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Marie-Christine JULLION

Il discorso sulla contraffazione nell’età della riproducibilità : un approccio multidisciplinare

13-14 octobre 2011
Università degli Studi di Milano

Organisé par: Marie-Christine Jullion.

Les 13 et 14 octobre 2011, le Dipartimento di Lingue e Culture contemporanee (aujourd’hui Dipartimento diScienze della Mediazione linguistica e di Studi interculturali), en collaboration avec l’association Do.Ri.FUniversité. et l’Istituto Confucio de l’Università degli Studi de Milan, a organisé au Polo di Mediazione de Sesto S. Giovanni, un colloque international consacré au thème de la contrefaçon à l’époque de la reproductivité ( Il discorso sulla contraffazione nell’età della riproducibilità: un approccio multidisciplinare) Ces deux journées ont été le résultat d’un projet de recherche “PUR” sur les retombées de la contrfaçon dans un monde plurilingue et multiculturel, projet financé par l’Università degli Studi di Milano sous la direction de Marie-Christine Jullion.

Le colloque a été ouvert par une conférence de Samir Marzouki, professeur de Littérature française à l’Université Manouba de Tunis, qui est intervenu en qualité de membre du ministère de l’enseignement supérieur du Gouvernement provisoire tunisien après la chute de Ben Ali : c’est en effet aux discours publics portant sur la « Révolution des jasmins » que Marzouki a consacré son intervention intitulée L'ère de la contrefaçon mondialisée ou la gueule de bois universelle, juste une semaine avant les élections qui ont vu la victoire du Parti islamiste Ennahda.

Conformément à la nature pluridisciplinaire des cours de Mediazione linguistica e culturale et de Lingue e culture per la comunicazione e la cooperazione internazionale, dont le Polo de Sesto S. Giovanni représente le siège historique, les intervenants au Colloque ont été regroupés en trois grandes sections. Dans la première section, l’analyse linguistique du phénomène de la contrefaçon s’accompagnait de réflexions de nature juridique: une première partie, Contraffazione, lingua e diritti, présentait des réflexions de nature générale avec les interventions de Stefania Cavagnoli (Testi giuridici e traduzione: lo spazio linguistico come possibilità, vaghezza, errori e rimedi), Carlo Filippini (Riproducibilità e proprietà intellettuale: alcuni commenti sugli aspetti economici)e Pier Filippo Giuggioli (Contraffazione e riproducibilità : alcuni profili normativi), alors que la deuxième partie, La normativa sulla proprietà intellettuale nella Federazione Russa: problemi giuridici e linguistici, regroupait trois interventions consacrées au problème spécifique de la contrefaçon en Russie : Caterina Filippini (La disciplina sulla proprietà intellettuale nella transizione russa),Paola Cotta Ramusino (Definire, normare, sanzionare: risorse linguistiche della legislazione russa sulla proprietà intellettuale) et Liana Goletiani (Problemi di interpretazione della legge russa sulla proprietà intellettuale: scelte linguistiche infelici?).

La deuxième section, Contraffazione e società, la moins développée, était en revanche consacrée à une analyse sociologique de la contrefaçon, avec les interventions de Romeo Orlandi (Il miracolo cinese e l'ombra del falso) et de Mario De Benedittis (Fatto-contro chi? Autenticità, fiducia e rischio).

La troisième section, la plus riche du Colloque, était enfin consacrée aux approches linguistiques du phénomène de la contrefaçon : après trois interventions portant sur Cina e Giappone: la lingua contraffatta – Clara Bulfoni (Traduzione e interpretazione dei neologismi della lingua cinese: lingua contraffatta o male interpretata ?), Tiziana Carpi (Alterazioni nell'uso di risorse multimediali per l'apprendimento di una lingua straniera: un problema condiviso) e Simone Dalla Chiesa (Paper driver. L'invenzione dell'inglese in Giappone), la fin de la matinée et le début de l’après-midi ont été consacrés à une réflexion sur Contraffazione e discorso, avec les interventions de deux anglistes– Giuliana Garzone (La divulgazione scientifica come contraffazione) et Paola Catenaccio (La preformulazione nel comunicato stampa e la liceità del plagio ) – et de trois spécialistes de la langue française – Afifa Marzouki (La contrefaçon linguistique comme procédé littéraire au service de la vision satirique : l'écriture métissée du romancier tuniso-suisse Rafik Ben Salah), Antonella Leoncini Bartoli (La contrefaçon dans les différentes versions linguistiques d'un corpus de documents juridiques de l'Union européenne: considérations sur la traduction) e Alberto Bramati (Jouer sur les mots. "Dignité" et "conscience" dans le débat italien sur le testament de fin de vie).

Le colloque s’est terminé par une intéressante table ronde sur Etica e contraffazione avec la participation de Carlo Filippini, Marie-Christine Jullion, Alessandra Lavagnino, Romeo Orlandi et Samir Marzouki.

Ce colloque a montré encore une fois l’importance primordiale d’une approche pluridisciplinaire et plurilingue pour une appréhension correcte de tous les aspects de la société contemporaine, en ouvrant ainsi la voie aux activités de recherche du nouveau Dipartimento di Scienze della Mediazione e di Studi interculturali.

Les actes du colloque seront réunis dans un volume qui devrait paraître fin 2013 chez l’éditeur FrancoAngeli.

Per citare questo articolo:

Marie-Christine JULLION, Il discorso sulla contraffazione nell’età della riproducibilità : un approccio multidisciplinare, Repères DoRiF n.3 - Projets de recherche sur le multi/plurilinguisme et alentours... - septembre 2013, DoRiF Università, Roma septembre 2013, http://www.dorif.it/ezine/ezine_articles.php?id=117

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