{"id":12077,"date":"2025-03-31T23:07:20","date_gmt":"2025-03-31T21:07:20","guid":{"rendered":"https:\/\/www.dorif.it\/reperes\/?p=12077"},"modified":"2025-04-18T12:44:50","modified_gmt":"2025-04-18T10:44:50","slug":"carmen-ecaterina-ciobaca-quelques-incongruences-dans-la-traduction-du-droit-penal-francais-approche-contrastive","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.dorif.it\/reperes\/carmen-ecaterina-ciobaca-quelques-incongruences-dans-la-traduction-du-droit-penal-francais-approche-contrastive\/","title":{"rendered":"Carmen-Ecaterina CIOB\u00c2C\u0102, Quelques incongruences dans la traduction du droit p\u00e9nal fran\u00e7ais. Approche contrastive"},"content":{"rendered":"<h3 id=\"carmen-ecaterina-ciob\u00c2c\u0102\" style=\"text-align: center; padding-left: 80px;\">Carmen-Ecaterina CIOB\u00c2C\u0102<\/h3>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2 id=\"quelques-incongruences-dans-la\" style=\"text-align: center;\"><strong>Quelques incongruences dans la traduction du droit p\u00e9nal fran\u00e7ais. <\/strong><strong>Approche contrastive<\/strong><\/h2>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Carmen-Ecaterina Ciob\u00e2c\u0103<br \/>\n<\/strong>Universit\u00e9 Alexandru Ioan Cuza, Ia\u015fi, Roumanie<br \/>\n<a href=\"mailto:carmen.ciobaca@gmail.com\">carmen.ciobaca@gmail.com<\/a><\/p>\n<hr \/>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9<\/strong><\/p>\n<p>L\u2019article porte sur les incongruences entre le droit p\u00e9nal fran\u00e7ais et le droit p\u00e9nal roumain et pr\u00e9sente les d\u00e9fis traductifs qui en d\u00e9rivent. La forte marque culturelle du discours juridique fait de la traduction un acte de droit compar\u00e9. \u00c0 cause du caract\u00e8re performatif du droit, le traducteur est oblig\u00e9 de reproduire l\u2019effet du texte de d\u00e9part dans la langue d\u2019arriv\u00e9e. Les deux approches principales dans la traduction du droit sont l\u2019\u00e9quivalence formelle et l\u2019\u00e9quivalence fonctionnelle. L\u2019analyse contrastive nous montre que, paradoxalement, les concepts qui ont un quasi-\u00e9quivalent dans la culture juridique cible sont les plus probl\u00e9matiques.<\/p>\n<p><strong>Abstract<\/strong><\/p>\n<p>The paper focuses on the differences between the French criminal law and the Romanian criminal law and emphasizes several translation challenges derived therefrom. Legal translation becomes an act of comparative law because of the strong cultural mark of the legal discourse. Considering the performative nature of legal texts, the translator should reproduce the effect of the source text in the target language. The main approaches when dealing with legal translation are formal equivalence and functional equivalence, respectively. Our contrastive analysis shows that, paradoxically, the concepts that have an approximative equivalent in the target legal culture are the most problematic.<\/p>\n<hr \/>\n<h3 id=\"introduction\">Introduction<\/h3>\n<p>Le pr\u00e9sent travail est une r\u00e9flexion sur la traduisibilit\u00e9 du discours juridique, en particulier du droit p\u00e9nal. R\u00e9put\u00e9e herm\u00e9tique, la langue juridique est comprise par un nombre limit\u00e9 de sp\u00e9cialistes, m\u00eame si le droit vise la soci\u00e9t\u00e9 dans son ensemble. Ce paradoxe est mis en \u00e9vidence par G\u00e9rard Cornu (1990 : 23)\u00a0: \u00ab\u00a0Le langage du droit est un langage de groupe, un langage technique, un langage traditionnel. C\u2019est l\u2019ambigu\u00eft\u00e9 (ou le d\u00e9fi) d\u2019\u00eatre tout \u00e0 la fois savant (dans son origine) et populaire (par destination), technique de facture et civique de vocation\u00a0\u00bb. \u00c0 part le fait qu\u2019il v\u00e9hicule des termes sp\u00e9cialis\u00e9s et un style particulier, le droit a un caract\u00e8re national, \u00e0 la diff\u00e9rence d\u2019autres domaines sp\u00e9cialis\u00e9s, \u00e9tant le r\u00e9sultat de l\u2019\u00e9volution historique et mentalitaire d\u2019un certain peuple. Le traducteur se trouve donc face \u00e0 un double d\u00e9fi\u00a0: d\u2019un c\u00f4t\u00e9, le caract\u00e8re hautement sp\u00e9cialis\u00e9 des textes et, de l\u2019autre c\u00f4t\u00e9, la forte marque culturelle du droit.<\/p>\n<p>Le but n\u2019est pas ici de trancher sur la question de la traduisibilit\u00e9 du droit, car, en d\u00e9pit des th\u00e9ories traductologiques, la traduction juridique existe bel et bien sur le march\u00e9. Nous nous proposons en revanche de mettre en \u00e9vidence certaines \u00ab\u00a0incongruences\u00a0\u00bb qui surgissent lors du passage d\u2019une culture juridique \u00e0 une autre et de pr\u00e9senter des strat\u00e9gies cens\u00e9es surmonter ces d\u00e9fis. Les incongruences sont repr\u00e9sent\u00e9es surtout par la situation o\u00f9 un concept n\u2019a pas d\u2019\u00e9quivalent ou, dans le meilleur des cas, a seulement un \u00e9quivalent partiel dans la culture juridique cible.<\/p>\n<p>Le droit p\u00e9nal a attir\u00e9 notre attention parce qu\u2019il a un fort caract\u00e8re culturel. Puisqu\u2019il porte sur les infractions, il entretient une subtile relation avec la morale, montrant du doigt les comportements inadmissibles et antisociaux. Mais ce qui est admissible dans une culture juridique (la consommation de certaines drogues, par exemple) est passible de la peine capitale dans une autre culture juridique (voir l\u2019exemple de la Tha\u00eflande). La qualification des infractions a donc un caract\u00e8re local\u00a0: m\u00eame l\u2019homicide, qui est reconnu universellement, est trait\u00e9 et puni diff\u00e9remment dans les codes p\u00e9naux du monde (HARVEY 2002\u00a0: 39).<\/p>\n<p>Pour d\u00e9tecter de telles incongruences, il faut voir dans la traduction juridique un acte de droit compar\u00e9. C\u2019est la pr\u00e9misse qui est \u00e0 la base de notre d\u00e9marche. La forte empreinte culturelle du droit fera l\u2019objet de la premi\u00e8re section de l\u2019\u00e9tude. Malgr\u00e9 l\u2019existence de certains universaux juridiques, le droit est un ph\u00e9nom\u00e8ne local et le manque de correspondance est plut\u00f4t la r\u00e8gle que l\u2019exception lorsque l\u2019on passe d\u2019une culture juridique \u00e0 une autre. La seconde section est consacr\u00e9e aux techniques qui peuvent \u00eatre mises en \u0153uvre pour traduire le droit. Les choix du traducteur tiendront compte en permanence du caract\u00e8re performatif du texte juridique. En tant que strat\u00e9gies g\u00e9n\u00e9rales on distingue, d\u2019un c\u00f4t\u00e9, l\u2019\u00e9quivalence formelle, associ\u00e9e souvent au litt\u00e9ralisme avec ses avatars (traduction litt\u00e9rale, calque, emprunt), et, de l\u2019autre c\u00f4t\u00e9, l\u2019\u00e9quivalence fonctionnelle, qui se concr\u00e9tise par l\u2019emploi des techniques de traduction oblique suite \u00e0 la mise en \u0153uvre d\u2019une approche interpr\u00e9tative. Les termes du droit p\u00e9nal fran\u00e7ais sont class\u00e9s dans la troisi\u00e8me section en fonction de leur degr\u00e9 de traduisibilit\u00e9 et des solutions de traduction sont propos\u00e9es en fonction de l\u2019existence ou de l\u2019inexistence d\u2019un \u00e9quivalent dans la culture juridique roumaine. L\u2019objectif de notre travail est donc de voir dans quelle mesure les incongruences conceptuelles du droit p\u00e9nal fran\u00e7ais peuvent \u00eatre surmont\u00e9es en traduction.<\/p>\n<h3 id=\"-la-traduction-juridique-:-un-\">1. La traduction juridique : un acte de droit compar\u00e9<\/h3>\n<p>Le droit est compris comme l\u2019ensemble des r\u00e8gles qui r\u00e9gissent la vie au sein de la soci\u00e9t\u00e9, assurant l\u2019ordre et la s\u00e9curit\u00e9 des individus. Cette d\u00e9finition nous laisserait croire que le droit a un caract\u00e8re universel, parce que les communaut\u00e9s humaines ont adopt\u00e9 des normes \u00e0 suivre depuis les temps les plus recul\u00e9s afin d\u2019imposer des contraintes et d\u2019organiser leur existence. Jacques Pelage (2007\u00a0: 168) identifie effectivement quatre \u00ab\u00a0universaux juridiques\u00a0\u00bb susceptibles de se retrouver au sein de tout syst\u00e8me de droit\u00a0: le sujet (l\u2019\u00eatre humain, sa naissance, sa vie, sa mort, son comportement), la relation entre les sujets (la rencontre, l\u2019\u00e9change, l\u2019accord, le d\u00e9saccord, le conflit), la norme (qui porte sur le bien, le mal, le positif, le n\u00e9gatif, l\u2019ordre, l\u2019interdiction, la permission, le choix), l\u2019autorit\u00e9 (le chef, le juge, la hi\u00e9rarchie). Ce sont, probablement, les quatre constantes de tout syst\u00e8me juridique, la\u00efque ou religieux, d\u2019inspiration anglo-saxonne, continentale ou autre.<\/p>\n<p>En dehors de ces universaux, le droit pr\u00e9sente une empreinte culturelle manifeste parce qu\u2019il est intimement li\u00e9 \u00e0 l\u2019histoire, aux m\u0153urs et aux traditions d\u2019un peuple qui habite un certain territoire. Setty Alaoui Moretti (2002 : 51) souligne la \u00ab singularit\u00e9 fondamentale \u00bb des syst\u00e8mes juridiques et affirme que \u00ab le droit exprime au plus haut degr\u00e9 la culture \u00bb. Des cultur\u00e8mes tels que \u00ab juge d\u2019instruction \u00bb, \u00ab Cour d\u2019assises \u00bb, \u00ab pourvoi \u00bb ou \u00ab Conseil des prud\u2019hommes \u00bb, par exemple, cr\u00e9ent le sp\u00e9cifique de la culture juridique fran\u00e7aise. Le droit diff\u00e8re en cela d\u2019autres domaines qui partagent la m\u00eame terminologie et qui tendent \u00e0 s\u2019universaliser : \u00ab M\u00eame si certains concepts transcendent les fronti\u00e8res, il en ressort que, par rapport \u00e0 des mati\u00e8res techno-scientifiques, le droit est davantage ancr\u00e9 dans le concept de la nation \u00bb (HARVEY 2002 : 40).<\/p>\n<p>L\u2019empreinte culturelle du droit a men\u00e9 certains th\u00e9oriciens \u00e0 d\u00e9clarer l\u2019intraduisibilit\u00e9 du discours juridique. En parlant de termes du droit anglais tels que \u00ab common law \u00bb or \u00abequity\u00bb, par exemple, Ren\u00e9 David (1974 : 346) les compare aux \u00ab termes de la faune ou de la flore d\u2019un autre climat \u00bb et clame qu\u2019\u00ab on d\u00e9nature le sens, le plus souvent, quand on veut co\u00fbte que co\u00fbte les traduire \u00bb. Pour cette raison, les juristes comparatistes, qui \u00ab acceptent de comparer l\u2019incomparable [\u2026] concluent souvent \u00e0 l\u2019impossibilit\u00e9 de traduire et recourent \u00e0 l\u2019emprunt \u00bb (MONJEAN-DECAUDIN 2012 : 136). Parlant de \u00ab l\u2019irr\u00e9ductibilit\u00e9 du droit \u00bb, Setty Alaoui Moretti (2002 : 53) soutient \u00e0 son tour que \u00ab l\u2019\u00e9difice juridique d\u2019une nation est rarement semblable \u00e0 celui d\u2019une autre nation et encore moins transposable \u00bb et que \u00ab le langage juridique est [\u2026] r\u00e9put\u00e9 [\u2026] pour son intraduisibilit\u00e9 puisqu\u2019il est exclusivement national \u00bb. N\u00e9anmoins, cet auteur ne plaide pas pour l\u2019emploi exhaustif des emprunts, \u00e0 l\u2019instar des juristes comparatistes, mais consid\u00e8re que la question des \u00e9quivalences est cruciale dans la traduction juridique.<\/p>\n<p>Le concept d\u2019\u00e9quivalence a fait couler beaucoup d\u2019encre dans le domaine de la traductologie. Dans le cadre de ce travail, l\u2019\u00e9quivalence est comprise dans son sens restreint, comme la correspondance conceptuelle et linguistique entre deux cultures juridiques. Une fois confront\u00e9 au texte, le traducteur juridique d\u00e9couvrira vite que l\u2019\u00e9quivalence parfaite des termes est, le plus souvent, une illusion\u00a0:<\/p>\n<p style=\"padding-left: 40px;\">Si l\u2019on s\u2019en tient aux notions que recouvrent les termes principaux des vocabulaires du droit des principaux syst\u00e8mes et que l\u2019on en fait l\u2019analyse compar\u00e9e terme \u00e0 terme, on aboutit la plupart du temps, faute d\u2019\u00e9quivalence parfaite, \u00e0 l\u2019impossibilit\u00e9 de traduire. [\u2026] Quand il s\u2019agit de traduire le droit, il est vain de chercher une \u00e9quivalence parfaite. (G\u00c9MAR 2015 : 482)<\/p>\n<p>Quoi qu\u2019il en soit, les incongruences cr\u00e9\u00e9es par le manque de correspondance entre les syst\u00e8mes juridiques ne d\u00e9couragent pas les traducteurs. La traduction juridique existe m\u00eame en l\u2019absence de l\u2019\u00e9quivalence exacte des concepts car \u00ab depuis la mal\u00e9diction de Babel et afin d\u2019en contrer les effets, l\u2019humanit\u00e9 recourt \u00e0 la traduction pour communiquer \u00bb (G\u00c9MAR 2015 : 478). Emmanuel Didier (1990 : 248) affirme sans \u00e9quivoque que \u00ab la traduction est par hypoth\u00e8se possible, parce qu\u2019elle est obligatoire \u00bb. Il faudrait donc renoncer de s\u2019interroger sur la possibilit\u00e9 ou l\u2019impossibilit\u00e9 de traduire et essayer de se d\u00e9brouiller avec les outils dont on dispose. Dans ce contexte, la question des strat\u00e9gies qui aident le traducteur \u00e0 combler les incongruences conceptuelles devient centrale. Il est indubitable que le traducteur fait de son mieux, car il sait que \u00ab les diff\u00e9rences entre cultures juridiques ne pourront [\u2026] \u00eatre surmont\u00e9es que de mani\u00e8re imparfaite \u00bb (LEGRAND 2005 : 42).<\/p>\n<p>De l\u2019autre c\u00f4t\u00e9, la qu\u00eate de l\u2019\u00e9quivalence ne devrait pas sugg\u00e9rer que la traduction juridique est une simple correspondance de termes. Puisque \u00ab la langue et le droit, en tant que produit social, sont tous deux consubstantiels \u00e0 la culture d\u2019une communaut\u00e9 \u00bb (MONJEAN-DECAUDIN 2012 : 128), la traduction du droit n\u2019est pas seulement affaire de terminologie. Elle suppose en effet le passage d\u2019un syst\u00e8me juridique \u00e0 un autre. Plus les syst\u00e8mes sont diff\u00e9rents (la <em>common law<\/em> et le droit franco-germanique, par exemple), plus la traduction est difficile. La t\u00e2che n\u2019est simple non plus lorsque les deux cultures juridiques s\u2019apparentent. C\u2019est le cas du droit fran\u00e7ais et du droit espagnol, comme le souligne Sylvie Monjean-Decaudin\u00a0:<\/p>\n<p style=\"padding-left: 40px;\">[\u2026] si les juristes comparaient le droit fran\u00e7ais et le droit espagnol, [\u2026] ils pourraient relever nombre de dissemblances entre ces deux droits. Les deux \u00e9tant issus de la famille des droits romano-germaniques et formul\u00e9s dans une langue appartenant \u00e0 la famille des langues romanes, tout laisse \u00e0 penser que les similitudes juridiques et linguistiques abondent. Pourtant, il s\u2019av\u00e8re que le transfert de sens de certains concepts s\u2019en trouve complexifi\u00e9 par des apparences trompeuses. (MONJEAN-DECAUDIN 2012 : 129)<\/p>\n<p>Cela est valable aussi pour la traduction du droit fran\u00e7ais en roumain. On serait tent\u00e9 de croire que, puisque le syst\u00e8me juridique roumain est d\u2019inspiration fran\u00e7aise, l\u2019\u00e9quivalence est la r\u00e8gle. Pourtant, on rencontre partout des faux amis. Par exemple, si on ne connait pas la d\u00e9finition de \u00ab crime \u00bb du code p\u00e9nal fran\u00e7ais (qui d\u00e9signe les infractions les plus graves, comportant, \u00e0 part l\u2019homicide, l\u2019enl\u00e8vement de personnes ou le trafic de stup\u00e9fiants, entre autres), on le traduira litt\u00e9ralement par \u00ab crim\u0103 \u00bb, le terme g\u00e9n\u00e9rique roumain utilis\u00e9 pour parler d\u2019un meurtre. De m\u00eame, il y a de nombreux concepts qui ne trouvent aucun correspondant dans la culture juridique roumaine, tels que \u00ab Conseil d\u2019\u00c9tat \u00bb, \u00abtribunal de police\u00bb, \u00ab quasi-d\u00e9lit \u00bb ou \u00ab quasi-contrat \u00bb. Setty Alaoui Moretti (2002 : 58) est d\u2019avis que, paradoxalement, \u00ab plus les droits sont proches, plus le risque de commettre des erreurs grossi\u00e8res est grand \u00bb. Le secret d\u2019une bonne traduction r\u00e9side dans la compr\u00e9hension globale de la culture juridique de d\u00e9part ; quant aux concepts, ils sont des composantes du syst\u00e8me et ne peuvent pas \u00eatre d\u00e9coup\u00e9s de la culture source. En d\u2019autres mots, il s\u2019agit d\u2019\u00ab un probl\u00e8me de connaissance des institutions plus que v\u00e9ritablement de terminologie \u00bb (TUNC 1970 : 56).<\/p>\n<p>L\u2019op\u00e9ration traductive comporte donc une \u00e9tude de la terminologie, doubl\u00e9e par une bonne connaissance de la culture juridique. Le traducteur devient ainsi m\u00e9diateur entre deux syst\u00e8mes de droit\u00a0:<\/p>\n<p style=\"padding-left: 40px;\">La traduction juridique est-elle affaire de langue ou affaire de culture juridique ? Assur\u00e9ment les deux simultan\u00e9ment. En effet, langue et culture ne sauraient \u00eatre s\u00e9par\u00e9es. [\u2026] Le traducteur juridique joue ainsi un r\u00f4le de pont non seulement entre deux langues, mais aussi entre deux cultures et deux syst\u00e8mes juridiques. [\u2026] Le traducteur devient alors un messager de la r\u00e8gle et du savoir juridiques. (BAUDOIN 2020 : 253)<\/p>\n<p>Les incongruences entre les cultures juridiques n\u2019ont pas une nature strictement terminologique, mais syst\u00e9mique car \u00ab\u00a0la signification des mots n\u2019est pas seulement lexicale, [\u2026] elle s\u2019ins\u00e8re dans une culture\u00a0\u00bb (Pelage 2007\u00a0: 172). C\u2019est \u00e0 partir de ce postulat que le traducteur partira \u00e0 la recherche des \u00e9quivalences. Comme l\u2019identit\u00e9 des termes est quasi-impossible, il cherchera les moyens appropri\u00e9s afin de transporter dans la langue d\u2019arriv\u00e9e l\u2019\u00e9tranget\u00e9 de la langue juridique de d\u00e9part. Comme tout acte traductif, la traduction juridique est une ouverture vers l\u2019Autre, une rencontre et non un affrontement, un vecteur d\u2019enrichissement langagier et culturel. Selon Setty Alaoui Moretti, traduire le droit est un acte \u00e0 la fois technique, culturel, scientifique et social\u00a0:<\/p>\n<p style=\"padding-left: 40px;\">La traduction juridique [\u2026] est une traduction technique qui utilise des outils sp\u00e9cialis\u00e9s, mais elle est aussi culturelle puisqu\u2019elle se r\u00e9f\u00e8re \u00e0 des institutions humaines diff\u00e9rentes, elle est scientifique de par sa m\u00e9thode rigoureuse et sociale du fait de son adaptation continue et son \u00e9volution dynamique. (MORETTI 2002 : 51)<\/p>\n<p>Les syst\u00e8mes juridiques sont des \u00eeles. Pour assurer la circulation du savoir, le traducteur cr\u00e9e des ponts qui les relient. Le plus souvent, l\u2019\u00e9quivalence linguistique et conceptuelle manque et, pour surmonter ce d\u00e9fi, le traducteur recourt aux strat\u00e9gies compensatoires qu\u2019il consid\u00e8re ad\u00e9quates. Cette op\u00e9ration est facilit\u00e9e par la mise en \u0153uvre d\u2019une approche comparative qui s\u2019appuie sur une bonne connaissance de la culture juridique source et, respectivement, cible. Ainsi, \u00ab traduire des textes de nature ou de port\u00e9e juridique revient \u00e0 accomplir un acte de droit compar\u00e9, mais coupl\u00e9 \u00e0 une op\u00e9ration traduisante. Telle est, en somme, la t\u00e2che redoutable du traducteur, qu\u2019il soit juriste ou non \u00bb (G\u00c9MAR 2015 : 481).<\/p>\n<h3 id=\"-techniques-et-strat\u00e9gies-de-\">2. Techniques et strat\u00e9gies de traduction du droit<\/h3>\n<p>Dans le cadre de cette section nous mettrons en \u00e9vidence, dans un premier temps, le caract\u00e8re contraignant et performatif du droit. C\u2019est en conformit\u00e9 avec le vouloir-faire du texte source que le traducteur choisira ses strat\u00e9gies. Nous examinerons par la suite l\u2019\u00e9quivalence formelle sous toutes ses formes (traduction litt\u00e9rale, calque, emprunt) et l\u2019\u00e9quivalence fonctionnelle qui est, le plus souvent, le r\u00e9sultat d\u2019une approche interpr\u00e9tative. Nous soulignerons \u00e0 chaque occasion les avantages et les d\u00e9savantages de chaque technique traductive. Le sous-domaine qui nous int\u00e9resse est le droit p\u00e9nal, choisi en raison de son \u00ab autonomie conceptuelle par rapport aux autres branches du droit \u00bb (KERCHOVE 2009 : 14). L\u2019\u00e9quivalence formelle et l\u2019\u00e9quivalence fonctionnelle seront pr\u00e9f\u00e9r\u00e9es en fonction de la nature des \u00ab incongruences \u00bb rencontr\u00e9es lors de la traduction.<\/p>\n<h4 id=\"1-le-caract\u00e8re-performatif-du\">2.1. Le caract\u00e8re performatif du droit<\/h4>\n<p>\u00c0 la diff\u00e9rence d\u2019autres langues de sp\u00e9cialit\u00e9, le droit a un caract\u00e8re performatif manifeste. Le contrat est compris comme \u00ab\u00a0la loi\u00a0\u00bb des signataires et conditionne leur comportement futur. L\u2019arr\u00eat a des cons\u00e9quences pour les parties au proc\u00e8s et peut m\u00eame influer sur des affaires similaires s\u2019il entre dans la jurisprudence. La loi vise la soci\u00e9t\u00e9 dans son ensemble, \u00e9tablit des permissions et des interdictions. On voit donc que le texte juridique a un caract\u00e8re contraignant.<\/p>\n<p>Compte tenu de la performativit\u00e9 du droit, la traduction juridique devient un acte dot\u00e9 de cons\u00e9quences. Une mauvaise traduction entraine des risques pour les parties int\u00e9ress\u00e9es, peut cr\u00e9er des effets inexistants dans la culture juridique cible ou peut porter atteinte \u00e0 la compr\u00e9hension globale non seulement des concepts, mais de l\u2019essence du droit. Par cons\u00e9quent, avant de se mettre au travail, le traducteur doit envisager les cons\u00e9quences juridiques du texte qu\u2019il traduit.<\/p>\n<p>De ce point de vue, il y a une diff\u00e9rence importante entre l\u2019interpr\u00e9tation telle qu\u2019on la comprend en traductologie et l\u2019interpr\u00e9tation du texte juridique. Selon la th\u00e9orie du sens de Marianne Lederer et Danica Seleskovitch (1984), l\u2019interpr\u00e9tation avec ses trois \u00e9tapes (compr\u00e9hension, d\u00e9verbalisation et r\u00e9expression) aide \u00e0 la r\u00e9cup\u00e9ration du sens dans la langue cible (LEDERER 1994). Selon cette approche, le traducteur doit saisir l\u2019intention de l\u2019\u00e9metteur du texte source. Tant que le sens est rendu dans la langue cible, tout moyen est permis : la traduction peut \u00eatre plus litt\u00e9rale ou plus libre. En revanche, l\u2019interpr\u00e9tation du texte juridique doit tenir compte de l\u2019intention de l\u2019\u00e9metteur (du l\u00e9gislateur pour le texte de loi, du juge pour les jugements et les arr\u00eats, des parties contractuelles pour le contrat). La performativit\u00e9 du texte d\u00e9pend de cette intention. La traduction juridique oblige donc le traducteur \u00e0 entrevoir non seulement le vouloir-dire de l\u2019auteur, mais aussi le vouloir-faire du texte : \u00ab la compr\u00e9hension du discours juridique doit aller au-del\u00e0 du vouloir-dire recherch\u00e9 par la th\u00e9orie interpr\u00e9tative en traduction, car c\u2019est le vouloir-faire qui est d\u00e9cisif, tout au moins dans la recherche du sens des textes normatifs \u00bb (PELAGE 2007 : 170).<\/p>\n<p>L\u2019interpr\u00e9tation du sens comporte donc des limites plus strictes dans la traduction du droit que dans la traduction de la litt\u00e9rature, par exemple, parce que l\u2019effet du texte traduit a une importance capitale. Un contrat qui rel\u00e8ve du commerce international impose les m\u00eames obligations aux parties int\u00e9ress\u00e9es m\u00eame apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 traduit. Un mandat d\u2019arr\u00eat international doit produire des cons\u00e9quences apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 rendu dans la langue cible. La l\u00e9gislation communautaire est appliqu\u00e9e de mani\u00e8re unitaire dans les pays membres de l\u2019Union Europ\u00e9enne, quelle que soit la langue employ\u00e9e. La traduction juridique reproduira donc, \u00e0 chaque occasion, l\u2019intention du texte de d\u00e9part. C\u2019est l\u2019\u00e9quivalence d\u2019effet et non l\u2019\u00e9quivalence stricte des termes qui compte : \u00ab les jurilinguistes mettent actuellement l\u2019accent non pas sur l\u2019identit\u00e9 de la formulation, mais sur l\u2019identit\u00e9 des effets juridiques dans les deux versions d\u2019un m\u00eame texte \u00bb (HARVEY 2002 : 45). La recherche de la correspondance conceptuelle tiendra compte elle aussi du vouloir-faire du texte source :<\/p>\n<p style=\"padding-left: 40px;\">Ce n\u2019est pas tant le terme et sa notion qui posent un probl\u00e8me au traducteur que la port\u00e9e, les effets juridiques de \u00ab l\u2019\u00e9quivalent \u00bb : sont-ils ou non les m\u00eames que ceux du texte de d\u00e9part ? D\u2019o\u00f9 les enjeux, r\u00e9els ou suppos\u00e9s, de l\u2019\u00e9quivalence. [\u2026] Dans cette qu\u00eate d\u2019une \u00e9quivalence, c\u2019est celle de \u00ab l\u2019esprit \u00bb des lois plus que de leur lettre que l\u2019on cherche \u00e0 rendre. (G\u00c9MAR 2015 : 482)<\/p>\n<p>Obtenir un effet identique est donc l\u2019objectif principal dans la traduction juridique. L\u2019atteinte de cet objectif passe, sans doute, par l\u2019\u00e9quivalence des concepts, mais ne s\u2019y limite pas: comme le souligne Jean-Claude G\u00e9mar (2015 : 482), il faut avoir en vue l\u2019\u00e9quivalence des textes. Une fois transport\u00e9 dans la culture juridique cible, le message doit produire les m\u00eames cons\u00e9quences que dans la culture de d\u00e9part. De ce point de vue, la traduction du droit ne se fonde pas seulement sur l\u2019\u00e9tude de la terminologie ou des collocations, mais \u00ab elle appelle \u00e0 la comparaison des concepts et \u00e0 la recherche des analogies ou des p\u00e9riphrases produisant les m\u00eames effets juridiques dans les textes concern\u00e9s \u00bb (PETRU 2016 : 181).<\/p>\n<h4 id=\"2-\u00c9quivalence-formelle-ou-\u00e9q\">2.2. \u00c9quivalence formelle ou \u00e9quivalence fonctionnelle\u00a0?<\/h4>\n<p>On a \u00e9tabli que l\u2019id\u00e9al dans la traduction juridique est l\u2019\u00e9quivalence des textes, mais il convient de voir quels sont les moyens gr\u00e2ce auxquels on peut atteindre cet objectif\u00a0: \u00ab\u00a0Traduire est r\u00e9put\u00e9 difficile, mais traduire des textes juridiques l\u2019est plus encore. [\u2026] Aussi, avant de songer \u00e0 traduire et de rechercher des \u00e9quivalents entre les langues, doit-on se demander comment r\u00e9aliser l\u2019\u00e9quivalence\u00a0\u00bb (G\u00c9MAR 2015\u00a0: 480).<\/p>\n<p>La question des strat\u00e9gies a pr\u00e9occup\u00e9 les th\u00e9oriciens d\u00e8s l\u2019av\u00e8nement de la traductologie comme domaine. La taxinomie de Vinay et Darbelnet (1958) est rest\u00e9e, en ce sens, une r\u00e9f\u00e9rence en la mati\u00e8re. Cela est valable aussi pour la dichotomie \u00e9quivalence formelle \u2013 \u00e9quivalence dynamique ou fonctionnelle d\u2019Eugene Nida et Charles Taber (1969). En plus, cette dichotomie a une applicabilit\u00e9 particuli\u00e8re dans la traduction juridique car \u00ab le traducteur peut adopter deux attitudes : la tendance \u00e0 la transposition lexicale, litt\u00e9rale ou l\u2019approche interpr\u00e9tative visant l\u2019\u00e9quivalence fonctionnelle \u00bb (MORETTI 2002 : 52). Dans ce qui suit, nous montrerons que les techniques adopt\u00e9es dans la traduction du droit rel\u00e8vent soit de l\u2019approche formelle soit de l\u2019approche fonctionnelle. Le choix de l\u2019approche sera op\u00e9r\u00e9 en fonction de l\u2019existence ou de l\u2019inexistence des concepts \u00e9quivalents ou correspondants dans le droit cible.<\/p>\n<p>L\u2019\u00e9quivalence formelle comporte la traduction litt\u00e9rale et la paraphrase, mais aussi le calque et l\u2019emprunt. Ce sont des techniques de traduction \u00ab directe \u00bb, \u00e0 la diff\u00e9rence de la traduction \u00ab oblique \u00bb associ\u00e9e \u00e0 l\u2019\u00e9quivalence fonctionnelle. La traduction litt\u00e9rale est \u00abla traduction mot \u00e0 mot qui ne change ni l\u2019ordre des mots, ni les structures grammaticales\u00bb (PETRU 2016 : 185). Elle est pr\u00e9f\u00e9r\u00e9e surtout lorsque le terme est emprunt\u00e9 directement du fran\u00e7ais, ce qui arrive assez souvent dans le droit roumain (par exemple, le \u00abblanchiment d\u2019argent\u00bb est rendu par \u00absp\u0103lare de bani\u00bb). La paraphrase, appel\u00e9e aussi \u00ab traduction descriptive \u00bb, \u00ab consiste \u00e0 expliquer les sp\u00e9cificit\u00e9s culturelles en utilisant des termes g\u00e9n\u00e9riques. Ainsi, la trilogie <em>contraventions<\/em>, <em>d\u00e9lits<\/em>, <em>crimes<\/em> est rendue par <em>minor offences<\/em>, <em>major offences<\/em> and <em>serious crimes<\/em> \u00bb (HARVEY 2002 : 46). Cette technique s\u2019appuie donc sur une explicitation.<\/p>\n<p>Lorsque le concept ne trouve aucun \u00e9quivalent dans la culture juridique cible, on pr\u00e9f\u00e8re le calque, qui est \u00ab la traduction litt\u00e9rale d\u2019un emprunt \u00bb (PETRU 2016 : 185). Ainsi, le \u00abtribunal de police\u00bb, qui juge les contraventions en France, devient en roumain \u00ab tribunalul de poli\u021bie \u00bb et le \u00ab Conseil d\u2019\u00c9tat \u00bb, qui est la plus haute juridiction de l\u2019ordre administratif, est rendu par \u00abConsiliul de Stat\u00bb. Un cas particulier est repr\u00e9sent\u00e9 par les organismes qui trouvent un quasi-\u00e9quivalent fonctionnel dans la culture juridique cible, mais pour lesquels on pr\u00e9f\u00e8re toujours le calque afin d\u2019\u00e9viter tout juriscentrisme qui m\u00e8nerait \u00e0 la confusion : un exemple est le \u00ab Conseil Constitutionnel \u00bb fran\u00e7ais, traduit par \u00abConsiliul Constitu\u021bional\u00bb et non par son quasi-correspondant roumain \u00ab Curtea constitu\u021bional\u0103 \u00bb, afin de pr\u00e9server l\u2019\u00e9tranget\u00e9 de la langue juridique de d\u00e9part.<\/p>\n<p>L\u2019emprunt \u00ab permet d\u2019introduire une institution \u00e9trang\u00e8re dans une culture juridique diff\u00e9rente sans aucune modification formelle ni s\u00e9mantique. Sa compr\u00e9hension est habituellement assur\u00e9e par une explication entre parenth\u00e8ses lors du premier emploi dans le texte \u00bb (Petr\u016f 2016 : 184) Par exemple, on reproduit le syntagme \u00ab Cour d\u2019assises \u00bb en tant que tel dans le texte cible, en ajoutant une explicitation du type \u00ab la juridiction qui juge les infractions les plus graves, comme le meurtre, l\u2019assassinat, la prise d\u2019otages et autres \u00bb lors de la premi\u00e8re occurrence. Cette technique est assez controvers\u00e9e. Susan \u0160ar\u010devi\u0107 (1985 : 127) l\u2019appelle \u00ab transcription \u00bb lorsque le terme \u00e9tranger figure en italiques ou entre guillemets dans le texte d\u2019arriv\u00e9e et la consid\u00e8re appropri\u00e9e si le concept respectif est d\u00e9j\u00e0 naturalis\u00e9 dans la culture cible. D\u2019autres traductologues voient dans l\u2019emprunt une \u00ab solution d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9e \u00bb (LADMIRAL 2002 : 19) ou \u00ab un signe de paresse \u00bb (SIMEONI 2004 : 71) et, de toute mani\u00e8re, l\u2019\u00e9chec du traducteur.<\/p>\n<p>Pourtant, le calque et l\u2019emprunt sont parfois in\u00e9vitables dans la traduction juridique. Si l\u2019on prend en compte les caract\u00e9ristiques du syst\u00e8me judiciaire fran\u00e7ais (la s\u00e9paration des juridictions en deux ordres \u2013 judiciaire et administratif et l\u2019existence de certaines juridictions sp\u00e9cialis\u00e9es et hi\u00e9rarchis\u00e9es), on observe des incongruences manifestes par rapport \u00e0 la culture juridique roumaine. Le traducteur doit donc, <em>volens nolens<\/em>, recourir soit au calque soit \u00e0 l\u2019emprunt parce que souvent il est impossible de trouver des analogies entre les deux syst\u00e8mes de droit. En outre, ces techniques pr\u00e9servent l\u2019\u00e9tranget\u00e9 du concept d\u00e9pourvu d\u2019\u00e9quivalent dans le droit roumain.<\/p>\n<p>L\u2019\u00e9quivalence fonctionnelle, en revanche, consiste \u00e0 trouver le correspondant le plus proche dans la culture juridique d\u2019arriv\u00e9e : on traduit \u00ab pourvoi \u00bb par \u00ab recurs \u00een casa\u021bie \u00bb, \u00abcorruption passive\u00bb par \u00ab luare de mit\u0103 \u00bb, \u00ab corruption active \u00bb par \u00ab dare de mit\u0103 \u00bb, et ainsi de suite. On a affaire donc \u00e0 la situation o\u00f9 l\u2019\u00e9quivalence est partielle : on est en pr\u00e9sence de deux syst\u00e8mes qui s\u2019apparentent et qui partagent certains universaux juridiques. Ainsi, l\u2019\u00e9quivalence fonctionnelle, qui \u00ab n\u2019est rien d\u2019autre qu\u2019une concordance, toute relative, des fondements d\u2019une notion, d\u2019une institution, d\u2019un principe, que tous partagent \u00bb (G\u00c9MAR 2015 : 483) est souvent consid\u00e9r\u00e9e \u00ab la solution privil\u00e9gi\u00e9e en pr\u00e9sence de syst\u00e8mes comparables \u00bb (<em>idem<\/em> : 485) ou la m\u00e9thode id\u00e9ale de traduction (WESTON 1991 : 23).<\/p>\n<p>L\u2019\u00e9quivalence fonctionnelle, en tant qu\u2019approche g\u00e9n\u00e9rale, est le r\u00e9sultat de l\u2019interpr\u00e9tation du traducteur, \u00e9tant r\u00e9alis\u00e9e par l\u2019interm\u00e9diaire des techniques de traduction oblique. Selon la taxinomie de Vinay et Darbelnet, la traduction oblique comporte la transposition, la modulation, l\u2019\u00e9quivalence (en tant que technique de traduction) et l\u2019adaptation. Ces m\u00e9thodes peuvent \u00eatre identifi\u00e9es dans la traduction du droit p\u00e9nal. La transposition, c\u2019est-\u00e0-dire la modification de la cat\u00e9gorie grammaticale, est employ\u00e9e lorsque la langue cible manque de m\u00e9canismes langagiers d\u2019expression : on traduit par exemple la collocation verbale \u00ab d\u00e9bouter quelqu\u2019un de son action \u00bb par un nom \u2013 \u00ab respingerea preten\u021biilor \u00bb. Pourtant, pour des raisons de fid\u00e9lit\u00e9, on pr\u00e9f\u00e8re en g\u00e9n\u00e9ral garder la cat\u00e9gorie grammaticale dans la traduction du droit. La modulation, qui comporte un changement de perspective, se fonde sur la s\u00e9lection d\u2019un trait s\u00e9mantique que le traducteur consid\u00e8re d\u00e9finitoire. On traduit \u00ab assesseur \u00bb par \u00ab judec\u0103tor consultant \u00bb et \u00ab tribunal de grande instance \u00bb par \u00ab tribunal regional \u00bb, par exemple. L\u2019\u00e9quivalence dans l\u2019acception de Vinay et Darbelnet peut cr\u00e9er de la confusion et nous la laissons de c\u00f4t\u00e9 : dans le cadre de ce travail, nous parlons de l\u2019\u00e9quivalence formelle et de l\u2019\u00e9quivalence fonctionnelle, qui sont les deux approches dont rel\u00e8vent, selon nous, toutes les autres m\u00e9thodes de traduction. Quant \u00e0 l\u2019adaptation, qui \u00ab englobe en fait toutes les approches permettant de combler l\u2019absence totale de notion dans la culture juridique de la langue cible \u00bb, elle doit \u00eatre utilis\u00e9e avec pr\u00e9caution, \u00ab en pesant prudemment entre les valeurs de compr\u00e9hension g\u00e9n\u00e9rale et la fid\u00e9lit\u00e9 \u00e0 l\u2019original \u00bb (PETRU 2016 : 187). Comme le souligne Harvey, on peut dire que la Cour d\u2019assises est \u00ab roughly the equivalent of the English Crown Court \u00bb (2002 : 42), mais les deux termes ne sont pas interchangeables, car chacun est marqu\u00e9 par la culture juridique dont il rel\u00e8ve. L\u2019emploi du quasi-\u00e9quivalent anglais \u00ab Crown Court \u00bb faciliterait sans doute la compr\u00e9hension, mais serait une preuve d\u2019infid\u00e9lit\u00e9, car cette adaptation annule le sp\u00e9cifique de la culture juridique fran\u00e7aise. En effet, \u00ab on ne peut se satisfaire d\u2019ignorer le terme de d\u00e9part dans la traduction d\u2019une loi, d\u2019un jugement, d\u2019un contrat, au risque de la voir d\u00e9clar\u00e9e fautive ou insatisfaisante \u00bb (G\u00c9MAR 2015 : 485). Par cons\u00e9quent, pour traduire le concept \u00ab Cour d\u2019assises \u00bb en anglais, on pr\u00e9f\u00e8re plut\u00f4t recourir \u00e0 l\u2019emprunt et mettre le quasi-\u00e9quivalent (\u00ab Crown Court \u00bb) entre parenth\u00e8ses. L\u2019adaptation pr\u00e9sente donc le risque du juriscentrisme : \u00ab Il s\u2019agit de tirer \u00e0 soi le droit \u00e9tranger pour l\u2019amener vers la terminologie ou le concept de son propre syst\u00e8me de pens\u00e9e juridique, d\u00e9naturant \u00e0 la fois le droit source et la traduction \u00bb (MONJEAN-DECAUDIN 2012 : 138).<\/p>\n<p>L\u2019\u00e9quivalence formelle et l\u2019\u00e9quivalence fonctionnelle pr\u00e9sentent des avantages et des d\u00e9savantages. L\u2019approche formelle est, apparemment, transparente et d\u00e9pourvue d\u2019\u00e9quivoque, \u00e9tant consid\u00e9r\u00e9e sourci\u00e8re parce qu\u2019elle prend en compte plut\u00f4t la lettre que l\u2019esprit du texte. De l\u2019autre c\u00f4t\u00e9, elle peut alourdir la compr\u00e9hension parce qu\u2019elle pr\u00e9serve l\u2019\u00e9tranget\u00e9 de la culture juridique source. En outre, les faux amis sont rarement \u00e9vit\u00e9s dans la traduction litt\u00e9rale. L\u2019\u00e9quivalence fonctionnelle, cependant, n\u2019est pas toujours la m\u00e9thode id\u00e9ale, surtout s\u2019il s\u2019agit d\u2019une \u00ab adaptation interculturelle \u00bb (HARVEY 2002 : 42) qui m\u00e8ne au nivellement du sp\u00e9cifique de la culture source. Il s\u2019agit d\u2019une approche ethnocentrique, cens\u00e9e faciliter la compr\u00e9hension, mais qui est applicable avec pr\u00e9caution dans la traduction du droit. Le traducteur choisira l\u2019approche appropri\u00e9e en fonction du contexte car \u00ab la r\u00e9ussite d\u2019une technique de traduction ne d\u00e9pend pas de ses qualit\u00e9s intrins\u00e8ques, mais de l\u2019ad\u00e9quation entre la strat\u00e9gie choisie et la situation de communication \u00bb (HARVEY 2002 : 41).<\/p>\n<h3 id=\"-traduire-le-droit-p\u00e9nal-fran\">3. Traduire le droit p\u00e9nal fran\u00e7ais. Analyse contrastive<\/h3>\n<p>La partie applicative de notre \u00e9tude comporte une analyse contrastive de quelques termes du droit p\u00e9nal fran\u00e7ais et de leur correspondant roumain. Il convient de pr\u00e9ciser que, m\u00eame s\u2019ils font partie du vocabulaire sp\u00e9cialis\u00e9, ces termes ont un caract\u00e8re g\u00e9n\u00e9ral et d\u00e9signent des juridictions, des infractions, des peines, des acteurs de la justice, des \u00e9l\u00e9ments de technique judiciaire, des \u00e9tapes de la proc\u00e9dure p\u00e9nale. Nous nous concentrerons donc sur les concepts fondamentaux du droit p\u00e9nal et n\u2019entrerons pas dans les d\u00e9tails du domaine. La r\u00e9f\u00e9rence principale de notre examen a \u00e9t\u00e9 repr\u00e9sent\u00e9e par le site e-justice.europa.eu et le corpus est constitu\u00e9 par des documents publi\u00e9s en version multilingue sur le site eur-lex.<\/p>\n<p>Notre exp\u00e9rience d\u2019enseignante et de traductrice asserment\u00e9e nous a d\u00e9termin\u00e9e de partager les termes juridiques en trois classes, en fonction de leur traduisibilit\u00e9 : les termes qui trouvent un correspondant linguistique et s\u00e9mantique, les termes qui ont un quasi-\u00e9quivalent conceptuel et les termes qui n\u2019ont pas de correspondant dans la culture juridique cible et qui frisent l\u2019intraduisible. Selon Jean-Claude G\u00e9mar, les termes des deux premi\u00e8res classes sont traduits plut\u00f4t par \u00e9quivalence fonctionnelle, tandis que les concepts de la derni\u00e8re classe sont rendus en g\u00e9n\u00e9ral par emprunt ou calque, c\u2019est-\u00e0-dire par \u00e9quivalence formelle car \u00ab ici, la langue prime le langage et nous rappelle la mal\u00e9diction de Babel \u00bb (G\u00c9MAR 2015 : 485). Nous pensons pourtant qu\u2019il y a des nuances.<\/p>\n<p>Avant de passer \u00e0 l\u2019analyse des trois classes de termes, il faut souligner le caract\u00e8re indivisible des concepts juridiques. Le droit abonde en collocations conceptuelles, appel\u00e9es aussi \u00ab s\u00e9quences fig\u00e9es \u00bb (SOURIOUX, LERAT 1975 : 31) ou \u00ab ensembles soud\u00e9s \u00bb (CORNU 1990 : 171). G\u00e9rard Cornu consid\u00e8re que \u00ab c\u2019est pour de telles formations souvent longues et complexes qu\u2019il est essentiel de saisir l\u2019indivisibilit\u00e9 du sens d\u2019ensemble \u00bb (<em>idem<\/em>). Que le concept ait ou non un \u00e9quivalent dans la culture juridique cible, il est de toute mani\u00e8re ins\u00e9cable.<\/p>\n<p>Les termes qui trouvent un correspondant dans la langue et la culture cible sont emprunt\u00e9s en roumain du syst\u00e8me juridique fran\u00e7ais et se pr\u00eatent en g\u00e9n\u00e9ral \u00e0 la traduction litt\u00e9rale. C\u2019est le cas de certaines infractions (d\u00e9tournement de fonds,\u00a0diffamation, blanchiment d\u2019argent), de certains acteurs de la justice (juge, procureur, greffier, avocat de la d\u00e9fense, t\u00e9moin \u00e0 charge, t\u00e9moin \u00e0 d\u00e9charge), des verbes et des constructions verbales (amender, gracier, amnistier, accueillir ou rejeter un pourvoi, casser un jugement, saisir la Cour, pr\u00eater serment, porter atteinte, mobile du crime), de certains concepts qui rel\u00e8vent de la technique judiciaire (amende, pr\u00e9somption d\u2019innocence, droit \u00e0 la d\u00e9fense, demande recevable\/irrecevable, d\u00e9bat \u00e0 huis clos, r\u00e9quisitoire du parquet, enqu\u00eate, acquittement, partie civile). Nous pr\u00e9sentons des exemples extraits du site eur-lex\u00a0dans le tableau ci-dessous\u00a0:<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter wp-image-12079 size-full\" src=\"https:\/\/www.dorif.it\/reperes\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/ciobaca-1.jpg\" alt=\"\" width=\"668\" height=\"451\" srcset=\"https:\/\/www.dorif.it\/reperes\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/ciobaca-1-200x135.jpg 200w, https:\/\/www.dorif.it\/reperes\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/ciobaca-1-300x203.jpg 300w, https:\/\/www.dorif.it\/reperes\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/ciobaca-1-400x270.jpg 400w, https:\/\/www.dorif.it\/reperes\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/ciobaca-1-600x405.jpg 600w, https:\/\/www.dorif.it\/reperes\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/ciobaca-1.jpg 668w\" sizes=\"(max-width: 668px) 100vw, 668px\" \/><\/p>\n<p>Si la traduction litt\u00e9rale est majoritairement pr\u00e9f\u00e9r\u00e9e, on observe quand m\u00eame quelques d\u00e9fis traductifs\u00a0: par exemple, l\u2019acteur \u00ab\u00a0huissier de justice\u00a0\u00bb a un \u00e9quivalent approximatif dans la langue cible (\u00ab\u00a0executor judec\u0103toresc\u00a0\u00bb) et le traducteur mentionne entre parenth\u00e8ses le syntagme d\u2019origine. En analysant le corpus, nous avons constat\u00e9 d\u2019ailleurs que l\u2019emprunt est une technique courante de traduction au niveau des institutions europ\u00e9ennes. Ensuite, le terme \u00ab\u00a0astreintes\u00a0\u00bb est rendu en roumain par une paraphrase (\u00ab\u00a0penalit\u0103\u021bi cu titlu cominatoriu\u00a0\u00bb). On voit donc que la traduction juridique n\u2019est pas un mot-\u00e0-mot.<\/p>\n<p>On retrouve aussi dans la classe des termes qui ont un correspondant dans la culture juridique cible des \u00e9quivalents exacts du type \u00ab\u00a0travail d\u2019int\u00e9r\u00eat g\u00e9n\u00e9ral\u00a0\u00bb (\u00ab\u00a0munc\u0103 \u00een folosul comunit\u0103\u021bii\u00a0\u00bb), \u00ab\u00a0prison ferme\u00a0\u00bb (\u00ab\u00a0\u00eenchisoare cu executare\u00a0\u00bb), \u00ab\u00a0prison avec sursis\u00a0\u00bb (\u00ab\u00a0\u00eenchisoare cu suspendare\u00a0\u00bb), \u00ab\u00a0gel des avoirs\u00a0\u00bb (\u00ab\u00a0sechestru\u00a0\u00bb), \u00ab\u00a0magistrat du si\u00e8ge\u00a0\u00bb (\u00ab\u00a0judec\u0103tor\u00a0\u00bb), \u00ab\u00a0magistrat du parquet\u00a0\u00bb (\u00ab\u00a0procuror\u00a0\u00bb), \u00ab\u00a0classement sans suite\u00a0\u00bb (\u00ab\u00a0clasare\u00a0\u00bb), \u00ab\u00a0non-lieu\u00a0\u00bb (\u00ab\u00a0ne\u00eenceperea urm\u0103ririi penale\u00a0\u00bb), \u00ab\u00a0garde \u00e0 vue\u00a0\u00bb (\u00ab\u00a0custodia poli\u021biei\u00a0\u00bb), \u00ab\u00a0pi\u00e8ce \u00e0 conviction\u00a0\u00bb (\u00ab\u00a0prob\u0103\u00a0\u00bb), \u00ab\u00a0le d\u00e9lib\u00e9r\u00e9\u00a0\u00bb (\u00ab\u00a0pronun\u021barea\u00a0\u00bb), \u00ab\u00a0principe de saisine d\u2019office\u00a0\u00bb (\u00ab\u00a0principiul oficialit\u0103\u021bii\u00a0\u00bb), \u00ab\u00a0injonction\u00a0\u00bb (\u00ab\u00a0obliga\u021bie\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0soma\u021bie\u00a0\u00bb). Quelques exemples sont \u00e0 retrouver dans le tableau suivant\u00a0:<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"aligncenter wp-image-12080 size-full\" src=\"https:\/\/www.dorif.it\/reperes\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/ciobaca-2.jpg\" alt=\"\" width=\"668\" height=\"319\" srcset=\"https:\/\/www.dorif.it\/reperes\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/ciobaca-2-200x96.jpg 200w, https:\/\/www.dorif.it\/reperes\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/ciobaca-2-300x143.jpg 300w, https:\/\/www.dorif.it\/reperes\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/ciobaca-2-400x191.jpg 400w, https:\/\/www.dorif.it\/reperes\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/ciobaca-2-600x287.jpg 600w, https:\/\/www.dorif.it\/reperes\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/ciobaca-2.jpg 668w\" sizes=\"(max-width: 668px) 100vw, 668px\" \/><\/p>\n<p>Dans le premier exemple, on observe que le terme g\u00e9n\u00e9rique \u00ab\u00a0magistrats\u00a0\u00bb est traduit en conformit\u00e9 avec le contexte par \u00ab\u00a0judec\u0103torii\u00a0\u00bb, tandis que le \u00ab\u00a0minist\u00e8re public\u00a0\u00bb est rendu litt\u00e9ralement par \u00ab\u00a0Ministerul Public\u00a0\u00bb. La \u00ab\u00a0Cour sup\u00e9rieure de justice\u00a0\u00bb a comme \u00e9quivalent roumain \u00ab\u00a0Curtea suprem\u0103\u00a0\u00bb\u00a0; en revanche, la \u00ab\u00a0Cour administrative\u00a0\u00bb n\u2019a pas de correspondant dans la culture juridique cible et requiert une explicitation (\u00ab\u00a0Curtea de Apel Administrativ\u0103\u00a0\u00bb). En outre, le traducteur montre une bonne connaissance du contexte et rend l\u2019expression \u00ab\u00a0action publique\u00a0\u00bb par \u00ab\u00a0urm\u0103rirea penal\u0103\u00a0\u00bb (\u00ab\u00a0la poursuite p\u00e9nale\u00a0\u00bb).<\/p>\n<p>Dans la m\u00eame cat\u00e9gorie, certaines expressions verbales trouvent facilement un \u00e9quivalent en roumain sans passer par la case traduction litt\u00e9rale\u00a0: \u00ab\u00a0infliger une peine\u00a0\u00bb (\u00ab\u00a0a aplica o pedeaps\u0103\u00a0\u00bb), \u00ab\u00a0rendre un jugement\u00a0\u00bb (\u00ab\u00a0a pronun\u021ba o hot\u0103r\u00e2re\u00a0\u00bb), \u00ab\u00a0comparaitre devant le tribunal\u00a0\u00bb (\u00ab\u00a0a se prezenta \u00een instan\u021b\u0103\u00a0\u00bb), \u00ab\u00a0manquer \u00e0 ses obligations\u00a0\u00bb (\u00ab\u00a0a-\u0219i \u00eenc\u0103lca \u00eendatoririle\u00a0\u00bb), \u00ab\u00a0violer la loi\u00a0\u00bb (\u00ab\u00a0a \u00eenc\u0103lca legea\u00a0\u00bb), \u00ab\u00a0instruire l\u2019affaire\u00a0\u00bb (\u00ab\u00a0a instrumenta spe\u021ba\u00a0\u00bb), \u00ab\u00a0enjoindre\u00a0\u00bb (\u00ab\u00a0a obliga\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0a impune\u00a0\u00bb), \u00ab\u00a0\u00e9coper d\u2019une peine\u00a0\u00bb (\u00ab\u00a0a primi o pedeaps\u0103\u00a0\u00bb), \u00ab\u00a0d\u00e9bouter quelqu\u2019un de son action\u00a0\u00bb (\u00ab\u00a0a-i fi respins\u0103 ac\u021biunea \u00een instan\u021b\u0103\u00a0\u00bb).<\/p>\n<p>La parent\u00e9 des deux syst\u00e8mes juridiques facilite donc la compr\u00e9hension et la traduction des termes de cette classe. N\u00e9anmoins, le traducteur doit pr\u00eater attention aux faux amis. Par exemple, le terme \u00ab\u00a0crime\u00a0\u00bb est traduit par \u00ab\u00a0infrac\u021biune (penal\u0103)\u00a0\u00bb et non par \u00ab\u00a0crim\u0103\u00a0\u00bb\u00a0:<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"aligncenter wp-image-12081 size-full\" src=\"https:\/\/www.dorif.it\/reperes\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/ciobaca-3.jpg\" alt=\"\" width=\"670\" height=\"239\" srcset=\"https:\/\/www.dorif.it\/reperes\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/ciobaca-3-200x71.jpg 200w, https:\/\/www.dorif.it\/reperes\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/ciobaca-3-300x107.jpg 300w, https:\/\/www.dorif.it\/reperes\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/ciobaca-3-400x143.jpg 400w, https:\/\/www.dorif.it\/reperes\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/ciobaca-3-600x214.jpg 600w, https:\/\/www.dorif.it\/reperes\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/ciobaca-3.jpg 670w\" sizes=\"(max-width: 670px) 100vw, 670px\" \/><\/p>\n<p>En parlant des faux amis, il faut mentionner aussi que le terme \u00ab\u00a0r\u00e9quisitions (du procureur)\u00a0\u00bb est traduit par \u00ab\u00a0cererea\u00a0\u00bb et non par \u00ab\u00a0rechizi\u021biile\u00a0\u00bb\u00a0et que l\u2019expression \u00ab\u00a0la confusion des peines\u00a0\u00bb est traduite par \u00ab\u00a0contopirea pedepselor\u00a0\u00bb et non par \u00ab\u00a0confundarea pedepselor\u00a0\u00bb. Des termes tels qu\u2019\u00ab\u00a0audition\u00a0\u00bb (action d\u2019entendre les t\u00e9moins en justice) et \u00ab\u00a0audience\u00a0\u00bb (s\u00e9ance pendant laquelle ont lieu les d\u00e9bats et sont rendus les jugements) ne sont pas synonymiques. Une approche comparative et l\u2019appel au contexte sont donc indispensables.<\/p>\n<p>La cat\u00e9gorie des termes qui ont un quasi-\u00e9quivalent dans la culture juridique cible nous semble la plus probl\u00e9matique parce que l\u2019on est tent\u00e9 de produire une traduction ethnocentrique. L\u2019analyse contrastive doit \u00eatre minutieuse, le traducteur proc\u00e9dant au cas par cas. Si les traits s\u00e9mantiques du concept d\u2019origine sont en grandes lignes les m\u00eames, on peut choisir le quasi-\u00e9quivalent de la culture juridique cible. C\u2019est le cas du couple d\u2019infractions \u00ab\u00a0corruption active\u00a0\u00bb \u2013 \u00ab\u00a0corruption passive\u00a0\u00bb (\u00ab\u00a0dare de mit\u0103\u00a0\u00bb \u2013 \u00ab\u00a0luare de mit\u0103\u00a0\u00bb) et, respectivement, \u00ab\u00a0homicide volontaire\u00a0\u00bb \u2013 \u00ab\u00a0homicide involontaire\u00a0\u00bb (\u00ab\u00a0omor calificat\u00a0\u00bb \u2013 \u00ab\u00a0ucidere din culp\u0103\u00a0\u00bb). Pourtant, comme les syst\u00e8mes juridiques d\u00e9coupent la r\u00e9alit\u00e9 diff\u00e9remment, il est difficile de trouver un correspondant, m\u00eame partiel, pour la plupart des infractions. Le cambriolage, qui est un vol qualifi\u00e9 r\u00e9alis\u00e9 par effraction, n\u2019a pas de correspondant exact dans le code p\u00e9nal roumain, qui pr\u00e9voit deux infractions s\u00e9par\u00e9es (\u00ab\u00a0furtul calificat\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0violarea de domiciliu\u00a0\u00bb). Une traduction explicative, par paraphrase, est donc n\u00e9cessaire. Certaines infractions, telle que \u00ab\u00a0l\u2019escroquerie \u00e0 la charit\u00e9 publique\u00a0\u00bb, frisent l\u2019intraduisible parce qu\u2019elles ne se retrouvent aucunement dans le code p\u00e9nal roumain. Le traducteur doit consulter la d\u00e9finition du code p\u00e9nal fran\u00e7ais et fournir une traduction explicative. Le danger le plus important de l\u2019emploi des \u00e9quivalents partiels est en effet le juricentrisme\u00a0: on ne peut pas traduire \u00ab\u00a0procureur de la R\u00e9publique\u00a0\u00bb par \u00ab\u00a0avocatul poporului\u00a0\u00bb, par exemple, parce que les notions ne sont pas interchangeables. D\u2019ailleurs, vu sa forte empreinte culturelle, le terme fran\u00e7ais est utilis\u00e9 tel quel dans la traduction en roumain sur eur-lex.<\/p>\n<p>Les diff\u00e9rences entre les concepts sont parfois tr\u00e8s subtiles. L\u2019emprisonnement (prononc\u00e9 pour des d\u00e9lits), la r\u00e9clusion (prononc\u00e9e pour les crimes de droit commun) et la d\u00e9tention criminelle (prononc\u00e9e pour les crimes politiques) ne sont pas synonymes\u00a0: on peut les traduire par le terme g\u00e9n\u00e9rique \u00ab\u00a0pedeaps\u0103 cu \u00eenchisoarea\u00a0\u00bb, mais une explicitation est n\u00e9cessaire. La \u00ab\u00a0Cour d\u2019assises\u00a0\u00bb n\u2019a pas de correspondant dans le syst\u00e8me judiciaire roumain actuel, mais on trouve son \u00e9quivalent apr\u00e8s une analyse diachronique (\u00ab\u00a0curtea cu jura\u021bi\u00a0\u00bb, une juridiction construite selon le mod\u00e8le fran\u00e7ais, qui a \u00e9t\u00e9 dissoute en Roumanie avec l\u2019av\u00e8nement du communisme). Le recours (\u00ab\u00a0recursul\u00a0\u00bb) est diff\u00e9rent du pourvoi (\u00ab\u00a0recursul \u00een casa\u021bie\u00a0\u00bb)\u00a0: le premier est effectu\u00e9 aupr\u00e8s d\u2019une Cour d\u2019appel (judiciaire ou administrative), le second est form\u00e9 aupr\u00e8s de la Cour de Cassation ou du Conseil d\u2019\u00c9tat. Le jugement est issu par une juridiction de premi\u00e8re instance, \u00e9tant diff\u00e9rent de l\u2019arr\u00eat, qui est issu par une Cour d\u2019appel. Le terme \u00ab\u00a0acquitt\u00e9\u00a0\u00bb est associ\u00e9 avec les assises, tandis que le terme \u00ab\u00a0relax\u00e9\u00a0\u00bb est utilis\u00e9 dans le contexte du tribunal correctionnel. Le traducteur devra utiliser des paraphrases pour expliquer ces diff\u00e9rences. De m\u00eame, les termes \u00ab\u00a0inculp\u00e9\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0pr\u00e9venu\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0accus\u00e9\u00a0\u00bb ne sont pas synonymiques\u00a0:<\/p>\n<p style=\"padding-left: 40px;\">[\u2026] un inculp\u00e9 (personne poursuivie au cours de l\u2019instruction pr\u00e9paratoire, i.e. mise en examen) devient pr\u00e9venu lorsque le juge d\u2019instruction rend contre lui une ordonnance de renvoi (il compara\u00eet devant une juridiction r\u00e9pressive jugeant des d\u00e9lits) et il est accus\u00e9 lorsqu\u2019il est renvoy\u00e9 devant la Cour d\u2019Assises. (MORETTI 2002 : 58)<\/p>\n<p>Les \u00e9quivalents roumains seront choisis tenant compte de ces d\u00e9finitions\u00a0: \u00ab\u00a0inculpat\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0\u00eenvinuit\u00a0\u00bb et, respectivement, \u00ab\u00a0acuzat\u00a0\u00bb. La traduction est donc, pour la plupart du temps, une n\u00e9gociation et un compromis. Elle se fonde sur une mise en contexte et sur une bonne connaissance des cultures juridiques envisag\u00e9es.<\/p>\n<p>L\u2019absence de toute \u00e9quivalence surgit, selon Moretti (2002\u00a0: 61), dans trois situations\u00a0: lorsque la notion manque, lorsque la notion existe mais sans d\u00e9nomination, \u00e9tant exprim\u00e9e dans une langue g\u00e9n\u00e9rale, et lorsqu\u2019il y a absence de notion et de d\u00e9nomination. Le troisi\u00e8me cas est le plus fr\u00e9quent. Pourtant, les concepts qui n\u2019ont aucun \u00e9quivalent dans la culture juridique cible semblent \u00eatre, en effet, les moins probl\u00e9matiques\u00a0: ils sont traduits par calque, par emprunt ou par paraphrase explicative. On d\u00e9couvre dans le droit p\u00e9nal fran\u00e7ais plusieurs classes de termes qui semblent intraduisibles, \u00e0 commencer par les juridictions sp\u00e9cialis\u00e9es et hi\u00e9rarchis\u00e9es (tribunal de police, tribunal correctionnel, tribunal pour enfants, cour d\u2019assises pour mineurs)\u00a0; de tels concepts sont rendus par calque, comme le montre le site <em>e-justice.europa.eu<\/em>. De m\u00eame, certains acteurs de la justice n\u2019ont pas de correspondant en roumain. L\u2019\u00ab avocat g\u00e9n\u00e9ral \u00bb, qui accomplit les fonctions d\u2019un magistrat du parquet, est rendu d\u2019habitude par \u00ab procuror \u00bb ; le terme \u00ab juge d\u2019instruction \u00bb est traduit par calque (\u00ab judec\u0103tor de instruc\u021bie \u00bb) ; le terme \u00ab jur\u00e9 \u00bb trouve son \u00e9quivalent dans l\u2019ancien syst\u00e8me p\u00e9nal roumain (\u00ab jurat \u00bb). Comme nous avons d\u00e9j\u00e0 observ\u00e9, l\u2019huissier, qui remplit plusieurs fonctions dans le syst\u00e8me judiciaire fran\u00e7ais, trouve un quasi-\u00e9quivalent dont le s\u00e9mantisme est plus restreint dans la culture juridique roumaine (\u00abexecutor judec\u0103toresc\u00bb). Le terme \u00ab officier de justice \u00bb est traduit soit par \u00ab grefier \u00bb, soit par \u00ab agent \u00bb, soit par \u00abexecutor judec\u0103toresc\u00bb, en fonction du contexte. La cat\u00e9gorie des juges non-professionnels (les jur\u00e9s de la Cour d\u2019assises et les conseillers prud\u2019hommes) n\u2019a pas de correspondant dans le syst\u00e8me roumain. Le traducteur recourra soit au calque soit \u00e0 la paraphrase. Si l\u2019emploi des termes techniques est impossible, on peut faire appel aux concepts de la langue ordinaire car \u00ab l\u2019absence de correspondant dans une langue \u00e0 un terme technique d\u2019une autre langue n\u2019est pas un obstacle d\u00e9cisif \u00e0 la traduction. [\u2026] une id\u00e9e technique peut \u00eatre exprim\u00e9e sans terme technique \u00bb (PELAGE 2007 : 169).<\/p>\n<p>On voit donc que les quasi-\u00e9quivalents repr\u00e9sentent en effet le vrai danger de la traduction juridique, parce qu\u2019on est tent\u00e9 de produire une traduction ethnocentrique. Les termes qui ont un correspondant parfait sont g\u00e9r\u00e9s facilement, tandis que les concepts apparemment intraduisibles sont rendus par calque, emprunt ou paraphrase. En d\u00e9finitive, l\u2019id\u00e9al de la traduction juridique est de maintenir l\u2019\u00e9quilibre entre la r\u00e9cup\u00e9ration du sens et la reproduction de l\u2019effet du texte : \u00ab l\u2019essentiel de toute pratique de traduction, et d\u2019autant plus de la traduction juridique, se situe entre le transfert du sens et la conservation de la finalit\u00e9 du texte source. [\u2026] Et toutes les techniques gr\u00e2ce auxquelles cet objectif pourrait \u00eatre atteint sont les bienvenues. \u00bb (PETRU 2016 : 188)<\/p>\n<h3 id=\"conclusions\">Conclusions<\/h3>\n<p>L\u2019analyse que nous avons men\u00e9e montre qu\u2019il n\u2019y a pas de chemin universel lorsque l\u2019on a affaire \u00e0 la traduction du droit. Affirmer que les termes qui ont un \u00e9quivalent exact ou un quasi-\u00e9quivalent dans la culture juridique cible font l\u2019objet de l\u2019\u00e9quivalence fonctionnelle, tandis que les concepts sans \u00e9quivalent sont rendus par \u00e9quivalence formelle est une approche r\u00e9ductive qui ne prend pas en compte les multiples nuances, le contexte et la subjectivit\u00e9 du traducteur. Nous avons vu que les termes qui ont un correspondant partiel dans le droit cible sont en effet les plus probl\u00e9matiques. De toute mani\u00e8re, une analyse comparative des cultures juridiques envisag\u00e9es est indispensable, car il faut conna\u00eetre le syst\u00e8me pour surmonter les d\u00e9fis terminologiques. Du reste, le traducteur est aussi un interpr\u00e8te du droit et ses choix peuvent \u00eatre toujours questionn\u00e9s\u00a0: \u00ab\u00a0demain d\u00e9j\u00e0, d\u2019autres remettront sa traduction sur le chantier\u2026 \u00bb (OST 2007\u00a0: 26). Cela arrive surtout lorsque, en d\u00e9pit de leur parent\u00e9, les deux cultures juridiques pr\u00e9sentent des incongruences manifestes.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3 id=\"r\u00e9f\u00e9rences-bibliographiques\">R\u00e9f\u00e9rences bibliographiques<\/h3>\n<p>BAUDOIN, Marie-Elisabeth, \u00ab\u00a0La traduction juridique, source de droit ou perte de sens ? Sur quelques exemples de notions intraduisibles en russe\u00a0\u00bb, in BASSANO, Marie, MASTOR, Wanda (\u00e9ds.), <em>Justement traduire. Les enjeux de la traduction juridique (histoire du droit, droit compar\u00e9)<\/em>, Toulouse, Presses de l\u2019Universit\u00e9 Toulouse, 2020, p. 251-273.<\/p>\n<p>CORNU, G\u00e9rard, <em>Linguistique juridique<\/em>, Paris, Montchrestien, 1990.<\/p>\n<p>DAVID, Ren\u00e9, <em>Les grands syst\u00e8mes de droit contemporains<\/em>, 6<sup>e<\/sup> \u00e9d., Paris, Dalloz, 1974.<\/p>\n<p>DIDIER, Emmanuel, <em>Langues et langages du droit<\/em>, Montr\u00e9al, Wilson et Lafleur, 1990.<\/p>\n<p>G\u00c9MAR, Jean-Claude, \u00ab\u00a0De la traduction juridique \u00e0 la jurilinguistique : la qu\u00eate de l\u2019\u00e9quivalence\u00a0\u00bb, <em>Meta<\/em>, n. 60 (3), 2015, p. 476-493, doi\u00a0: <a href=\"https:\/\/doi.org\/10.7202\/1036139ar\">https:\/\/doi.org\/10.7202\/1036139ar<\/a><\/p>\n<p>HARVEY, Malcom, \u00ab\u00a0Traduire l\u2019intraduisible. Strat\u00e9gies d\u2019\u00e9quivalence dans la traduction juridique\u00a0\u00bb, <em>ILCEA<\/em>, n. 3, 2002, p. 39-49, doi\u00a0: <a href=\"https:\/\/doi.org\/10.4000\/ilcea.790\">https:\/\/doi.org\/10.4000\/ilcea.790<\/a><\/p>\n<p>KERCHOVE, Michel van de, \u00ab\u00a0Langage juridique et langage usuel\u00a0: vrais ou faux amis\u00a0?\u00a0\u00bb, <em>International Journal for the Semiotics of Law\/Revue internationale de s\u00e9miotique juridique<\/em>, 22 (2), 2009, doi\u00a0: <a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1007\/s11196-012-9282-9\">https:\/\/doi.org\/10.1007\/s11196-012-9282-9<\/a><\/p>\n<p>LADMIRAL, Jean-Ren\u00e9, <em>Traduire : th\u00e9or\u00e8mes pour la traduction<\/em>, 2<sup>e<\/sup> \u00e9d., Paris, Gallimard, 2002.<\/p>\n<p>LEDERER, Marianne, <em>La traduction aujourd\u2019hui. Le mod\u00e8le interpr\u00e9tatif<\/em>, Paris, Hachette-Livre, 1994.<\/p>\n<p>LEGRAND, Pierre, \u00ab\u00a0Issues in the Translatability of Law\u00a0\u00bb, in BERMANN, Sandra, WOOD, Michael (\u00e9ds.), <em>Nation, Language, and the Ethics of Translation<\/em>, Princeton University Press, 2005, p. 30-50.<\/p>\n<p>MONJEAN-DECAUDIN, Sylvie, \u00ab\u00a0La traduction du droit dans la proc\u00e9dure judiciaire\u00a0\u00bb, <em>Les Cahiers de la Justice<\/em>, n. 2, 2012, p. 127-140.<\/p>\n<p>MORETTI, Setty Alaoui, \u00ab\u00a0D\u00e9calages et interf\u00e9rences en traduction juridique espagnol-fran\u00e7ais\u00a0\u00bb, <em>ILCEA<\/em>, n. 3, 2002, p. 51-69, doi\u00a0: <a href=\"https:\/\/doi.org\/0.4000\/ilcea.804\">https:\/\/doi.org\/0.4000\/ilcea.804<\/a><\/p>\n<p>NIDA, Eugene A., TABER Charles R., <em>The Theory and Practice of Translation: with Special Reference to Bible Translating<\/em>, Leiden, Brill, 1969.<\/p>\n<p>OST, Fran\u00e7ois, \u00ab Les d\u00e9tours de Babel \u00bb, in SUEUR, Jean-Jacques (\u00e9d.), <em>Interpr\u00e9ter et traduire<\/em>, Bruxelles, Bruylant, 2007, p. 13-45.<\/p>\n<p>PELAGE, Jacques, \u00ab\u00a0La traduisibilit\u00e9 des discours juridiques\u00a0\u00bb, <em>Babil\u00f3nia<\/em>, n. 5, 2007, p. 161-175.<\/p>\n<p>PETR\u016e, Ivo, \u00ab\u00a0La traduction juridique\u00a0: entre \u00e9quivalence fonctionnelle et \u00e9quivalence formelle\u00a0\u00bb, <em>\u00c9tudes romanes de Brno<\/em>, n. 37 (2), 2016, doi\u00a0: <a href=\"https:\/\/doi.org\/10.5817\/ERB2016-2-14\">https:\/\/doi.org\/10.5817\/ERB2016-2-14<\/a><\/p>\n<p>\u0160AR\u010cEVI\u0106, Susan, \u00ab Translation of Culture-Bound Terms in Laws \u00bb, <em>Multilingua<\/em>, n. 4 (3), 1985, p. 127-133.<\/p>\n<p>SELESKOVITCH, Danica, LEDERER, Marianne, <em>Interpr\u00e9ter pour traduire<\/em>, Paris, Les Belles Lettres, 1984.<\/p>\n<p>SIMEONI, Daniel, \u00ab La langue de traduction \u00bb, <em>La linguistique<\/em>, n. 40 (1), 2004, p. 67-82.<\/p>\n<p>SOURIOUX, Jean-Louis, LERAT, Pierre, <em>Le langage du droit<\/em>, Paris, PUF, 1975.<\/p>\n<p>TUNC, Andr\u00e9, <em>Cours de grands syst\u00e8mes de droit contemporain<\/em>, Paris, Les cours de droit, 1970.<\/p>\n<p>VINAY, Jean-Paul, DARBELNET, Jean, <em>Stylistique compar\u00e9e du fran\u00e7ais et de l\u2019anglais. <\/em><em>M\u00e9thode de traduction<\/em>, Paris, Didier, 1958.<\/p>\n<p>WESTON, Martin, <em>An English Reader\u2019s Guide to the French Legal System<\/em>, New York\/Oxford, Berg, 1991.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h4 id=\"sitographie\">Sitographie<\/h4>\n<p>Le Code de proc\u00e9dure p\u00e9nale\u00a0:<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.legifrance.gouv.fr\/affichCode.do?cidTexte=LEGITEXT000006071154\">http:\/\/www.legifrance.gouv.fr\/affichCode.do?cidTexte=LEGITEXT000006071154<\/a><\/p>\n<p>Le Tr\u00e9sor de la langue fran\u00e7aise informatis\u00e9 (TLF)\u00a0: <a href=\"http:\/\/atilf.atilf.fr\">http:\/\/atilf.atilf.fr<\/a><\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.e-justice.europa.eu\">www.e-justice.europa.eu<\/a><\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/eur-lex.europa.eu\/homepage.html\">https:\/\/eur-lex.europa.eu\/homepage.html<\/a><\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/e-justice.europa.eu\/\">https:\/\/e-justice.europa.eu\/<\/a><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<hr \/>\n<p>Per citare questo articolo:<\/p>\n<p>Carmen-Ecaterina CIOB\u00c2C\u0102, \u00ab Quelques incongruences dans la traduction du droit p\u00e9nal fran\u00e7ais. Approche contrastive\u00a0\u00bb, <em>Rep\u00e8res DoRiF,<\/em> n. 32 <em>Le droit e(s)t la langue<\/em>, DoRiF Universit\u00e0, Roma, aprile 2025.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">ISSN 2281-3020<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-8924 aligncenter\" src=\"https:\/\/www.dorif.it\/reperes\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/logo-pubblicazione.png\" alt=\"\" width=\"111\" height=\"49\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">Quest\u2019opera \u00e8 distribuita con Licenza\u00a0<a href=\"http:\/\/creativecommons.org\/licenses\/by-nc-nd\/3.0\/it\/\">Creative Commons Attribuzione \u2013 Non commerciale \u2013 Non opere derivate 3.0 Italia<\/a>.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p> <a href=\"https:\/\/www.dorif.it\/reperes\/carmen-ecaterina-ciobaca-quelques-incongruences-dans-la-traduction-du-droit-penal-francais-approche-contrastive\/\"> Continue de lire&#8230;<\/a><\/p>\n","protected":false},"author":8,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_bbp_topic_count":0,"_bbp_reply_count":0,"_bbp_total_topic_count":0,"_bbp_total_reply_count":0,"_bbp_voice_count":0,"_bbp_anonymous_reply_count":0,"_bbp_topic_count_hidden":0,"_bbp_reply_count_hidden":0,"_bbp_forum_subforum_count":0,"footnotes":""},"categories":[425],"tags":[426],"class_list":["post-12077","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-le-droit-est-la-langue","tag-32-le-droit-est-la-langue"],"acf":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v27.5 - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-wordpress\/ -->\n<title>Carmen-Ecaterina CIOB\u00c2C\u0102, Quelques incongruences dans la traduction du droit p\u00e9nal fran\u00e7ais. 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