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Danio MALDUSSI

Le terme : un produit social ?

Danio Maldussi
Scuola di Lingue e Letterature, Traduzione e Interpretazione (Università di Bologna, Italia)
danio.maldussi@unibo.it

Qui dit « terminologie » dit désormais « variation terminologique ». Avec la reconnaissance de la dimension sociale de la terminologie, la variation terminologique, se manifestant à travers des phénomènes tels que la polysémie, la synonymie, l’homonymie et les anisomorphismes, entre avec force dans le débat foisonnant autour de son efficacité dans la communication spécialisée et autour de la variété des approches. À son tour, le fait de reconnaître le caractère polyédrique des termes signifie parler de différentes visions terminologiques, donc de « terminologies ». Grâce à la conscience de la dimension sociale des termes, la terminologie s’ouvre à la pluralité et à la polyphonie, en opposition à une vision réductrice la ramenant à une simple nomenclature.
Comme le soulignent fort justement les auteurs dans ce numéro que nous nous apprêtons à présenter, d'après un projet de publication proposé par Luciana T. Soliman, nous sommes loin du discours normalisateur de Wüster, l’initiateur de la Théorie générale de la Terminologie, sans oublier que Wüster, comme l’écrit Cabré, n’a jamais parlé de « Theorie » mais de « Lehre », terme qui indique non pas tant une approche théorique mais plutôt des lignes directrices d’ordre pratique (CABRÉ 2003 : 165). Or, force est de reconnaître, et les auteurs de ce volume en conviendront, que les jugements sur son approche se doivent d’être estompés, voire revalorisés, à la lumière du moment historique précis dans lequel vécut l’ingénieur autrichien.

Comme l’écrit Van Campenhoudt :

Ses efforts pour résoudre des problèmes de compréhension à l’échelle internationale doivent être resitués dans un cadre historique précis, marqué notamment par l’aspiration à un idéal d’universalité, sinon d’unanimisme, qui, au XXe siècle, a pu déboucher sur le meilleur comme sur le pire. On ignore trop souvent que plusieurs auteurs de grandes terminographies polyglottes de la première moitié de ce siècle entendaient œuvrer pour le progrès et pour une meilleure compréhension entre les peuples (VAN CAMPENHOUDT 2006).

Il ne faudrait pas non plus perdre de vue l’objectif que Wüster s’était fixé : la normalisation au service de la communication scientifique. Les mérites de son approche, dont la cohérence est patente, sont finalement redécouverts.
D’ailleurs, Temmerman, fondatrice de la théorie socio-cognitive, qui repose sur la théorie des prototypes dérivée des études d’Eleanor Rosch (TEMMERMAN 2000 : 61), avait déjà mis en évidence l’existence, dans le domaine des sciences du vivant, de deux typologies de concepts : ceux qui n’ont pas de structure prototype et où l’univocité est fonctionnelle et ceux, au contraire, qui en possèdent une et où c’est bien la polysémie qui est fonctionnelle (TEMMERMAN : 1997).

En terminologie, la co-existence de deux tendances apparemment contraires en est la preuve : la tendance descriptive, dans laquelle s’insère parfaitement ce volume, et la tendance normative. Deux tendances qui ont des fondements théoriques différents, et qui remplissent également des objectifs différents, mais dont l’interaction peut faire surgir des stratégies ayant le même dénominateur commun : la création de terminologies uniformes et reconnues sur grande échelle (Bedon : 2008).

Or, c’est bien « l’irruption du discours » dans la réflexion terminologique, qui a bouleversé la donne, comme l’a rappelé Cabré dans son allocution d’ouverture au colloque de Naples Terminologie e discorso du 10-11 novembre 2015 : à côté d’une terminologie « in vitro » existe une terminologie « in vivo », documentée au moment précis où elle se forme, l’hétérogénéité du discours et son dynamisme étant à la base de cette nouvelle vision polyédrique des termes.

L’hétérogénéité du discours et la nature multidimensionnelle des termes appelle une vision plus ample et plus éclectique de la terminologie, d’où le modèle de la « théorie des portes » de Cabré, un modèle réconciliateur qui permet un accès pluriel, mais non simultané, à l’unité terminologique (CABRÉ 2003 : 186-187).

L’irruption du discours dans les études socio-discursives consacre également le recours, dans la recherche universitaire, à l’exploration systématique de corpus, comparables où alignés selon les nécessités et les objectifs de l’analyse. Une approche qui coïncide avec celle adoptée par les auteures et les auteurs de ce volume, à savoir une approche de type « ascendant », fondée sur l’observation de la langue, et, pour reprendre l’expression de Hédiard, « décloisonnante » par antonomase car les réalisations effectives « remettent en cause les distinctions tranchées entre acceptable et non acceptable » (HÉDIARD 2007 : 227).

Le numéro que nous avons le plaisir de présenter ici réunit une série d’instances terminologiques et les actualise dans un riche éventail de domaines et de lieux du discours : les changements climatiques, les énergies renouvelables, la médecine thermale, les entretiens cliniques en milieu médical, l’astronomie, le droit grand public, le discours scientifique en langue arabe, chaque essai ajoutant une facette nouvelle à l’étude des univers socio-discursifs en tant que moments de négociation des termes.

L’objectif énoncé dans le titre de l’appel à communications « Le terme : un produit social ? » est tout à fait atteint : les différents essais montrent bien comment la société toute entière et ses différents univers socio-discursifs participent à l’élaboration de la terminologie. Cette dernière, pour reprendre le descriptif de l’appel, est véritablement « le résultat d’un jeu d’initiatives communicatives et d’alliances dans la lutte des notions au sein du corps social ».

Au vu de ces développements, quelques réflexions s’imposent. Tout d’abord, la mise en valeur de la variation conduit inévitablement à la distinction entre une polysémie physiologique, avec son rôle facilitateur au niveau communicatif, et une polysémie pathologique, obstacle à la communication (BERTACCINI ET AL. : 2006). Étudier la variation linguistique implique, à son tour, comme le montrent parfaitement les essais de ce volume, la reconnaissance d’une pluralité d’acteurs impliqués dans la communication et donc d’une pluralité de situations discursives. À côté de la terminologie standardisée se fraye un chemin la terminologie ‘en discours’, une terminologie non officielle, comme c’est le cas, par exemple, du « jargon d’entreprise », qui s’avère stratégique dans la communication à l’intérieur de l’univers des entreprises.

Reconnaître l’importance de la variation dans la communication écrite et orale porte inévitablement à reconnaître le rôle de l’expert dans la validation de la terminologie. Son importance accrue le transforme parfois en ‘juge en dernier ressort”, notamment quand la connaissance technique appelle une connaissance de l’intérieur, comme le montrent François Gaudin et Cristina Nicolae avec la notion de « référence ».

Instrument par antonomase de la terminologie, où finissent par se déposer, voire se condenser les résultats de cette recherche, est la fiche terminologique. Cette dernière, à son tour, d’instrument et but de la terminologie, prescriptif et riche en champs qui réunissent les informations principales, se transforme en instrument souple, destiné à une pluralité d’utilisations et donc ouvert à la richesse des unités synonymiques : c’est la reconnaissance de la terminologie variationniste où à un même concept peut correspondre une pluralité de synonymes (les « synsets »). Si la fiche terminologique est à l’origine statique, elle devient ainsi dynamique, à savoir basée sur le profil de l’utilisateur. De simple relevé de faits linguistiques, elle devient instrument proactif.

La variation linguistique, comme l’a bien souligné Humbley dans son allocution d’ouverture de la deuxième journée du colloque de Naples, est véritablement l’élément fédérateur de toutes les tendances, se configurant comme une passerelle entre les savoirs et les savoir-faire, la culture et la société. Les essais ici réunis en sont la preuve.

Rima Baraké (Université libanaise) dans son essai Le terme et ses changements linguistiques : Entre conceptualisation et transformations vulgarisatrices analyse la langue comme fait social dans le contexte du Liban, un pays qui « de par son histoire et sa localisation géographique, est au carrefour des civilisations et des cultures ». Dans cette région, où se côtoient l’arabe écrit ou classique et l’arabe parlé, l’emprunt aux différentes langues des pays qui ont marqué, d’une manière ou d’une autre, son histoire – le français, l’anglais, l’italien, le turc, le russe et le persan – y est un phénomène majeur. L’auteure montre que la différence attestée de conceptualisation entre les différentes langues est influencée également par ce qu’elle dénomme « le sens populaire », comme l’atteste l’analyse des dénominations « lune » et « citron ». Le sens populaire a une action créatrice sur la construction du sens, le sens commun linguistique étant « l’ensemble des éléments communs à tous les inconscients linguistiques de ses locuteurs ». Rima Baraké ajoute que « Si cette corrélation [entre la morphologie de la langue et les comportements et les attitudes culturels] a été mise en cause maintes fois, nous ne pouvons pas ignorer qu’il existe parfois une certaine relation non pas entre le savoir encyclopédique, c’est-à-dire la culture, et la morphologie de la langue, mais plutôt entre le savoir linguistique, c’est-à-dire la langue ou le système linguistique, et les différents changements, dont les changements morphologiques, que subissent les néologismes et les emprunts en vue de leur intégration dans leur nouvelle langue d’adoption ». Le social, conclut l’auteure, est véritablement le lieu de naissance de toute terminologie.

L’article de Rosa Cetro (Università di Brescia et Université Paris-Est) La médecine thermale : une pratique sociale vue à travers les dictionnaires s’attaque à une des notions « parmi les plus contestées de la TGT formulée par Eugen Wüster, notamment par les représentants de l’École de Socioterminologie de Rouen », celle de « domaine », une notion que même Yves Gambier n’a pas manqué de critiquer. L’auteure analyse le traitement lexicographique d’une sélection de termes dans des dictionnaires spécialisés de médecine et des dictionnaires de langue. Si le premier résultat de cette recherche, à savoir que « les dictionnaires de langue répertorient davantage de termes par rapport aux dictionnaires spécialisés de médecine » dépend du choix des termes soumis à l’analyse, la critique à la notion de « domaine » aux contours définis et à la monosémie du terme s’installe dans un débat toujours actuel entre les tenants de l’existence de domaines de spécialité et ceux du continuum entre langue de spécialité et langue générale. L’auteure essaie de donner une explication liée à la spécificité du cas de la médecine thermale : « les termes ne sont pas des unités de contenu fixe confinés à l’intérieur d’un seul domaine et d’un seul type de discours, mais circulent entre des secteurs d’activités différents. Cela peut être plus évident dans le cas de secteurs de la connaissance ayant une identité quelque peu instable ou subissant des évolutions » comme c’est le cas de la médecine thermale. Et de conclure que : « [Les termes] ne possèdent pas de valeur spécialisée a priori, mais l’acquièrent en discours ».

L’essai de François Gaudin et de Cristina Nicolae (Université de Rouen) La référenciation en socioterminologie : réflexions à partir de l’astronomie se penche sur la problématique du lien référentiel, conçu comme interne au signe. Or, les deux auteurs nous montrent, grâce à des exemples empruntés à l'astronomie, que souvent la référenciation nécessite l'établissement d'un consensus à la fois difficile à obtenir et faisant l’objet de révisions, ce consensus se rangeant parmi les experts qui possèdent le rôle sociolinguistique de garants de la référence. L’exemple patent est celui de « planète » au vu de l’évolution des connaissances en astrophysique, notamment depuis la découverte des exo planètes, en 1995, événement qui constitue l’occasion pour les deux auteurs de s’interroger sur les relations entre les changements scientifiques et les définitions des termes. Pour sortir de l’impasse, François Gaudin et Cristina Nicolae proposent de puiser à la fois à la théorie de la référence de Hilary Putnam (« Quand il y a besoin de sortir d’un usage simplement consensuel pour déterminer la norme d’une vérité socialement admise, le locuteur se tourne vers des experts ou leurs productions ») et à celle de la déférence de Gloria Origgi, « ce mouvement par lequel nous utilisons l’expert pour fixer l’extension d’un terme ».

L’essai de Carine Abi Ghanem-Chadarevian (CRTT, Université Lumière – Lyon 2, Division of Arts and Sciences, American University of Dubai) intitulé Socioterminologie et interactions langagières en arabe se penche sur le discours scientifique arabe du domaine du génie génétique et se donne pour objectif de « démontrer que les termes circulent véritablement au sein de plusieurs types de discours et qu'ils sont liés à différentes situations discursives ». Grâce à l’exploration d’un corpus qui se compose de différents types d’écrits, l’auteure constate que « chaque univers sociodiscursif, chaque structure de sociabilité ou dynamique du groupe opte pour un terme donné ou une reformulation de ce terme au besoin ». Comme l’écrit l’auteure, « [e]n général, chaque terme correspond à un « accent », un point, un type d'interaction, une évaluation, une contrainte syntaxique, pragmatique, etc. Les synonymes ne sont presque toujours que des parasynonymes, un mot n'étant pas même synonyme de lui-même en discours ». Au sociolinguiste, conclut l’auteure, la tâche de repérer la corrélation « entre les traits linguistiques et les traits sociologiques puisque le comportement linguistique est généralement lié à un comportement social plus large ».

L’essai de Natacha S.A. Niemants (Università di Bologna et Università di Macerata) Du terme à traduire au terme traduit : moments de négociation dans l’interprétation de dialogue en milieu médical part du postulat, fruit de recherches antérieures découlant d’un corpus d’entretiens cliniques authentiques italien-français, « que la pratique de l’interprétation de dialogue s’éloigne souvent des « normes » de l’étique professionnelle et de la formation universitaire ». Objectif de la présente recherche : « […] montrer que la traduction de la terminologie médicale est loin d’être une question purement linguistique qui n’intéresse que les interprètes, mais s’insère dans un mécanisme de gestion de la compréhension des interlocuteurs qui se rattache à la question plus générale de la vulgarisation scientifique ». Les exemples analysés, celui de « menarca » et celui de « paludisme », montrent que la traduction de la terminologie médicale est le fruit d’un « accomplissement collaboratif, qui s’insère dans l’alternance des tours de parole et qui implique à la fois l’émetteur du terme à traduire, le destinataire du terme traduit et le professionnel bilingue qui coordonne le passage de l’un à l’autre ». Il s’ensuit que les termes finissent par représenter « des moments de négociation entre l’interprète et les deux autres interlocuteurs, la marque d’un phénomène complexe qui se lie à la pratique sociale de l’entretien ».

Mirella Piacentini (Università degli Studi di Padova), dans son article Terminologie et pratiques socio-discursives de la vulgarisation scientifique : le changement climatique, déclare d’emblée les fondements de sa recherche : « Le conflit inhérent aux débats environnementaux dessine la trame du tissu textuel et discursif de la communication scientifique environnementale, ce qui oblige à inscrire l’étude de ces productions discursives scientifiques dans des paradigmes analytiques susceptibles d’assumer l’hétérogénéité textuelle des discours de la science, étant donné l’évidence du caractère pluriel des sciences et la vulnérabilité des savoirs scientifiques ». Comme l’écrit l’auteure, qui fonde ses hypothèses sur un corpus regroupant des textes de nature informative et explicative : « La perte de rigueur scientifique que présente d’habitude le terme dans les textes de vulgarisation se déclare dans la variété des paradigmes désignationnels repérables dans des discours qui partagent un but pédagogique. Si ces variations paradigmatiques représentent des façons différentes de renvoyer à des référents extralinguistiques apparemment semblables, l’espace discursif de ces variations remplit une fonction pragmatique qui oriente la transmission du savoir ». L’auteure souligne également le fait que l’éclatement des voix de la science traduit ce qu’elle appelle « l’emballement polyphonique inhérent au caractère pluriel et dialogique des sciences », une dimension mettant en exergue également la richesse des acteurs impliqués dans la communication scientifique. En guise de conclusion, l’auteure affirme à bon droit que l’analyse de la communication en matière environnementale « ratifie la contiguïté des discours des sciences ».

Chiara Preite (Università di Modena), dans son essai La vulgarisation des termes juridiques et la construction d’un savoir (« que » faire) chez le grand public se penche sur la problématique de la construction d’un savoir faire qui signifie savoir quel comportement adopter face au Droit. Les différentes stratégies de reformulation qui composent la soi-disant « escorte métalinguistique », dont la paraphrase, mises en place par le rédacteur des fiches pratiques pour le compte du Ministère de la Justice et des Libertés et s’adressant au lectorat français participent en effet de la construction de ce que l’auteure dénomme un « savoir ‘que’ faire » : « Ces documents illustrent des questions juridiques utiles pour le citoyen « profane » et offrent des instructions pratiques destinées à en faciliter les démarches lorsqu’il se trouverait dans l’exigence de faire valoir ses droits. En ce sens, ces fiches ne se limitent pas à vulgariser un savoir disciplinaire théorique, mais transmettent – par le biais de la présentation des termes que l’on est censés rencontrer – un savoir « que » faire, soit un savoir pratique sur ce qu’il convient de faire et quel comportement adopter en cas de contact avec la justice ». Le lecteur, grâce à la réécriture du discours juridique qui greffe « les termes aptes à la dénomination de concepts et institutions spécialisés, inconnus auparavant, sur un noyau de connaissances culturelles et linguistiques préalables ou présentées en même temps », est finalement conduit à s’approprier le discours juridique et à savoir l’utiliser à bon escient, en cas de nécessité.

L’essai de Stefano Vicari (Università di Genova) Reformuler les termes dans les forums en ligne : le cas des énergies renouvelables se penche sur les différentes stratégies de reformulation paraphrastique autour de la terminologie des énergies renouvelables dans un corpus de 1000 commentaires métalinguistiques écrits issus de forums en ligne italiens et français où se côtoient spécialistes et non spécialistes. L’objectif est de montrer non seulement l’importance revêtue par la dimension métalinguistique, mais aussi que le paradigme du « troisième homme » n’est plus suffisant pour expliquer les enjeux de la circulation des termes dans ce genre de discours terminologique plurilogal et profane, comme le montre d’ailleurs sa nature ambiguë « qui se situe entre discours de vulgarisation, de divulgation et discours technique […] ». L’auteur, se servant d’exemples choisis tirés de son corpus, nous montre l’importance des autoreformulations et des hétéroreformulations dans la création d’un éthos expert. Si les autoreformulations ont une double fonction, en premier lieu une fonction argumentative et en deuxième lieu celle d’obéir « à la nécessité de préciser et/ou de rappeler l’objet de discours et permettent aux scripteurs d’insister sur les aspects des termes qui les intéressent », de leur côté, les hétéroreformulations, moins nombreuses dans le corpus, « remplissent néanmoins de nombreuses fonctions (didactique, argumentative, rappeler et/ou préciser l’objet de discours en reformulant l’aspect qui intéresse le scripteur, etc.) qui peuvent aussi se cumuler dans les séquences de reformulation […] ».

En guise de conclusion, il nous semble important de souligner encore une fois la richesse des analyses proposées et la pertinence des approches suivies dans les différents essais qui composent ce volume. Un ouvrage qui montre avec des arguments solides, fondés sur l’exploration systématique de corpus, que si la variation linguistique révèle l’origine éminemment sociale des termes, ces derniers en sont le produit par antonomase.

Références Bibliographiques

BEDON, Caterina, « Terminologia descrittiva e normativa a confronto. Un esempio : l’occhiale », DI FIDIO, Daniela (éds) La formazione in terminologia, numero monografico di Mediazioni, 2006, en ligne, [URL : http://www.mediazioni.sitlec.unibo.it/index.php/no3-anno2007.html consulté le 9 novembre 2015].
BERTACCINI, Franco, PRANDI, Michele, SINTUZZI Samantha, TOGNI Silvia, « Tra lessico naturale e lessici di specialità: la sinonimia », Studi linguistici in onore di Roberto Gusmani, Alessandria, Edizioni dell'Orso, 2006.
CABRÉ CASTELLVI, Maria Teresa, Theories of terminology. Their description, prescription and explanation, «Terminology» 9, n. 2, 2013, p. 163-200.
HÉDIARD, Marie, « L’analyse guidée sur corpus : une approche “décloisonnante” pour accéder au sens », in BELLATI, Giovanna et al. (éds) Un paysage choisi, Mélanges de linguistique française offerts à Leo Schena, Torino, L’Harmattan Italia, 2007, p. 225-238.
TEMMERMAN, Rita, Towards new ways of terminology description: the sociocognitive approach, Amsterdam/Philadelphia, John Benjamins, 2000.
TEMMERMAN, Rita, « Questioning the univocity ideal. The difference between socio-cognitive Terminology and traditional Terminology », Hermes, Journal of Linguistics, n.18, 1997, en ligne, [URL : http://download2.hermes.asb.dk/archive/FreeH/H18_04.pdf consulté le 9 novembre 2015].
VAN CAMPENHOUDT, Marc, « Que nous reste-t-il d’Eugen Wuster ? ». Intervention dans le cadre du colloque international Eugen Wüster et la terminologie de l’École de Vienne, Université de Paris 7, 3 et 4 février 2006, en ligne, [URL : http://www.termisti.org/wuster.pdf consulté le 9 novembre 2015].

Per citare questo articolo:

Danio MALDUSSI, Le terme : un produit social ?, Repères DoRiF n.10 - Le terme : un produit social ? , DoRiF Università, Roma avril 2016, http://www.dorif.it/ezine/ezine_articles.php?id=310

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