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Giovanni AGRESTI

Documenter et diffuser la mémoire orale de la montagne européenne de langue romane: le projet 'Réseau Tramontana'

Giovanni Agresti1
Università di Teramo et Associazione LEM-Italia

Abstract

The European project Tramontana is a sound and video archive network of Romance language mountain areas. The project is funded by the Culture 2007-2013 program and has a first phase with the participation of organizations from Portugal, France and Italy, experts in various fields, ethnomusicology, soundscapes, visual anthropology, ethno-linguistic and ethno-choreology.
The final outcome of the Tramontana project will consist in hundreds of sound and video recordings on different aspects of the territories’ local memory and in the conception and sharing of a body of methodological documentation and best practices in the areas of media archival, sound and video recording techinques etc.

Riassunto

L’articolo si focalizza sull’esperienza di un progetto europeo Cultura 2007-2013 per il biennio 2012-2013 intitolato Réseau Tramontana.
Il progetto federa 7 associazioni che fanno ricerca sul campo (collectage): 3 francesi, 3 italiane (tra cui LEM-Italia) e 1 portoghese. Obiettivo del progetto è la realizzazione di oltre 800 videointerviste a informatori anziani delle aree di montagna di lingua romanza (Pirenei, dorsale appenninica, zone montuose dell'entroterra di Porto) per costruire dei corpora digitali e relativi archivi della memoria della montagna. Nell'ambito linguistico il progetto accorda particolare importanza alla "toponomastica narrativa", ai lessici di specialità (del mondo rurale), all’aspetto sociolinguistico (lien à la langue, rappresentazioni linguistiche). Grazie all'apporto delle altre associazioni, la ricerca presenta un taglio interdisciplinare (coinvolgendo soprattutto l’antropologia, l’etnomusicologia, la dialettologia). L'obiettivo teorico di fondo è mostrare continuità e discontinuità linguistico-culturali nell'ambito dell'area romanza di montagna, particolarmente conservativa.

	  
  

Synthèse du Projet

L’hypothèse de départ du projet Tramontana2 est qu'il existerait d’importantes lignes de continuité constitutives du paysage culturel européen – lignes qui doivent faire l’objet d’études pluridisciplinaires pour que l’on puisse souligner les particularités aussi bien que les constantes observées.

Voici d’emblée la mission de notre projet, le réseau des partenaires impliqués pour la période allant du 1er mai 2012 au 31 décembre 2013 ainsi que les résultats attendus :

Titre du projet « Réseau Tramontana »

Sous titre « Méthodologie de la collecte dynamique de matériaux culturels auprès des habitants de zones de montagne de langue romane, et modes de restitution des résultats »

Partenaires 

Italie

  • Association Bambun, réalise des enquêtes anthropologiques et publie (Abruzzes) ;
  • Association La Leggera, mène des enquêtes de terrain (musique, danse), anime des ateliers de restitution et d’exploitation artistique (Toscane) ;
  • Association Langues d’Europe et de la Méditérranée-Italia (LEM-Italia), soutient de la recherche en sociolinguistique, organise des colloques de linguistique, publie (Abruzzes et Italie).

Portugal

  • Association Binaural, mène des enquêtes sonores de terrain et restitutions publiques (zones de montagne).

France

  • Association Eth Ostau comengés, mène des enquêtes ethnologiques et réalise des documentaires vidéo (département de la Haute-Garonne) ;
  • Association Numériculture-Gascogne, mène des enquêtes linguistiques et ethnologiques (département du Gers et des Pyrénées-Atlantiques), publie ;
  • Association Nosauts de Bigòrra, mène des enquêtes linguistiques et ethnographiques, produit des documentaire DVD (Hautes-Pyrénées) et publie (coordinateur)3.

Résultats attendus

  • Nombre de partenaires : 7
  • Nombre de partenaires associés : 50
  • Nombre de jours de rencontres des partenaires : 30 jours (4 semaines correspondant en gros aux dates des forums internationaux réunissant les partenaires et restituant leur travail à un public élargi)
  • Nombre de personnes présentes dans les forums : 2000
  • Nombre d’actions de formation : 42 (3 personnes par structure x 2 jours)
  • Nombre d’enquêtes réalisées : 790 (au moins)
  • 790 enquêtes archivées et numérisées (au moins)
  • Nombre d’actions de diffusion et communication :
    a) 3 forums et 1 séminaire bilan
    b) 20 articles de presse
    c) au moins 3 articles scientifiques
    d) 5 émissions radio et télévision
    e) 200 extraits d’enquêtes mis en ligne
    f) 1 fascicule méthodologique écrit et imprimé
  • Renforcement des connaissances des collecteurs
  • Meilleure connaissance des territoires et des habitants

1. Une tension entre identité et uniformisation

Le travail systématique de recherche et de comparaison qui est porté par le projet Tramontana a de quoi déboucher sur ce que l’on pourrait appeler l’identité culturelle européenne – ou du moins sur une contribution significative à le définition de celle-ci. L’existence et la nature d’une telle identité est un sujet constamment mis en question en raison, d’une part, des flux migratoires, de la mondialisation croissante de l’économie, des idées et des mœurs ; et, d’autre part, des efforts plus ou moins organisés des communautés, des collectivités locales ainsi que de l’État de redécouvrir, de conserver voire de promouvoir les traits saillants, uniques de leurs propres territoires. Il est par là légitime de dire qu’en Europe il y a à présent une tension tout à fait considérable entre identité et uniformisation.

Malgré ces tendances générales, il est des zones de notre Continent qui conservent de manière naturelle – et non volontariste ou artificielle – des liens ancestraux avec une culture authentique : ce sontles zones rurales de montagne. La montagne est de toute évidence – et dès son paysage – un espace difficile, un espace de survie, de nécessité, de communauté, de culture. Au bout du compte, c’est un espace de civilisation.

2. La montagne, espace de civilisation

Si la configuration morphologique de la montagne a représenté dans le passé un véritable rempart contre des menaces diverses, elle fonctionne aujourd'hui en « stabilisateur » culturel face aux changements de plus en plus rapides du monde contemporain. En ce sens, la mémoire ancestrale est encore très présente dans ces territoires, de sorte que nous pouvons considérer que sa documentation est une nécessité absolue : non seulement en raison du risque d’extinction qu’elle court, mais également, et surtout, en raison de la valeur de « différenciation » qu’elle peut véhiculer dans un monde de plus en plus globalisé.

Là, il faut faire très attention. Si l’intérêt croissant à l’égard des zones de montagne est essentiellement motivé par deux instances principales : le contact avec la nature et le contact avec la mémoire, ce second aspect est souvent développé dans le sens de la reconstruction d’un passé idéalisé et dans une certaine mesure superficiel fait de gastronomie, d’artisanat, de musique, etc. Cette reconstruction est dans la plupart des cas éloignée de ce qu’était et est vraiment la réalité profonde de ces zones rurales. Il est par là nécessaire de prendre en compte d’autres aspects de la recherche afin de densifier et préciser la connaissance des territoires pour, à partir de cette connaissance, déclencher de nouvelles dynamiques et générer des facteurs de reconnaissance chez un public diversifié.

Le projet Tramontana rassemble sept associations qui travaillent depuis plusieurs années sur le terrain en lien étroit avec les communautés habitant dans des territoires ruraux et/ou urbains. Les activités de ces sept associations sont diverses. Chacune revêt des spécificités qu’il est intéressant de partager : pratique de la documentation audio-visuelle (Bambun, Nosauts, Numériculture), compétences fines dans différents domaines scientifiques comme l'anthropologie (Bambun), l'ethnologie (Eth Ostau Comengés), l’ethnomusicologie (La leggera), l’ethnochoréologie (Bambun et La leggera), la sociolinguistique (LEM-Italia), les paysages sonores (Binaural), la microtoponymie (Nosauts de Bigòrra), la valorisation de l’histoire locale (Numériculture). Il est évident que ce projet ne représente qu’une première étape nécessaire en vue d’un élargissement ultérieur des partenariats avec d’autres organisations, d’autres régions et pays ainsi que la création d’un réseau étendu et multidisciplinaire d’archives de mémoire culturelle des montagnes d’Europe de langue romane.

Notre but ultime est de préserver la mémoire du paysage et des communauté touchées par ce projet et d’utiliser les matériaux collectés comme outil pour l’éducation, la valorisation du sujet et le développement de ces territoires de montagne, frappés depuis désormais des décennies par un processus inquiétant de dépeuplement et de pulvérisation culturelle. Le nom que nous avons donné au projet n’y est pas pour rien : Tramontana renvoie d’une part au vent froid et turbulent du Nord qui balaie la plupart des montagnes touchées par nos collectes, et de l’autre à la nature de repère, d’étoile polaire représenté par ce même Nord. En outre, ce nom évoque ici les difficiles modes de vie des communautés de montagne tout en soulignant la matrice linguistique commune du projet.

2.1 Collecter et diffuser les matériaux culturels des communautés de montagne de langue romane

Au sein des équipes travaillant à Tramontana, nous faisons chaque jour la preuve que la récupération de la mémoire peut enrichir le sens de notre être, ici et maintenant. Cette action est aujourd’hui facilitée par les récents développements technologiques, en particulier dans les domaines de la technologie de capture audio et vidéo, l’internet en général et les réseaux sociaux en particulier, et est motivée par le sentiment diffus que la vie de plus en plus hyper-contemporaine, multiethnique et globalisée d’aujourd’hui, est déracinée par rapport aux valeurs et savoirs fondateurs d’une nation, d’une région et même d’une famille.

L’une des clés de la connaissance d’une région est son patrimoine immatériel. Dans cette perspective, le projet Tramontana vise à collecter, numériser, organiser et – nous soulignons tout particulièrement ce dernier aspect, car il est souvent négligé dans des entreprises culturelles semblables – diffuser une partie importante du patrimoine des régions de montagne de langue romane . Les archives qui en résulteront seront donc constituées par un collectage systématique de témoignages sonores, vidéos, photographiques et textuels portant sur le patrimoine immatériel de ces territoires et conçus comme des lieux tout à fait vivants (Agresti et Spitilli, sous presse). Ces matériaux seront soigneusement sélectionnés et classés selon des critères techniques qui permettront l’accès à des chercheurs ainsi qu’à des acteurs de la promotion de ces territoires et surtout aux populations concernées par ces enquêtes, les jeunes notamment.

Ce réseau d’archives décentralisées devra être en mesure de retenir les aspects de l’imaginaire et les valeurs autochtones tout en diffusant une série d’informations géographiques, historiques, anthropologiques et culturelles qui pourront être étudiées et diffusées directement ou indirectement. Ce réseau sera développé à partir d’une étude comparée des méthodes de stockage de l’audio-visuel suivies par les différents partenaires du projet, à la lumière des derniers open standards pour le catalogage et la numérisation des contenus audiovisuels.

La documentation et la préservation du patrimoine immatériel nous permettront de laisser aux générations futures une foule de renseignements sur nos réalités passées et présentes. Le réseau d’archives aura à répondre aux attentes et aux besoins actuels et futurs de ses utilisateurs et à correspondre avec la structure du contenu des archives elles-mêmes, ses formes d’accès et de protection.

Concrètement, le réseau des archives et toutes les activités à ce réseau liées devront engendrer un processus vertueux de promotion de nouveaux aspects de l’identité et du patrimoine, fonctionnant en levier de nombreuses activités, actions et projets qui, au bout de quelques années, pourront concourir à une réhabilitation plus complète et plus riche des régions concernées.

3. Aspects particuliers du Projet

Allons voir maintenant de plus près les différentes articulations du Projet afin de mieux éclaircir notre démarche. Celle-ci vise à aborder et étudier de manière innovante un certain nombre de questions que nous estimons tout particulièrement urgentes. Ces questions justifient d’une part l’existence même de Tramontana, et laissent de l’autre pressentir son potentiel d’expansion.

3.1 La définition d’une méthode pluridisciplinaire de constitution d’archives de matériaux culturels

Les sept associations développent toutes des projets de collecte de matériaux culturels dans les zones rurales et/ou urbaines, à travers différents champs d'activités : collecte d’éléments culturels anthropologiques, éléments du patrimoine musical et de la danse, sons du paysage rural, langues et dialectes. Cette diversité qui se reflète dans le projet Tramontana constitue sans aucun doute sa richesse et son caractère novateur. Cette diversité provoquera la mise au point de modèles et de méthodes spécifiques en raison du fait que seront enregistrés, catalogués et / ou numérisés des documents culturels d’origine diverse.

3.2 La recherche de structures pouvant être intéressés par le réseau Tramontana

Bien que le nombre de partenaires dans ce projet soit déjà important (sept), nous sommes convaincus que l’intégration ultérieure dans le projet d’autres partenaires donnera une plus grande richesse et encore plus de cohérence au projet. En ce sens, l’une des activités développées dans cette première phase est la recherche et la prise de contact avec d’autres équipes de spécialistes travaillant sur les aspects de la collecte de la mémoire, afin de négocier et de coordonner avec elles de nouvelles formes de collaboration.

3.3 La formation

L’ensemble des partenaires connaissent de grandes difficultés à recruter des collecteurs. Ce métier est mal connu et il n’existe aucune formation spécifique : les (rares) étudiants qui « font » du terrain n’en font que très peu et uniquement dans le but de servir leurs propres cheminements universitaires. Nous souhaitons participer au développement de ce métier par notre action. Nous repérerons un groupe cible et consacrerons deux jours de formation ou d’adaptation au poste à chacune de ces personnes.

3.4 La validation des méthodes de stockage numérique

Ces dernières années, on a assisté à un développement considérable des technologies dans le domaine de la capture et de l’édition audiovisuelle pour la préservation et l’organisation d’archives numériques. Cela contribue à faire de l'existence d’une documentation systématique et novatrice un enjeu stratégique. Celle-ci ne sera pas que l’héritière de travaux antérieurs, mais constituera une occasion d'expérimentation de nouvelles méthodes et approches. L’analyse comparative et critique des différentes méthodes de stockage sera donc l'un des points abordés au cours de ce projet.

3.5 Le croisement des recherches culturelles entre les différentes régions concernées par le Projet

À partir du constat qu’il existe dans ces territoires de profondes influences mutuelles, quelques-unes très anciennes, d’autres plus récentes, dans les domaines linguistique, anthropologique, ethnomusicologique et ethnochoréologique (rapports qui n’ont pas fait jusque là l’objet de véritables études systématiques) nous effectuerons une série de recherches croisées, et par l'analyse de la documentation audiovisuelle produite par les différents partenaires, et par la réalisation de visites de terrain en profitant des différentes réunions et forums qui seront organisés au cours du projet.

3.6 La définition de stratégies pour l’interaction avec les communautés documentées

Un certain nombre de stratégies seront mises en œuvre afin de maximiser la relation avec la communauté : le niveau de travail sur le terrain, les types de recherches, l’implication de la communauté dans le choix des sujets et des personnes à contacter, la gestion des conflits potentiels, l'utilisation de la documentation au bénéfice de la communauté, etc.

3.7 La diffusion

Le corpus documentaire produit doit nécessairement être vivant et diffusé aussi largement que possible par différents moyens, y compris en ligne. Le principe général à suivre sera l’organisation d’un forum ouvert au public dans chaque pays concerné.

3.8 Élaboration de certains outils pédagogiques à partir des matériaux culturels collectés

En plus de la diffusion en ligne des documents collectés par le réseau des archives, le projet visera la construction d’outils pédagogiques de sorte que les écoles et les organismes dédiés à l'éducation puissent diffuser la connaissance des aspects de la mémoire locale à travers les méthodologies du réseau Tramontana (clip vidéo, expositions, etc).

4. Les actions du projet

Le projet TRAMONTANA durera 20 mois, entre mai 2012 et décembre 2013, une période qui est considérée comme appropriée pour les différentes étapes de la recherche et de la diffusion du projet. Il sera développé à partir d’une étude comparée des méthodes d’enquête de terrain, de stockage de l’audio-visuel actuellement adoptées par les différents partenaires du projet, à la lumière des derniers standards utilisés pour le catalogage et la numérisation des contenus audiovisuels, de diffusion. La nécessaire coopération des acteurs aura lieu de deux manières : par des rencontres dans les pays concernés ; des échanges par visioconférences, mail, skype, etc.

4.1 Gestion administrative du projet

Date de début et de fin : 1er mai 2012 – 31 décembre 2013 (20 mois).

Partenaire principal : Nosauts de Bigorre, FR.

Partenaires : Tous les partenaires.

Ressources humaines: L'équipe administrative de Nosauts de Bigorra (coordination) et les équipes administratives des autres partenaires.

Activités: Définition de l’équipe de projet, rédaction d’une charte des bonnes pratiques, coordination, suivi organisationnel et financier et évaluation des résultats pour s'assurer que le projet est construit et mené selon les règles du programme Culture, bilan.

4.2 Création d’un réseau d’acteurs et mise en place d’une méthodologie commune par l’interaction

Date de début et de fin : 1er mai 2012 – 30 novembre 2013 (19 mois).

Partenaires : Tous les partenaires.

Ressources humaines : Toutes les équipes des partenaires ayant une expérience dans divers

domaines techniques et scientifiques liés au réseau de collecte.

Activité: Recherche méthodologique.

4.2.1. Aspects humains. Méthodologies pour le travail de terrain

Chacun des domaines scientifiques et techniques impliquées dans le projet (choréologie, anthropologie, musicologie, linguistique et acoustique) a ses propres méthodes de recherche sur le terrain. Les différents partenaires sont spécialisés dans l’un au moins de ces domaines. Tous apporteront leur contribution à l’élaboration de la méthodologie.Des visites sur le terrain auprès des habitants seront organisées par les associations recevant pour leur forum respectif4. La façon d’organiser les phases de travail sur le terrain sera abordée pour une meilleure efficacité dans le collectage des documents. Seront examinés les différents aspects liés aux questionnaires de collectage de type anthropologique, musicologique et linguistique, les différentes façons de se rapprocher de la communauté, le rôle des intermédiaires locaux, la constitution de réseaux, etc.

4.2.2. Aspects techniques. Méthodes d’acquisition et de montage sonore ; stratégies de catalogage

Considérant que le réseau d’archives Tramontana comprend des organisations spécialisées dans les paysages sonores, seront partagées des méthodologies et des outils pour capturer le son dans des situations diverses (sons du paysage, sons du travail humain, sons des dynamiques sociales, etc.), afin d’introduire d’autres niveaux de perception concernant les contextes ruraux de montagne. On abordera les techniques de montage sonore ainsi que l’utilisation de filtres pour corriger les parasitages et d’autres problèmes dans les documents originaux etc. Méthodes de capture et d’édition vidéo: on abordera les types de prise de vue, le balancement des blancs, les types de lentilles, l’éclairage, les programmes de montage vidéo, les filtres de couleur, le titrage et le sous-titrage etc. Stratégies pour l’organisation et le catalogage des matériaux culturels : l’information primaire et secondaire, la structure des métadonnées pour les archives de différents types de contenu et de média (audio, vidéo, photos, textes), les systèmes de codage de l’information unique et univoque. Stratégies de stockage : les équipements et les processus nécessaires pour conserver la documentation dans des conditions optimales, pour donner accès aux fichiers et pour minimiser le risque de perte de données logiques et physiques.

4.2.3. Aspects juridiques

Gestion des droits d’image, du droit d’auteur et de la propriété intellectuelle : le réseau Tramontana sera vigilant quant à l’obtention de l’autorisation d’utilisation des droits de la voix et de l’image, les droits d’auteur et les droits de propriété intellectuelle relatifs à tous les contenus. Il est par là indispensable de partager l’ensemble des processus de documentation, de résolution des droits inhérents, afin de protéger juridiquement les partenaires de toute réclamation ou de tout litige.

Coopération : Cette recherche méthodologique sera menée à bien par le partage formel et informel d’informations techniques, d’articles scientifiques et à travers une série de séminaires (au moins une semaine dans chacun des pays) animés par les partenaires ayant une solide expérience dans chacun des domaines suivants. Un cycle de rencontres de l’ensemble des équipes est prévu. Après la rencontre déjà effectuée en août 2011 à Arsita (Italie) nous prévoyons quatre autres séjours d’une semaine durant cette action. Entre les rencontres les équipes travailleront à distance et communiqueront via les outils internet. Ces rencontres seront organisées par les associations du pays d’accueil5. Elles contiendront des moments de travail de terrain avec l’équipe qui accueillera, des moments de cours magistraux par des spécialistes confirmés, des sessions de formation pour les collecteurs des différentes équipes afin d’harmoniser et faire évoluer les pratiques, adapter nos formations. Un forum sera proposé lors de chaque rencontre ; Ces forums seront des moments privilégiés pour l’échange entre associations mais proposeront aussi des moments ouverts de rencontres avec les habitants, les médias, les scientifiques, les jeunes, etc. Des animations seront prévues, nous nous rapprocherons des artistes dont le répertoire est en partie issu ou inspiré des patrimoines immatériels des différentes zones de travail. Ces forums seront également des temps choisis pour la communication de l’avancée du projet auprès des médias (v. infra, § 4.4.2).

À l’issue de ce cycle de travail une méthodologie commune sera élaborée. Nous recenserons puis validerons les bonnes pratiques dans les divers domaines de recherche.

Nous prendrons par ailleurs contact, voire inviterons, les organismes travaillant avec les communautés locales dans les domaines de la documentation audiovisuelle de matériaux culturels ; nous pourrons leur proposer d'intégrer le réseau Tramontana (également dans la perspective de nouveaux projets à partir de 2014).

4.3 Collecte des matériaux culturels

Date de début et de fin : 1er mai 2012 – 30 novembre 2013 (19 mois)

Partenaires : Tous les partenaires.

Ressources humaines : Les équipes de terrain des différents partenaires.

Activités : Le processus de collectage de matériaux culturels constitue le cœur du projet. Après recrutement et adaptation au poste du personnel, achats ou location de matériels adéquats, les collectes seront réalisées principalement dans les zones de montagne impliquées dans le projet, d’accord avec les acteurs locaux. On réalisera une série d’enquêtes-interviews avec des témoins d’âges divers (mais en fait surtout avec les gens les plus âgés) porteurs de la culture locale. Ces entretiens produiront des documents audiovisuels contenant à la fois des morceaux de narration libre et des documents oraux davantage formalisés. Ces enquêtes seront ensuite sauvegardées et traitées : catalogage, découpage d’extraits pour diffusion.

Afin d’organiser une matière aussi vaste, nous nous sommes donné quelques thèmes majeurs, qui peuvent être considérés comme autant de pistes pour l’organisation de l’enquête, mais qui sont de toute évidence destinés à être amendés et repensés en permanence en raison des avancées des collectes et des centres d’intérêts surgissant au cours de celles-ci :

tramontana agresti

Coopération : Une rencontre d’une semaine est prévue en mars 2013 afin d’ajuster nos pratiques et de mettre en commun les premiers résultats afin de dégager des pistes de travail (une semaine à Porto). Nous poursuivrons nos échanges par les outils de la communication.

Objectif quantifié : nombre de collecte à réaliser 790, dont : Bambun 80, LEM-Italia 80, La Leggera 130, Binaural 160, Eth Ostau Comengés 80, Numériculture 130, Nosauts de Bigòrra 130.

4.4 Coopération et mise en commun des matériaux culturels, étude et diffusion

Date de début et de fin: 1er mai 2012 – 31 décembre 2013 (20 mois).

Partenaires: Tous les partenaires.

Ressources humaines : coordinateurs et équipes techniques de chaque partenaire ; chargés de communication.

Cette phase est constituée par l’analyse approfondie et partagée des matériaux culturels numérisés, afin de développer une série d’articles et diffuser les résultats de nos collaborations.

Parmi les questions à aborder dans ce projet : le travail sur les minorités linguistiques de langue romane ; la motivation de l’apprentissage d’autres langues romanes chez les acteurs culturels impliqués dans le projet ; la réalisation d’un tableau comparatif de l’évolution des répertoires des différentes communautés linguistiques ; la réalisation et l’étude de corpus de toponymie narrative ; la création de cartes sonores et des communautés des territoires impliqués ; la comparaison des fonctions individuelles et sociales des langages gestuels et sonores plus ou moins formalisés dans la danse et la musique des différentes cultures traditionnelles ; la comparaison des éléments et des significations symboliques associés à des événements sociaux de nature religieuse ou plus largement rituelle.

Le réseau d’archives Tramontana, pour être efficace, doit pouvoir diffuser ses résultats de manière structurée et systématique, en utilisant des outils différents selon les destinataires, le type de diffusion et les préférences de chaque partenaire du projet. Nous décrivons ci-dessous les principales activités à entreprendre dans ce sens :

4.4.1. Développement d’un protocole d’édition web

Il est essentiel de développer un protocole d’édition web afin de publier certains matériaux culturels (200 extraits d’enquêtes) et les articles scientifiques que nous rédigerons (3 au minimum).La navigation se fera sans doute grâce à une structure arborescente, où chaque section aura sa propre structure dépendant de contenus spécifiques. La recherche d’informations audiovisuelles et autres sera faite à travers le moteur de recherche le plus utilisé (Google Search Appliance) auquel on pourra ajouter d’autres fonctionnalités de recherche avancée liée aux métadonnées préalablement entrées dans les archives.

4.4.2. Les Forums : des stratégies de valorisation et de communication directes

L’équipe de gestion du projet Tramontana développera une stratégie de communication qui permettra une reconnaissance accrue du projet de la part de plusieurs destinataires. Les équipes mettront sur pied des forums qui seront des moments choisis pour faire se rencontrer les acteurs des associations (durant leur semaine d’échanges) et permettront de communiquer avec les médias. Chaque forum durera deux journées au minimum : des rencontres avec les publics et les habitants seront organisées (tables-rondes, débats, animations musicales et/ou théâtrales, projections de films documentaires, etc. ). Le calendrier des événements couvrira toutes les phases du projet6 et sera également un outil permettant de vérifier et de mettre à jour la documentation et faire le bilan des actions entreprises. Ces événements mettront en exergue les patrimoines culturels locaux et le calendrier relatif sera diffusé de façon conjointe par tous les partenaires. La rencontre finale des associations permettra de dresser un bilan de l’opération à l’automne 2013 (une semaine en Toscane (Italie)).

Les partenaires entretiendront une collaboration étroite avec la presse, la radio et la télévision. Après concertation, des communiqués seront transmis régulièrement ainsi que des nouvelles sur les avancées du projet, des extraits des matériaux collectés, des études, articles et interviews. Des imprimés seront réalisés afin de faire la promotion des forums et du projet Tramontana.

5. Groupes cibles et bénéficiaires

Le réseau d’archives Tramontana a de quoi susciter l’intérêt de plusieurs types de destinataires :

a. Un public universitaire dans les domaines de l’ethnomusicologie, du multimédia, des paysages sonores, de l’écologie, de l’ethnographie, de l’anthropologie, de la linguistique, de la sociologie, de la gestion et animation culturelle, de l’histoire, du développement local etc. Les archives seront disponibles comme un outil pédagogique, ouvert et diversifié.

b. Des créateurs artistiques dans le domaine de la musique traditionnelle et contemporaine, l’art multimédia, le théâtre et la performance, qui peuvent travailler sur et dans les réalités des zones de montagne. Les résidences artistiques au contact du paysage, de l’environnement socio-culturel et de la mémoire d’un territoire donné constituent des expériences de plus en plus diffuses. Elles revêtent un grand intérêt artistique et sociologique et peuvent toucher un public diversifié.

c. Les promoteurs souhaitant connaître le patrimoine culturel immatériel des régions de montagne afin d’organiser et de promouvoir des événements culturels : la récupération du patrimoine gestuel traditionnel, des rencontres de chanteurs, musiciens et danseurs, des événements dédiés à la culture orale, des spectacles musicaux immergés dans le paysage, des promenades sonores, des projets éducatifs à la découverte du patrimoine acoustique etc.

d. La population locale, notamment les jeunes. Le réseau d’archives Tramontana étant un projet de récupération de la mémoire et portant sur la connaissance profonde de la réalité a le potentiel pour promouvoir de nouvelles formes d’identité et le sentiment d’appartenance au territoire, avec à terme des retombées positives sur la communauté en termes d’estime de soi.

e. Les consommateurs de biens culturels. Le programme d’édition de qualité (livres, CD et DVD) qui sera développé à moyen terme à partir des différentes archives avec la traduction en plusieurs langues et promu a posteriori, pourra susciter un vif intérêt auprès d’un public, aujourd’hui grandissant, de consommateurs de biens culturels – européens et internationaux – liés aux régions rurales, à la tradition et à la mémoire.

f. Les utilisateurs de l’Internet. La diffusion sur l’Internet en libre accès d’une partie importante du contenu de ces archives, qui plus est dans un site multilingue soigné au point de vue graphique, ergonomique et doué d’outils performants pour la recherche et le mappage cartographique, suscitera l’intérêt d’un public de consommateurs de nouvelles en ligne et pourra les pousser à visiter les différentes régions du projet.

g. Le monde du tourisme culturel. De plus en plus de gens, avant d’entreprendre un voyage, effectuent une sorte d’étude préalable des traditions, des événements et des lieux à visiter. La conscience de l’existence du réseau des archives et des événements qui leur sont associés sera certainement un facteur décisif pour de nombreuses familles au moment de choisir leur destination de vacances, surtout pour les familles (dont le nombre grandit régulièrement) intéressées à explorer en profondeur l’environnement socio-culturel d’une région donnée.

h. La presse. En raison de l’intérêt croissant que la presse montre à l’égard du monde rural, ainsi que de l’explosion du nombre de blogs, suivis par un public grandissant, pour la nouveauté qu’il représente et pour ses caractéristiques, le réseau des archives fera sans aucun doute – et d’ailleurs l’a déjà fait – l’objet d’articles et d’interviews.

i. Les gens issus de milieux défavorisés. Tout d’abord, les principaux bénéficiaires du projet seront les habitants des zones rurales des montagnes, enfants, adultes et personnes âgées, dont beaucoup vivent une lutte quotidienne pour la survie, étant donné le niveau de pauvreté de beaucoup de ces régions. Par conséquent, la totalité du projet sera orientée de sorte que les matériaux culturels recueillis et les méthodologies associées à l’éducation, puissent améliorer l’intégration dans la communauté des personnes et familles défavorisées des zones rurales qui participent au projet.

Références

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AGRESTI, G., Toponymes en discours. Trois recherches en Méditerranée, Rome, Aracne, 2012b.

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1
Cet article est la refonte de la présentation originelle du dossier soumis à la candidature au programme Culture 2007-2013. La première rédaction – et finalement le fond de ce même article – a été donc réalisée avec le concours des sept associations partenaires, dont voici les sites internet de référence: Nosauts de Bigòrra, Eth Ostau Comengés, Numériculture Gascogne (www.cpnt.tv), Bambun (http://bambun.webnode.com/), La Leggera (http://laleggerahost.altervista.org/), LEM-Italia (http://associazionelemitalia.org/), Binaural Nodar (www.binauralmedia.org/).

2
Commission européenne, Programme Culture 2007-2013. Notre projet “Réseau Tramontana” est le seul projet de recherche approuvé pour les années 2012-2013 dans le cadre de ce Programme. Il a été approuvé le 23 février 2012, n° 522601. Début du projet: 1er mai 2012; fin du projet: 31 décembre 2013.

3
Fabrice Bernissan, spécialiste de microtoponymie et de langue occitane est le coordinateur du Projet.

4
Ces Forums, de la durée d’une semaine chacun, se sont déroulés dans la région de Tarbes (juin-juillet 2012), entre S.Marco dei Cavoti (Benevento) et la province de Teramo (fin septembre 2012), au Portugal dans l’arrière-pays de Porto (fin avril 2013) et se termineront par la rencontre finale en Toscane – à Rufina, dans la province de Florence – en novembre prochain.

5
V. note précédente.

6
V. note n. 4.

Per citare questo articolo:

Giovanni AGRESTI, Documenter et diffuser la mémoire orale de la montagne européenne de langue romane: le projet 'Réseau Tramontana', Repères DoRiF n.3 - Projets de recherche sur le multi/plurilinguisme et alentours... - septembre 2013, DoRiF Università, Roma septembre 2013, http://www.dorif.it/ezine/ezine_articles.php?id=97

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