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Philippe BECK

Elle toujourne

	 
  

À Jacqueline

	 
  

Elle toujourne, et traduit la longueur

du temps passant outre les enfers

neufs (avec producteurs), paradisant

encore et encore les sillons lus

et ceux qu’elle inscrit dans la terre

plusieurs.

Elle toujourne au Pré-paradis

des beautés laissées maintenant,

sur la terre qu’elle sillonne

avec patience, délicatesse

et science des justesses transportées.

Elle regarde les livres qu’elle fait,

et ceux des opérateurs dehors, aimés,

comme on regarde par la fenêtre

de Rome une arcade de maître

non signée. Elle signe et reconstitue

les signatures dans les sillons

qui portent son nom.

Et je salue son nom, ses traces longues,

en vue de Réden. Dans le rouge.

Elle a danté, et re-poétiqué,

Jacqueline Risset.

Et peut dire un ciel bleu, futuré.

Per citare questo articolo:

Philippe BECK, Elle toujourne, Repères DoRiF Les voix/voies de la traduction - volet n.1 - coordonné par Laura Santone - octobre 2015, DoRiF Università, Roma octobre 2015, http://www.dorif.it/ezine/ezine_articles.php?id=267

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