. Da un’indagine Censis emerge che il 66,2% dichiara di conoscere almeno una lingua, ma per il 50,1% il livello è quello ‘scolastico’.

Ce qui est dramatique c'est que 52,9% des personnes interviewées n’avaient d'ailleurs pas l’intention d’améliorer leurs connaissances linguistiques, même dans l’avenir; un faible pourcentage (4%) semble avoir une forte motivation à perfectionner ses apprentissages, tandis que 17,9% ne sait pas encore s’il continuera sa formation linguistique.

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Tableau 1

Les étudiants italiens connaissent les langues, mais ils ne savent pas les parler: leurs compétences sont faibles et limitées aux notions rudimentaires de la grammaire ou aux actes de paroles de base. Voilà le résultat d’un sondage réalisé pourle projetLet it Fly financé par le Fonds social européen. Les conclusions du CENSIS paraissent être positives à première vue: en effet, 66,2% des Italiens affirment connaître les langues, un pourcentage plus élevé qu’on ne pourrait l'espérer. Toutefois, interrogés sur leur capacité de les utiliser, cette sécurité disparaît: 50,1% environ des répondants définissent comme ‘scolaire’ leur niveau de préparation, tandis que 23,9% le considère comme bon et seulement7,1% comme très bon.

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Tableau 2

D’autres sondages témoignent sans équivoque d’une situation grave en Italie: dans les études, statistiques et enquêtes de l’Union européenne qui ne relèvent pas d’un facile optimisme ou d’une attitude positive envers le «Belpaese», celui-ci se classe toujours aux dernières positions quant à la connaissance des langues étrangères. Dans un article au titre péremptoire (Gli Italiani in coda nella conoscenza delle lingue straniere. In ritardo grave i giovani), l’Eurostat déclare que beaucoup de jeunes n’étudient qu’une seule langue étrangère (l’anglais, en général) et qu’ils l’étudient mal. Les plus polyglottes sont les Slovènes et les Finlandais, alors que 38,6% des Italiens affirment ne pas parler de langues étrangères, un pourcentage plus élevé que la moyenne de l’Union Européenne qui s'en tient à 36,2% de monolingues. Le classement est mené par les Hongrois (75% monolingue), les Portugais (51%), les Espagnols(47%), les Bulgares (44%) et les Grecs (43%).

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Tableau 3

2- Les données du CLA de Perugia

Qu’il me soit permis cependant, de ne pas recourir uniquement aux résultats d’Eurostat ou du CENSIS pour décrire une situation bien connue de tous et qui, depuis quelques temps, est un sujet privilégié de mes recherches en tant que professeur de langues, chercheur et depuis 2006 Directeur du Centre de Langues de l’Université de Pérouse. J’ai déjà eu l’occasion de divulguer, de faire connaître et d’analyser les données dont je dispose, qui confirment – hélas! – celles des agences les plus prestigieuses, mais ne cessent d'être au cœur de nos préoccupations.

Dans l’introduction au volume où j’ai recueilli les contributions des enseignants participant à l’expérience de la SSIS–Ombrie, qui a pris fin avec le décret Gelmini du mois de mai 2009, j’avais plaidé en faveur d’une ‘aventure’ didactique positive. Malgré les nombreuses critiques au système, aux critères et à l’organisation structurale, la SSIS a su constituer un moment de réflexion et de formation, où on a cherché à sensibiliser les futurs enseignants de langues vivantes sur l’importance de leur tâche pédagogique. Car il faut stimuler positivement l’apprenant, le motiver et l’amener à la maîtrise véritable de la langue étrangère jusqu’à atteindre le niveau souhaité par le CECR à la fin du parcours scolaire: au moins le B1.

En fait, j’ai pu constater que ce niveau n’est presque jamais atteint à la fin de l’école secondaire en dépit des indications ministérielles et européennes. En effet, sur la base des résultats du «placement test», un quart des nouveaux inscrits à l’Université en sont restés à un niveau A0 de connaissance de l’anglais, langue à laquelle ils ont pourtant été exposé pendant huit voire dix ans (de l’école primaire au collège et souvent au lycée); à peu près 20% des examinés se place au niveau A1 du CECR, tandis que la moitié restante se distribue à part égale sur les niveaux A2 et B1. Ce qui fait que seul un quart de notre public a atteint un niveau B1.

Il est évident que personne n’a l’intention d’ériger des tribunaux de fortune contre le système scolaire, mais ces données, sur un échantillon d’environ 5000 étudiants, sont représentatives, menées de façon fiable, et fort inquiétantes, comme le témoignent les graphiques ci-dessous.

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Tableau 4 – «Placement test», 1ère session

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Tableau 5 – «Placement test», 1ère session

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Tableau 6 – «Placement test», 1ère session

Lors de la deuxième session nous distinguions aussi le niveau B2 atteint par environ 14 % des étudiants, mais le bon résultat de cette petite minorité n'en laisse que plus navré sur la carrière scolaire de la majorité, passée souvent indemne à travers des années d'enseignement où les langues n'ont apparemment eu qu'une place subalterne.

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Tableau 7 – «Placement test», 2ème session

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Tableau 8 – «Placement test», 2ème session

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Tableau 9 – «Placement test», 2ème session
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Tableau 10 – Comparaison entre les deux sessions

3. Faut-il en rire... ou réagir?

Hélas il semble que les Italiens n’aient jamais excellé dans la connaissance des langues étrangères. Une longue tradition culturelle, historique et politique l’atteste clairement et Sergio Romano en parle avec finesse dans un brillant article d’il y a quelques années paru dans le «Corriere della Sera» (Perché i politici italiani parlano poco le lingue, 14 septembre 2006, p. 37). Après avoir brièvement passé en revue les langues connues par les politiciens d’hier et d’aujourd’hui, il conclut de façon amère son analyse à travers une image simple, mais efficace:

[...] gli uomini politici italiani, mediamente, sono meno bravi in lingue dei loro colleghi stranieri. Minori attitudini linguistiche? Questo è certamente vero nel caso di molti meridionali per cui è difficile aspirare le h, sibilare le th e pronunciare correttamente parole che terminano con una consonante. Ma la vera causa del provincialismo linguistico italiano è la natura di un sistema in cui si fa carriera all’ombra del potere e occorre, per restare in gara, dedicare un tempo sproporzionato agli intrugli e ai pasticci della cucina politica nazionale. È questa la ragione per cui sono così rari gli uomini politici che partecipano assiduamente ai lavori del Parlamento di Strasburgo o accettano di uscire temporaneamente dalla scena italiana per cimentarsi in sedi internazionali. Come nei palazzi dell’Antico Regime, la distribuzione dei posti avviene tra i cortigiani. Chi va a fare esperienze altrove perde il turno e viene saltato.

D’une manière amusante et, en même temps, satyrique, les grands acteurs comiques du cinéma italien des années 1950-60 expriment leurs difficultés, mais aussi leur capacité à se débrouiller – ce qui est une caractéristique typiquement italienne – lorsqu’ils se sont entraînés à s’exprimer dans une langue étrangère. Il est impossible de ne pas sourire face aux performances hilarantes d’Alberto Sordi ou de Totò! Malgré ses efforts pour ‘s’américaniser’, le personnage incarné par Alberto Sordi semble avoir bien des problèmes de compréhension et de production orales: il suffit de rappeler la séquence mémorable d’Un americano a Roma, où le comique est fondé sur la création verbale, le quiproquo et le malentendu linguistique (all right: «va bene», mais aussi «sempre a destra»).

Alberto Sordi: Fish... You no capisc americano.

[...]

Alberto Sordi: You tak’ l’autostreet e segui sempre la tua meno e non ti poi sbaglià... all right, all right!

Touriste: [sous-titres en italien] Ha detto di andare tutto a destra, sempre a destra.

Mais la sympathique autodérision du philoaméricanisme de l'après-guerre ne fixe-t-elle pas aussi durablement la représentation de l'incapacité italienne à apprendre les langues en offrant une image du ridicule qu'il y aurait à s'engager dans un apprentissage des langues, au risque d'en passer par une phase d'anglais “maccaronique”?

L'apprentissage du français par les Italiens n'est pas non plus exempt de représentations menant à une autodérision de l'enseignement/apprentissage des langues, comme le témoigne la scène de l’examen de français dans le film Guardia, guardia scelta, brigadiere e maresciallo, où il affirme avoir étudié selon la méthode de "Madame Yolanda”:

Examinateur: Mi dica piuttosto i giorni della settimana!

Alberto Sordi: In francese?

Examinateur: Beh, in italiano li saprà!

Alberto Sordi: Ecco, appunto... Madame Yolanda, ma professeur, per insegnarci i giorni della settimana ci ha fatto studiare una canzoncina che si chiama I giorni della settimana en français! Lundi, conobbi una ragazza [il commence à la répéter en frédonnant], et le mardi io le dichiarai il mio amor. Le mercredi sposammo immantinente e poi partimmo tutt’e due allegramente. Le jeudi già mi stancai di lei e vendredi vederla più non potei. Et le samedi pensai e ripensai et à la dimanche la testa gli tagliai.

Sans aucun doute, s’agit-il là surtout de documents hilarants, qui témoignent d’une Italie qui n’existe plus. Mais ce qui préoccupe, ce sont les manifestations actuelles et quotidiennes d’incompétence linguistique de certains de nos administrateurs et politiciens, qui trop souvent semblent suivre le chemin d’Alberto Sordi ou de Totò, avec leur complaisance dans une italianité sourde aux langues étrangères.
Malheureusement, il n’y a plus aujourd’hui de quoi rire car la connaissance des langues n'est plus un simple ornement de l'esprit ou un moyen de rentrer maladroitement en contact avec le touriste ou le libérateur au sortir de l'autarcie fasciste, c'est un outil indispensable pour œuvrer dans le monde globalisé, pour en finir du provincialisme dans les relations sociales et professionnelles, pour accéder à l’information mais aussi à l’expression et à la diffusion des études comme des produits.

4. Une politique volontaire porte ses fruits

Il faut se demander pourquoi les étudiants italiens ne réussissent pas à bien apprendre les langues étrangères, pourquoi ils ne parviennent pas à les utiliser comme un avantage pour étudier, voyager ou travailler. Qu’est-ce qui s’y oppose? Sans doute y a-t-il des peuples qui pour différentes raisons semblent plus ‘prédisposés’ à l’apprentissage des langues (les Slaves, par exemple). Il est vrai qu’il y a des situations géopolitiques plus propices aux échanges linguistiques et culturels, mais il est aussi vrai qu’il existe une longue liste de responsabilités auxquelles personne ne peut se soustraire.
Il est par exemple déplorable que l’Italie ne se soit pas conformée à la résolution du Parlement européen du 1er décembre 2001, à la fin de l’année européenne des langues, qui recommandait aux États membres d’adopter des mesures visant à promouvoir la diversité linguistique et l’apprentissage des langues. Comment est-il possible que dans l’enquête Eurostat, récemment publiée, il apparaisse clairement que 60% des étudiants européens à la fin des études secondaires ont étudié au moins deux langues, tandis qu’en Italie, ils n’en ont appris qu’une seule, pour une très large majorité, et avec les résultats que l'on a vus.
Est-ce donc à l’école qu’il faut reprocher le manque de préparation linguistique de nos jeunes, par manque de formation des enseignants, ou plutôt à des politiques culturelles et scolaires qui ne savent pas répondre au développement de la société contemporaine en faisant évoluer les représentations et en mettant l'école en mesure d'enseigner efficacement et d'exiger un engagement dans l'apprentissage? C’est une question urgente qu’il faut se poser sans perdre encore du temps précieux.

A l’Université de Pérouse, je peux affirmer qu’il existe depuis longtemps une très grande sensibilité des autorités académiquesvers envers l’apprentissage des languesétrangères. Ce qui est attesté par la création du Centre des Langues (CLA), par les ressources économiques investies et par l’autonomie de gestion assurée par une inscription linguistique au CLA, obligatoire pour tous les étudiants. Ainsi, à partir de 2006, tous les étudiants, quelle que soit la faculté à laquelle ils se sont inscrits, sont obligés de se présenter au Centre de Langues pour une évaluation rigoureuse de leurs compétences linguistiques. Sur la base des résultats obtenus lors du «placement test», ils suivent les cours nécessaires pour obtenir le niveau B1 qui leur permettra d’accéder aux cours officiels en Faculté.

Il faut avouer qu’au début on a assisté à une sorte de révolte des étudiants (en particulier, des facultés scientifiques) qui ont eu du mal à accepter de soutenir/préparer un examen attestant véritablement le degré de compétence linguistique, car ils étaient habitués à considérer l’examen de langue étrangère comme une banale formalité. Après quelques difficultés initiales, en particulier face au décalage entre auto-représentation et évaluation effective, les résistances ont été surmontées; un complexe engrenage a commencé, petit à petit, à fonctionner: les étudiants ont pris la mesure des exigences et sérieusement collaboré à l'établissement d'un pacte éducatif efficace. Ils ont compris l’importance basilaire de bien connaître des langues étrangères, d’être ‘plurilingues’, afin de mieux comprendre, s’insérer et travailler dans le marché global.

L’expérience de ces dernières années en tant que Directeur du CLA de l’Université de Pérouse me permet d’affirmer avec certitude que les langues étrangères peuvent être bien apprises par nos élèves, même par ceux qui sortent de l’école secondaire avec des déficits de compétences linguistiques importants. Correctement motivés et renseignés, ils le font volontiers, bien conscients de la valeur ajoutée représentée par la connaissance des langues. Les résultats sont remarquables, et pas seulement pour la langue anglaise, objet de notre recherche. L’analyse des diagrammes ci-dessous le démontre clairement pour des tests menés sans complaisance. Un succès considérable couronne aussi bien le travail des étudiants et des professeurs que d’un heureux projet de l’Université toute entière (en bleu, le nombre d’étudiants ayant réussi leur test final, en rouge ceux qui n’ont pas réussi):

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Tableau 11 – Résultats test final B1, 1ère session

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Tableau 12 – Résultats test final B1, 2ème session

Enfin, le tableau synoptique suivant nous permet de mieux comparer les résultats des deux sessions et de relever que presque la totalité des étudiants a réussi le test final B1, en surmontant ainsi les lacunes et les difficultés de départ:

Test final B1, 1ère session

Test final B1, 2ème session

Nombre total d’étudiants: 1630

Étudiants B1 après le test final: 70%

Nombre total d’étudiants: 1639

Étudiants B1 après le test final: 68%

Tableau 13

Le rôle du CLA a été capital en ce qui concerne l’apprentissage des langues étrangères à l’Université de Pérouse. A la base d’un succès indiscutable qui a bouleversé la tradition, il y a l’initiative personnelle et la bonne volonté de quelques pionniers, mais il n’y a que le sérieux d’un projet partagé et le travail acharné de tous les acteurs, corroborés par l’enthousiasme incomparable des étudiants, qui puissent être garants du succès et de sa durabilité.

BIBLIOGRAPHIE

AMATO, Rosaria, « Lingue: gli italiani le studiano ma oltre la metà non le sa parlare »,La Repubblica Scuola&Giovani.it, 30 maggio 2006.

AQUARO, Dario, « I ragazzi italiani e le lingue: un po’ di inglese e basta »,Il Sole 24ore, 18 octobre 2011.

BOLOGNINI, Mauro, Guardia, guardia scelta, brigadiere e maresciallo, (film) 1956.

MASTROCINQUE, Camillo, Totò, Peppino e… la Malafemmina, (film) 1956 .

MERONI, Gabriella, « Lingue straniere: i giovani ne sanno un po’ di più», Vita.it, 18 octobre 2011.

ROMANO, Sergio, « Perché i politici italiani parlano poco le lingue »,Corriere della Sera, 14 septembre 2006, p. 37.

SCIACCA, Valentina,« Gli Italiani in coda nella conoscenza delle lingue straniere. In ritardo grave i giovani »,Eurostat, Scuola e Università, 7 octobre 2009.

VANZINA, Stefano, Un americano a Roma, (film) 1954 .

VINTI, Claudio , Ça a terminé comme ça, Perugia, Guerra Edizioni, 2010.

Per citare questo articolo:

Claudio VINTI, Do You sprechen français? Les langues étrangères et les étudiants italiens, une difficile histoire d’amour?, Repères DoRiF n. 1 - juillet 2012 - Le français dans le contexte plurilingue des Centres Linguistiques Universitaires italiens, DoRiF Università, Roma juillet 2012, http://www.dorif.it/ezine/ezine_articles.php?id=27

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