{"id":6005,"date":"2021-01-25T23:20:32","date_gmt":"2021-01-25T22:20:32","guid":{"rendered":"https:\/\/www.dorif.it\/reperes\/?p=6005"},"modified":"2021-07-27T12:06:22","modified_gmt":"2021-07-27T10:06:22","slug":"annafrancesca-naccarato-recension-paissa-p-koren-r-dir-du-singulier-au-collectif-constructions-discursives-de-lidentite-collective-dans-les-debats-publics-li","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.dorif.it\/reperes\/annafrancesca-naccarato-recension-paissa-p-koren-r-dir-du-singulier-au-collectif-constructions-discursives-de-lidentite-collective-dans-les-debats-publics-li\/","title":{"rendered":"Annafrancesca NACCARATO, Recension : PAISSA, P., KOREN, R., (dir.), \u00ab Du singulier au collectif : construction(s) discursive(s) de l\u2019identit\u00e9 collective dans les d\u00e9bats publics \u00bb, Limoges, Lambert-Lucas, 2020, pp. 244"},"content":{"rendered":"<p><div class=\"fusion-fullwidth fullwidth-box fusion-builder-row-1 nonhundred-percent-fullwidth non-hundred-percent-height-scrolling\" style=\"--awb-border-radius-top-left:0px;--awb-border-radius-top-right:0px;--awb-border-radius-bottom-right:0px;--awb-border-radius-bottom-left:0px;--awb-flex-wrap:wrap;\" ><div class=\"fusion-builder-row fusion-row\"><div class=\"fusion-layout-column fusion_builder_column fusion-builder-column-0 fusion_builder_column_1_1 1_1 fusion-one-full fusion-column-first fusion-column-last\" style=\"--awb-bg-size:cover;--awb-margin-bottom:0px;\"><div class=\"fusion-column-wrapper fusion-flex-column-wrapper-legacy\"><div class=\"fusion-text fusion-text-1\"><div id=\"article_body\" lang=\"FR\">\n<p class=\"align_justify\"><strong><\/p>\n<\/div><div class=\"fusion-text fusion-text-2\"><p><\/strong><\/p>\n<h2 id=\"recension-:-paissa-p-koren-r-d\" style=\"text-align: center;\">Annafrancesca Naccarato<\/h2>\n<h2 id=\"recension-:-paissa-p-koren-r-d-0\" style=\"text-align: center;\">Recension : PAISSA, P., KOREN, R., (dir.), \u00ab Du singulier au collectif : construction(s) discursive(s) de l\u2019identit\u00e9 collective dans les d\u00e9bats publics \u00bb, Limoges, Lambert-Lucas, 2020, pp. 244<\/h2>\n<\/div><div class=\"fusion-clearfix\"><\/div><\/div><\/div><div class=\"fusion-layout-column fusion_builder_column fusion-builder-column-1 fusion_builder_column_1_1 1_1 fusion-one-full fusion-column-first fusion-column-last\" style=\"--awb-bg-size:cover;\"><div class=\"fusion-column-wrapper fusion-column-has-shadow fusion-flex-column-wrapper-legacy\"><div class=\"fusion-clearfix\"><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><div class=\"fusion-fullwidth fullwidth-box fusion-builder-row-2 fusion-flex-container nonhundred-percent-fullwidth non-hundred-percent-height-scrolling\" style=\"--awb-border-radius-top-left:0px;--awb-border-radius-top-right:0px;--awb-border-radius-bottom-right:0px;--awb-border-radius-bottom-left:0px;--awb-flex-wrap:wrap;\" ><div class=\"fusion-builder-row fusion-row fusion-flex-align-items-flex-start fusion-flex-content-wrap\" style=\"max-width:1216.8px;margin-left: calc(-4% \/ 2 );margin-right: calc(-4% \/ 2 );\"><\/div><\/div><div class=\"fusion-fullwidth fullwidth-box fusion-builder-row-3 nonhundred-percent-fullwidth non-hundred-percent-height-scrolling\" style=\"--awb-border-radius-top-left:0px;--awb-border-radius-top-right:0px;--awb-border-radius-bottom-right:0px;--awb-border-radius-bottom-left:0px;--awb-flex-wrap:wrap;\" ><div class=\"fusion-builder-row fusion-row\"><div class=\"fusion-layout-column fusion_builder_column fusion-builder-column-2 fusion_builder_column_1_1 1_1 fusion-one-full fusion-column-first fusion-column-last\" style=\"--awb-bg-size:cover;--awb-margin-bottom:0px;\"><div class=\"fusion-column-wrapper fusion-flex-column-wrapper-legacy\"><div class=\"fusion-text fusion-text-3\"><div class=\"fusion-text fusion-text-3\"><\/div>\n<p><strong>Annafrancesca Naccarato<\/strong><br \/>\nUniversit\u00e9 de la Calabre<br \/>\nannafrancesca.naccarato@unical.it<\/p>\n<p class=\"align_justify\">Le volume\u00a0<em>Du singulier au collectif : construction(s) discursive(s) de l\u2019identit\u00e9 collective dans les d\u00e9bats publics<\/em>, publi\u00e9 sous la direction de Paola Paissa et de Roselyne Koren, illustre les r\u00e9sultats de la collaboration scientifique entre l\u2019\u00e9quipe isra\u00e9lienne ADARR et le groupe interuniversitaire italien AD-DORIF. Les articles qui le composent sont en bonne partie issus des communications pr\u00e9sent\u00e9es au colloque\u00a0<em>Identit\u00e9s collectives et d\u00e9bats publics\u00a0: constructions discursives<\/em>\u00a0(Universit\u00e9 de Turin, 9-10 mars 2017) et se concentrent sur l\u2019interaction entre le singulier et le collectif dans les prises de parole visant la construction de l\u2019identit\u00e9 d\u2019un groupe, mouvement, parti, etc. Ils ouvrent de nouvelles pistes de r\u00e9flexion dans un domaine de recherche qui canalise des notions complexes et dont les contours sont fuyants. \u00c0 partir de l\u2019examen de contextes d\u2019observation vari\u00e9s, les auteurs r\u00e9interrogent et r\u00e9actualisent quelques concepts cl\u00e9s de la rh\u00e9torique, de l\u2019argumentation et de l\u2019analyse du discours, afin de montrer les relations discursives entre l\u2019individu et le groupe auquel il appartient et de d\u00e9finir le r\u00f4le qu\u2019elles recouvrent dans la formation, le maintien et la transformation d\u2019une identit\u00e9 collective. L\u2019essai introductif de Paola Paissa et de Roselyne Koren,\u00a0<em>Du singulier au collectif : constructions discursives de l\u2019identit\u00e9 collective<\/em>\u00a0(pp. 9-21), d\u00e9crit le r\u00e9seau notionnel qui se d\u00e9gage des contributions r\u00e9unies dans le volume et met bien en lumi\u00e8re les \u00e9l\u00e9ments de continuit\u00e9 et d\u2019innovation par rapport aux \u00e9tudes d\u00e9j\u00e0 existantes sur le sujet. Il offre aussi des points de rep\u00e8re essentiels qui d\u00e9finissent la nature d\u2019une recherche touchant \u00e0 un th\u00e8me dont l\u2019\u00e9tendue \u00e9pist\u00e9mologique et interdisciplinaire permet des approches diverses. \u00ab Si l\u2019Autre du discours est une entit\u00e9 verbale n\u00e9cessaire \u00e0 la socialisation de l\u2019Un, il n\u2019est pas consid\u00e9r\u00e9 en l\u2019occurrence comme un\u00a0<em>alter ego<\/em>, mais comme une force configurant et r\u00e9gissant l\u2019individuation de l\u2019Un \u00bb (pp. 11-12) : par ces mots, les auteures vont au c\u0153ur de l\u2019enqu\u00eate men\u00e9e et en r\u00e9v\u00e8lent la pertinence par rapport \u00e0 l\u2019\u00e9poque actuelle. Apr\u00e8s avoir cern\u00e9 les fondements th\u00e9oriques qui soutiennent les divers articles, elles s\u2019arr\u00eatent d\u2019abord sur les modalit\u00e9s qu\u2019adoptent les auteurs pour analyser le dispositif \u00e9nonciatif et, en particulier, le \u00ab jeu des pronoms personnels \u00bb (p. 12). Elles consid\u00e8rent ensuite les principaux concepts auxquels les \u00e9tudes se r\u00e9f\u00e8rent : alt\u00e9rit\u00e9 \u2013 cette derni\u00e8re \u00e9tant envisag\u00e9e selon un mode \u00ab propositif \u00bb et non pas uniquement \u00ab r\u00e9actif \u00bb, pour utiliser la terminologie de Rabatel (pp. 66-67) \u2013 genre discursif,\u00a0<em>ethos<\/em>\u00a0collectif et individuel, st\u00e9r\u00e9otype, m\u00e9moire discursive, syst\u00e8me de valeurs. L\u2019introduction met \u00e9galement l\u2019accent sur la dimension temporelle de l\u2019identit\u00e9 collective, aspect que le volume aborde sous des perspectives diff\u00e9rentes. Aux essais qui prennent en consid\u00e9ration, selon une approche synchronique, des constructions identitaires embryonnaires, transitoires ou stabilis\u00e9es, s\u2019ajoutent ainsi des enqu\u00eates de nature diachronique, visant \u00e0 illustrer les diff\u00e9rentes phases de leur \u00e9volution.<\/p>\n<p class=\"align_justify\">La premi\u00e8re section du volume,\u00a0<em>L\u2019individu collectif dans tous ses \u00e9tats<\/em>, s\u2019ouvre avec l\u2019essai de Dominique Maingueneau,\u00a0<em>Je et identit\u00e9 collective<\/em>\u00a0(pp. 25-38), o\u00f9 l\u2019auteur propose une r\u00e9flexion particuli\u00e8rement f\u00e9conde sur le r\u00f4le du\u00a0<em>Je<\/em>\u00a0dans la construction identitaire d\u2019un collectif, ce dernier \u00e9tant envisag\u00e9 comme une structure hi\u00e9rarchique par rapport \u00e0 laquelle le pronom de la premi\u00e8re personne peut pr\u00e9senter des modalit\u00e9s d\u2019affirmation diff\u00e9rentes. Il laisse de c\u00f4t\u00e9 les cas o\u00f9 le Je se r\u00e9f\u00e8re \u00e0 des locuteurs ind\u00e9pendamment de leur appartenance \u00e0 un groupe ou ceux o\u00f9 il a une valeur g\u00e9n\u00e9rique, pour se concentrer en particulier sur le\u00a0<em>Je<\/em>\u00a0\u00ab participatif \u00bb, qu\u2019\u00e9noncent les membres d\u2019un collectif fort et stabilis\u00e9 (comme dans le cas des formules religieuses) ou d\u2019un collectif faible, mouvant (comme dans le cas de l\u2019\u00ab aphorisation \u00bb ou, plus pr\u00e9cis\u00e9ment, de la \u00ab panaphorisation \u00bb\u00a0<em>Je suis Paris<\/em>, s\u2019appuyant sur le mod\u00e8le ant\u00e9c\u00e9dent\u00a0<em>Je suis Charlie<\/em>), sur le\u00a0<em>Je<\/em>\u00a0\u00ab m\u00e9diateur \u00bb, que formulent des acteurs institutionnels (le pr\u00e9dicateur, dans le cas du discours religieux, qui favorise la communication entre les fid\u00e8les et Dieu), et sur le\u00a0<em>Je<\/em>\u00a0\u00ab initiateur \u00bb, typique des situations o\u00f9 un individu essaie de \u00ab faire advenir un collectif \u00bb (p. 31), en s\u2019exprimant en tant que responsable de la constitution d\u2019un collectif fort (comme dans le cas de la fondation par Lacan de l\u2019<em>\u00c9cole Fran\u00e7aise de Psychanalyse<\/em>) ou en tant que porte-parole \u00ab inspir\u00e9 \u00bb d\u2019un collectif faible (comme dans le cas du rassemblement auquel fait allusion le discours de Jos\u00e9 Bov\u00e9 lors des \u00e9lections de 2007). En plus de fournir des outils analytiques applicables \u00e0 d\u2019autres contextes discursifs, la contribution de Maingueneau r\u00e9v\u00e8le la relation entre le mode d\u2019existence des identit\u00e9s collectives et le genre de discours concern\u00e9, ainsi que l\u2019effet que peuvent avoir les nouvelles technologies de la communication.<\/p>\n<p class=\"align_justify\">Dans l\u2019essai\u00a0<em>Rh\u00e9torique du lancement du mouvement politique \u00ab\u00a0En Marche\u00a0!\u00a0\u00bb (06.04-16.11.2016)\u00a0: une construction singuli\u00e8re du collectif<\/em>\u00a0(pp. 39-54), Roselyne Koren analyse le cas du\u00a0<em>Je<\/em>\u00a0\u00ab initiateur \u00bb. Au d\u00e9but de son \u00e9tude, elle reprend le concept de \u00ab soci\u00e9t\u00e9 des individus \u00bb \u00e9labor\u00e9 par Norbert Elias, qui r\u00e9fute la tendance \u00e0 consid\u00e9rer le singulier et le collectif comme les deux p\u00f4les d\u2019une opposition, pour mettre en valeur \u2013 au contraire \u2013 leur influence r\u00e9ciproque au sein de la soci\u00e9t\u00e9. Afin de justifier ce point de vue, l\u2019auteure explore le cas d\u2019Emmanuel\u00a0Macron et de la collectivit\u00e9 qu\u2019il tente de \u00ab faire advenir \u00bb en 2016 en jetant les fondements du mouvement \u00ab\u00a0En Marche\u00a0!\u00a0\u00bb. Koren examine un corpus constitu\u00e9, d\u2019un c\u00f4t\u00e9, du prologue de la Charte du mouvement et du discours que Macron a prononc\u00e9 \u00e0 Orl\u00e9ans en mai 2016 lors de la comm\u00e9moration de Jeanne d\u2019Arc et, de l\u2019autre, de toute une s\u00e9rie d\u2019articles extraits de divers journaux qui forment un r\u00e9servoir pr\u00e9cieux de citations et de t\u00e9moignages de la r\u00e9ception du projet macronien dans l\u2019espace discursif politique de l\u2019\u00e9poque. L\u2019examen des documents officiels (prologue de la Charte et discours d\u2019Orl\u00e9ans) vise \u00e0 relever les techniques mises en \u0153uvre pour d\u00e9passer les tensions entre le singulier et le collectif : parmi les pratiques discursives visant \u00e0 fonder une collectivit\u00e9 encore in\u00e9dite, en gestation, le jeu des pronoms personnels joue un r\u00f4le de premier plan. Le\u00a0<em>Je<\/em>\u00a0est \u00e0 la recherche constante d\u2019un\u00a0<em>nous<\/em>\u00a0qui l\u2019englobe et dont il est le principal promoteur. Mais l\u2019affirmation discursive de la collectivit\u00e9 d\u2019\u00ab\u00a0En Marche\u00a0!\u00a0\u00bb est li\u00e9e aussi \u00e0 d\u2019autres proc\u00e9d\u00e9s. Macron transgresse les lois du genre de la charte fondatrice pour y ins\u00e9rer une sorte d\u2019autoportrait apte \u00e0 favoriser un processus de rassemblement par identification, centr\u00e9 sur le partage de certaines valeurs (travail, libert\u00e9, fid\u00e9lit\u00e9, ouverture), donc sur un positionnement \u00e9thique. Le discours d\u2019Orl\u00e9ans utilise l\u2019exemple historique de Jeanne d\u2019Arc pour cr\u00e9er l\u2019image d\u2019une collectivit\u00e9 pr\u00eate \u00e0 s\u2019engager dans l\u2019action, une collectivit\u00e9 \u00ab transpartisane\u00a0\u00bb, \u00ab ni \u00e0 droite, ni \u00e0 gauche \u00bb, \u00ab\u00a0hors-syst\u00e8me \u00bb, comme le prouve aussi l\u2019analyse du corpus journalistique. Par une \u00e9tude ponctuelle et qui porte sur des questions d\u2019une grande actualit\u00e9, l\u2019essai de Koren illustre et \u00e9claire le processus de formation d\u2019un collectif encore virtuel, imaginaire, mais qui, en tant que tel, d\u00e9voile pleinement le pouvoir cr\u00e9ateur du discours.<\/p>\n<p class=\"align_justify\">L\u2019essai d\u2019Alain Rabatel,\u00a0<em>La construction des identit\u00e9s personnelles et collectives autour de Fran\u00e7ois Hollande dans le discours du Bourget de 2012 racont\u00e9 par Laurent Binet<\/em>\u00a0(pp. 55-69), est centr\u00e9 sur l\u2019analyse d\u2019un discours prononc\u00e9 par Fran\u00e7ois Hollande en 2012, lors de son entr\u00e9e en campagne \u00e9lectorale. Plus pr\u00e9cis\u00e9ment, l\u2019auteur examine ce discours \u00e0 travers le r\u00e9cit qu\u2019en fait l\u2019\u00e9crivain Laurent Binet dans\u00a0<em>Rien ne se passe comme pr\u00e9vu<\/em>\u00a0(Grasset, 2012). La construction de l\u2019identit\u00e9 personnelle de Hollande, ainsi que de l\u2019identit\u00e9 collective virtuelle dont il se voudrait le catalyseur, comporte ainsi la prise en consid\u00e9ration d\u2019une sorte de \u00ab d\u00e9s\u00e9quilibre \u00e9nonciatif \u00bb (p. 55), sa parole \u00e9tant essentiellement \u00ab cit\u00e9e \u00bb (p. 55). En effet, le r\u00f4le que joue \u00ab le locuteur\/ \u00e9nonciateur premier qu\u2019est le narrateur \u00bb (p. 56) a une influence sur cette construction, dont la description recourt \u00e0 des couples notionnels fondamentaux :\u00a0<em>ethos<\/em>\u00a0direct et\u00a0<em>ethos<\/em>\u00a0repr\u00e9sent\u00e9,\u00a0<em>ethos<\/em>\u00a0dit et\u00a0<em>ethos<\/em>\u00a0montr\u00e9. Notons que la construction identitaire qui ressort du discours de Hollande est li\u00e9e aussi aux destinataires de ce discours et \u00e0 leurs r\u00e9actions, ces derni\u00e8res \u00e9tant le signe d\u2019une adh\u00e9sion graduelle au collectif de gauche que le politicien vise \u00e0 constituer. La perception du discours de la part de la foule et de la part du narrateur laisse entrevoir une m\u00e9tamorphose de l\u2019image du candidat, comme le r\u00e9v\u00e8le aussi l\u2019emploi de certaines m\u00e9taphores et de certaines p\u00e9riphrases. Rabatel montre que la formation de l\u2019identit\u00e9 collective que d\u00e9clenche le discours de Hollande repose non seulement sur l\u2019affirmation d\u2019un\u00a0<em>nous<\/em>\u00a0construit par opposition aux adversaires (discours \u00ab r\u00e9actif \u00bb), mais aussi et surtout sur celle d\u2019un\u00a0<em>nous<\/em>\u00a0\u00e9manant du partage d\u2019un projet nouveau, de changement et de renouvellement (discours \u00ab propositif \u00bb).<\/p>\n<p class=\"align_justify\">Dans\u00a0<em>La parodie\u00a0: un genre discursif r\u00e9v\u00e9lateur de l\u2019imbrication identit\u00e9 singuli\u00e8re &#8211; identit\u00e9 collective<\/em>\u00a0(pp. 71-90), Ruggero Druetta explore les rapports entre le singulier et le collectif en choisissant un champ d\u2019investigation particulier : la parodie pratiqu\u00e9e par les humoristes. Ce genre discursif constitue d\u2019apr\u00e8s lui un domaine privil\u00e9gi\u00e9 pour analyser la dimension identitaire, le locuteur humoriste r\u00e9alisant un travail \u00ab de s\u00e9lection, de reproduction et de mise en saillance d\u2019\u00e9l\u00e9ments consid\u00e9r\u00e9s comme embl\u00e9matiques de la personne, du groupe social ou de la communaut\u00e9 dont on fait la parodie, et \u00e0 ce titre constitutifs d\u2019une identit\u00e9 \u00bb (p. 72). L\u2019auteur souligne la fonction que remplissent dans la caract\u00e9risation de cette identit\u00e9 des traits langagiers concernant plusieurs niveaux : vocabulaire, syntaxe, prononciation, etc. Il d\u00e9veloppe une r\u00e9flexion ponctuelle sur l\u2019enchev\u00eatrement du singulier et du collectif dans le processus complexe de la construction identitaire, qui s\u2019inspire d\u2019une double perspective, philosophique et psychologique. Druetta \u00e9labore ensuite une typologie de configurations \u00e9nonciatives que l\u2019on peut appliquer aux performances des humoristes et qui se fonde sur la prise en consid\u00e9ration de quatre param\u00e8tres : l\u2019\u00e9nonciateur humoriste, le personnage mis en sc\u00e8ne, envisag\u00e9 en tant que porte-parole ou en tant que repr\u00e9sentant de l\u2019identit\u00e9 collective concern\u00e9e, le destinataire et l\u2019identit\u00e9 collective constituant la cible de la parodie. Il utilise ensuite ce mod\u00e8le analytique pour examiner un sketch de l\u2019humoriste \u00c9lie Kakou mettant en sc\u00e8ne l\u2019un de ses personnages les plus c\u00e9l\u00e8bres, M\u00e9m\u00e9 Sarfati, un sp\u00e9cimen de la femme juive s\u00e9farade tunisienne. L\u2019article se termine par des remarques sur les notions d\u2019<em>ethos<\/em>\u00a0et de culture dans leurs rapports avec l\u2019identit\u00e9.<\/p>\n<p class=\"align_justify\">La contribution de Caterina Scaccia,\u00a0<em>Le passage du singulier au collectif dans le genre discursif du<\/em>\u00a0stand-up\u00a0:\u00a0<em>ironie et autod\u00e9rision dans<\/em>\u00a0Jamel 100% Debbouze (pp. 91-105), porte elle aussi sur un genre humoristique, le\u00a0<em>stand-up<\/em>. Il s\u2019agit d\u2019un type de spectacle qui se caract\u00e9rise par la participation active du public, ce dernier \u00e9tant amen\u00e9 \u00e0 s\u2019engager dans une sorte de dialogue avec l\u2019humoriste. L\u2019auteure prend en consid\u00e9ration un extrait de\u00a0<em>Jamel 100% Debbouze<\/em>, jou\u00e9 en 2004 par l\u2019artiste d\u2019origine marocaine Jamel Debbouze. Scaccia se penche en particulier sur les proc\u00e9d\u00e9s linguistiques et discursifs utilis\u00e9s pour construire une identit\u00e9 collective autre, qui contraste avec l\u2019image m\u00e9diatique des jeunes de banlieue et qui, par cons\u00e9quent, d\u00e9clenche un processus de remise en question d\u2019un\u00a0<em>ethos<\/em>\u00a0pr\u00e9alable. Comme le souligne le titre, l\u2019humoriste met \u00ab en sc\u00e8ne son v\u00e9cu (de jeune qui a grandi dans la banlieue),\u00a0<em>debout<\/em>\u00a0devant son auditoire, se dressant contre un certain ordre des choses, de toutes ses forces (<em>100%<\/em>) \u00bb (p. 92). Par un \u00ab\u00a0contre-discours r\u00e9parateur \u00bb (p. 94), il aboutit \u00e0 une dimension identitaire li\u00e9e non seulement \u00e0 l\u2019interaction entre l\u2019artiste et son public, mais aussi et surtout aux rapports entre le jeune de banlieue qu\u2019il a \u00e9t\u00e9 et les jeunes de banlieue d\u2019aujourd\u2019hui. L\u2019ironie et l\u2019autod\u00e9rision constituent alors des instruments aptes \u00e0 renverser les st\u00e9r\u00e9otypes sociaux qui d\u00e9terminent une conception partielle et g\u00e9n\u00e9raliste du contexte concern\u00e9. \u00c0 partir de l\u2019interaction entre des instances singuli\u00e8res et collectives appartenant \u00e0 des plans divers, l\u2019identit\u00e9 collective de l\u2019endogroupe se d\u00e9finit par opposition \u00e0 celle d\u2019un exogroupe influenc\u00e9 par la\u00a0<em>doxa<\/em>\u00a0m\u00e9diatique.<\/p>\n<p class=\"align_justify\">La seconde section du volume,\u00a0<em>Identit\u00e9s collectives et singularisation<\/em>, est introduite par l\u2019essai de Yana Grinshpun,\u00a0<em>\u00ab\u00a0Nous\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0vous\u00a0\u00bb\u00a0: la dynamique des identit\u00e9s universitaires antagonistes lors des blocages du printemps 2018<\/em>\u00a0(pp. 109-127), o\u00f9 l\u2019auteure s\u2019int\u00e9resse aux manifestations discursives d\u2019une identit\u00e9 collective transitoire. Elle prend en consid\u00e9ration le cas des contestations universitaires de 2018, suscit\u00e9es par la r\u00e9forme des modalit\u00e9s d\u2019acc\u00e8s en premier cycle propos\u00e9e par la ministre Fr\u00e9d\u00e9rique Vidal. Son \u00e9tude montre que si les opposants au projet minist\u00e9riel \u2013 \u00e9tudiants et professeurs \u2013 se construisent une identit\u00e9 collective forte, s\u2019inscrivant dans la m\u00e9moire collective de l\u2019histoire universitaire et dans la tradition contestataire soixante-huitarde, les supporteurs de la r\u00e9forme ne parviennent pas \u00e0 cr\u00e9er un v\u00e9ritable collectif, leur perspective \u00e9tant le plus souvent exprim\u00e9e par des prises de position individuelles v\u00e9hicul\u00e9es, au niveau du discours, par un\u00a0<em>nous<\/em>\u00a0instable et qui tend \u00e0 s\u2019individualiser. Grinshpun analyse un corpus constitu\u00e9 d\u2019une s\u00e9rie de mails \u00e9chang\u00e9s entre les membres des deux groupes lors du blocage des facult\u00e9s pour analyser, d\u2019un c\u00f4t\u00e9, le dispositif \u00e9nonciatif et les proc\u00e9d\u00e9s argumentatifs actualis\u00e9s et, de l\u2019autre, l\u2019<em>ethos<\/em>\u00a0discursif et extra-discursif d\u2019identit\u00e9s transitoirement conflictuelles, mais qui \u2013 dans des circonstances normales \u2013 sont cens\u00e9es manifester un m\u00eame\u00a0<em>ethos<\/em>\u00a0communautaire. Dans ce cas aussi, l\u2019analyse se concentre sur le jeu des pronoms et notamment sur la transformation d\u2019un je singulier en un\u00a0<em>nous<\/em>\u00a0collectif, sur l\u2019opposition entre un\u00a0<em>nous<\/em>\u00a0et un\u00a0<em>vous<\/em>\u00a0en tant que p\u00f4les d\u2019une alt\u00e9rit\u00e9 et sur l\u2019emploi d\u2019un\u00a0<em>on<\/em>\u00a0inclusif, exprimant l\u2019int\u00e9gration dans une m\u00eame entit\u00e9 \u00e9nonciative. L\u2019\u00e9tude aboutit \u00e0 une plus vaste r\u00e9flexion portant sur les concepts d\u2019<em>ethos<\/em>\u00a0pr\u00e9alable, d\u2019<em>ethos<\/em>\u00a0dit et d\u2019<em>ethos<\/em>\u00a0montr\u00e9.<\/p>\n<p class=\"align_justify\">L\u2019article de Galia Yanoshevsky,\u00a0<em>L\u2019identit\u00e9 de l\u2019Un dans le regard de l\u2019Autre\u00a0: Isra\u00ebl dans les guides touristiques et la question du locuteur collectif\u00a0<\/em>(pp. 129-147), envisage l\u2019interaction entre le singulier et le collectif comme un trait constitutif du guide touristique. L\u2019auteure analyse en particulier les modalit\u00e9s de constitution de l\u2019image collective du peuple qui habite le pays visit\u00e9 dans un genre o\u00f9 le locuteur \u00ab oscille entre l\u2019individuel et le collectif, se repr\u00e9sentant lui-m\u00eame en tant que porte-parole d\u2019une collectivit\u00e9 \u2013 celle de la culture visit\u00e9e ou celle des visiteurs \u00bb (p. 132). En d\u2019autres termes, l\u2019auteur du guide, locuteur individuel ou collectif, peut v\u00e9hiculer des points de vue divers : le sien, celui des visit\u00e9s ou celui des visiteurs. Le corpus qui est l\u2019objet de l\u2019analyse comprend des guides consacr\u00e9s \u00e0 Isra\u00ebl r\u00e9dig\u00e9s de 1948 \u00e0 nos jours. En s\u2019arr\u00eatant sur les proc\u00e9d\u00e9s scripturaux et visuels qui les caract\u00e9risent, Yanoshevsky consid\u00e8re en particulier le r\u00f4le des st\u00e9r\u00e9otypes dans la repr\u00e9sentation des collectivit\u00e9s culturelles. Cette repr\u00e9sentation peut provenir d\u2019une optique interne, \u00e9manant de la culture et des st\u00e9r\u00e9otypes qui informent l\u2019imaginaire des habitants du pays visit\u00e9 et qui rel\u00e8vent d\u2019un\u00a0<em>ethos<\/em>\u00a0collectif auto-attribu\u00e9, ou d\u2019une optique externe, celle du visiteur \u00e9tranger, relevant d\u2019un\u00a0<em>ethos<\/em>\u00a0collectif h\u00e9t\u00e9ro-attribu\u00e9. Autrement dit, le regard port\u00e9 sur l\u2019Autre \u2013 qui motive et fa\u00e7onne le genre du guide touristique \u2013 peut suivre une trajectoire allant de l\u2019int\u00e9rieur vers l\u2019ext\u00e9rieur ou, inversement, de l\u2019ext\u00e9rieur vers l\u2019int\u00e9rieur, en devenant le centre d\u2019irradiation de constructions identitaires diff\u00e9rentes, mais qui d\u00e9rivent toutes d\u2019un espace discursif o\u00f9 le singulier et le collectif coexistent et s\u2019enchev\u00eatrent.<\/p>\n<p class=\"align_justify\">Dans l\u2019essai\u00a0<em>La diversit\u00e9 culturelle comme \u00ab\u00a0patrimoine commun de l\u2019humanit\u00e9\u00a0\u00bb ou le pouvoir unificateur d\u2019une m\u00e9taphore<\/em>\u00a0(pp. 149-162), Irit Sholomon-Kornblit explore les proc\u00e9d\u00e9s rh\u00e9toriques par lesquels une organisation mondiale, l\u2019Unesco, actualise un discours qui vise \u00e0 construire une identit\u00e9 collective d\u00e9passant l\u2019h\u00e9t\u00e9rog\u00e9n\u00e9it\u00e9 de ses membres et l\u00e9gitimant son r\u00f4le de porte-parole de l\u2019humanit\u00e9. L\u2019analyse se concentre en particulier sur la m\u00e9taphore \u00ab patrimoine commun de l\u2019humanit\u00e9 \u00bb, qui transforme la diversit\u00e9 culturelle en une valeur contenue dans le collectif d\u00e9sir\u00e9. L\u2019\u00e9tude rh\u00e9torique de cette expression, ainsi que de sa m\u00e9moire discursive, est suivie de l\u2019examen des lex\u00e8mes qui la composent, envisag\u00e9s selon une approche \u00e0 la fois historique, s\u00e9mantique, discursive et argumentative. La D\u00e9claration de l\u2019Unesco de 2001 t\u00e9moigne ainsi de la constitution d\u2019une identit\u00e9 groupale aux valeurs bien d\u00e9finies, valeurs parmi lesquelles la pr\u00e9servation du patrimoine collectif, l\u2019attention accord\u00e9e \u00e0 l\u2019environnement et la responsabilit\u00e9 envers les g\u00e9n\u00e9rations \u00e0 venir jouent un r\u00f4le de premier plan. Le discours construit autour de ces valeurs \u2013 qui sont profond\u00e9ment ancr\u00e9es dans la culture occidentale et qui, dans une certaine mesure, n\u00e9gligent \u00ab l\u2019\u201cautre\u201d partie de l\u2019humanit\u00e9 \u00bb (p. 161) \u2013 est cependant indispensable aux institutions internationales, leur identit\u00e9 \u00e9tant li\u00e9e \u00e0 la construction d\u2019une dimension collective qui r\u00e9clame un effort d\u2019uniformisation et de gommage de la diversit\u00e9.<\/p>\n<p class=\"align_justify\">La contribution de Paola Cattani,\u00a0<em>\u00c9crivains ou diplomates\u00a0? Hommes de lettres et construction discursive de l\u2019identit\u00e9 europ\u00e9enne \u00e0 la Soci\u00e9t\u00e9 des Nations<\/em>\u00a0(pp. 163-175), analyse l\u2019un des premiers d\u00e9bats sur l\u2019Europe et explore, elle aussi, les voies qui m\u00e8nent \u00e0 une construction identitaire visant \u00e0 surmonter les diff\u00e9rentes perspectives individuelles et nationales. En examinant les proc\u00e8s-verbaux d\u2019un colloque organis\u00e9 en 1933 par l\u2019Institut International de Coop\u00e9ration Intellectuelle de la Soci\u00e9t\u00e9 des Nations, l\u2019auteure se focalise sur l\u2019analyse des proc\u00e9d\u00e9s discursifs gr\u00e2ce auxquels les nombreux \u00e9crivains qui y participent essaient de d\u00e9passer la diversit\u00e9 de leurs positions, pour parvenir \u00e0 une conception commune de l\u2019identit\u00e9 europ\u00e9enne. Au cours du d\u00e9bat, ils parlent non seulement en tant qu\u2019\u00e9crivains, mais aussi en tant que repr\u00e9sentants de leur pays d\u2019origine. S\u2019ins\u00e9rant dans un cadre international tr\u00e8s complexe, celui des ann\u00e9es de tension et de d\u00e9s\u00e9quilibre qui ont suivi la Grande Guerre, leurs interventions ne peuvent se caract\u00e9riser que par une attitude diplomatique, actualisant ainsi un \u00ab\u00a0<em>ethos<\/em>\u00a0moyen \u00bb, de la m\u00e9diation. \u00c0 partir de la notion de \u00ab co-construction dialogique des points de vue \u00bb \u2013 qu\u2019elle emprunte \u00e0 \u00c9lisabeth Nonnon et \u00e0 Alain Rabatel \u2013 Cattani montre que l\u2019identit\u00e9 europ\u00e9enne se d\u00e9finit graduellement au cours du colloque, par une activit\u00e9 argumentative qui vise \u00e0 construire une id\u00e9e partag\u00e9e de l\u2019Europe. On assiste alors aux tentatives et aux efforts pour parvenir \u00e0 l\u2019\u00e9laboration d\u2019une vision commune, fond\u00e9e sur une identit\u00e9 avant tout culturelle et sur des valeurs de non-bellig\u00e9rance qui opposent l\u2019esprit europ\u00e9en aux int\u00e9r\u00eats des puissances nationales. Le proc\u00e9d\u00e9 de la co-\u00e9nonciation favorise l\u2019interaction entre le singulier et le collectif, entre le statut d\u2019\u00e9crivain et celui de diplomate, et d\u00e9termine des changements affectant aussi le style des interventions, qui deviennent peu \u00e0 peu moins soign\u00e9es, br\u00e8ves et riches en allusions au discours de l\u2019Autre. En renon\u00e7ant \u00e0 leur parole auctoriale, ces \u00e9crivains r\u00e9ussissent ainsi \u00e0 jeter les fondements d\u2019une identit\u00e9 collective qui est encore au centre du d\u00e9bat public actuel.<\/p>\n<p class=\"align_justify\">L\u2019article de Patricia Kottelat,\u00a0<em>Contre une guerre sans nom et sans date\u00a0: la Fnaca, entit\u00e9 g\u00e9n\u00e9rationnelle singuli\u00e8re &#8211; Parcours diachronique (1958-2016)<\/em>\u00a0(pp. 177-192), porte sur la construction de l\u2019identit\u00e9 collective de la F\u00e9d\u00e9ration nationale des anciens combattants en Alg\u00e9rie, Maroc et Tunisie, qui se constitue en 1958, quatre ans apr\u00e8s le d\u00e9but du conflit ou, selon la formule officielle, des \u00ab op\u00e9rations de maintien de l\u2019ordre \u00bb. Par rapport \u00e0 d\u2019autres associations d\u2019anciens combattants, la Fnaca vise d\u2019abord \u00e0 r\u00e9v\u00e9ler la nature d\u2019un engagement militaire qui correspond en r\u00e9alit\u00e9 \u00e0 la derni\u00e8re guerre coloniale de la France et \u00e0 reconna\u00eetre aux soldats qui y ont particip\u00e9 leur statut effectif de combattants ainsi que tous les droits qui devraient en d\u00e9river. L\u2019auteure pr\u00e9sente une \u00e9tude diachronique de la dimension identitaire de la F\u00e9d\u00e9ration (de 1958 \u00e0 2016), en s\u2019appuyant sur un corpus que constituent les parutions mensuelles de son organe de presse. Kottelat analyse en particulier les traits qui caract\u00e9risent le dispositif \u00e9nonciatif et argumentatif mis en \u0153uvre et notamment les configurations t\u00e9moignant d\u2019une identit\u00e9 et d\u2019un\u00a0<em>ethos<\/em> collectifs qui \u00e9voluent selon les conditions du contexte socio-historique. L\u2019analyse repose sur l\u2019observation de trois phases : inaugurale (fondation et ann\u00e9es 60), de consolidation (ann\u00e9es 70, 80 et 90), dysphorique et puis d\u2019adaptation (\u00e0 partir de 2000). Si, au d\u00e9but, les instances du singulier et du collectif semblent co\u00efncider (ann\u00e9es 60), on s\u2019aper\u00e7oit qu\u2019il existe \u00e9galement des moments de juxtaposition (ann\u00e9es 70, 80, 90), de tension et de r\u00e9tablissement de l\u2019\u00e9quilibre initial (ann\u00e9es 2000), ce qui aboutira \u00e0 un v\u00e9ritable remodelage de l\u2019identit\u00e9 collective. En ce qui concerne la dimension \u00e9thotique, on remarque plusieurs passages:\u00a0<em>ethos<\/em>\u00a0de combattant humili\u00e9 (ann\u00e9es 60), de citoyen priv\u00e9 de ses droits (ann\u00e9es 70 et 80), de tenant des valeurs d\u00e9mocratiques (ann\u00e9es 90 et 2000) et enfin de garant de la v\u00e9rit\u00e9 historique (depuis 2002). De toute fa\u00e7on, les changements qui marquent l\u2019identit\u00e9 groupale de la Fnaca n\u2019arrivent pas \u00e0 effacer un noyau matriciel constitu\u00e9 de valeurs de pacifisme et d\u2019antifascisme autour desquelles s\u2019agglutine le nous id\u00e9ologique d\u2019une collectivit\u00e9 bless\u00e9e dans sa propre m\u00e9moire.<\/p>\n<p class=\"align_justify\">Le volume se cl\u00f4t par l\u2019essai de Stefano Vicari,\u00a0<em>Identit\u00e9(s) collective(s) des poilus entre presse officielle et correspondances priv\u00e9es<\/em>\u00a0(pp. 193-207), centr\u00e9 sur les configurations discursives de l\u2019identit\u00e9 collective des soldats de la Grande Guerre dans des textes journalistiques et \u00e9pistolaires. L\u2019auteur explore, d\u2019un c\u00f4t\u00e9, une construction identitaire officielle \u00e9manant des journaux de l\u2019\u00e9poque et, de l\u2019autre, une dimension groupale qui \u00e9merge des lettres des poilus, le plus souvent en r\u00e9ponse \u00e0 l\u2019identit\u00e9 qu\u2019on leur attribue de l\u2019ext\u00e9rieur. En ce qui concerne le corpus \u00ab presse \u00bb, qui comprend les 7 premiers num\u00e9ros, publi\u00e9s apr\u00e8s l\u2019entr\u00e9e en guerre, d\u2019un journal institutionnel, d\u2019un journal socialiste et d\u2019un journal nationaliste, Vicari analyse les strat\u00e9gies \u00e9nonciatives en s\u2019appuyant sur les notions de sur-\u00e9nonciation, de co-\u00e9nonciation et de sous-\u00e9nonciation. Pour ce qui est du corpus \u00ab correspondance priv\u00e9e \u00bb, constitu\u00e9 d\u2019environ 1500 lettres r\u00e9dig\u00e9es entre 1914 et 1918, il prend en consid\u00e9ration des ph\u00e9nom\u00e8nes de polyphonie, de diaphonie, de reprises en \u00e9cho ironiques et\/ou critiques du discours de la presse afin d\u2019observer en particulier les marques discursives qui mettent en lumi\u00e8re la dialectique du singulier et du collectif. Tout en appartenant \u00e0 une dimension essentiellement priv\u00e9e, les lettres des poilus circulent aussi dans l\u2019espace discursif public : elles passent au crible de la censure, font l\u2019objet de lectures devant des groupes d\u2019amis et de voisins, paraissent dans des recueils ou dans les journaux. L\u2019auteur montre que, si la presse tend \u00e0 adh\u00e9rer au discours officiel et \u00e0 construire pour les soldats une identit\u00e9 g\u00e9n\u00e9rique et partielle, ces derniers rejettent toute attribution identitaire exog\u00e8ne, en essayant constamment de red\u00e9finir les fronti\u00e8res entre eux et les autres (officiers, politiques, journalistes, civils) et de fa\u00e7onner une identit\u00e9 collective appartenant uniquement \u00e0 ceux qui combattent au front.<\/p>\n<p class=\"align_justify\">Par un examen attentif de l\u2019affirmation discursive de constructions identitaires issues de domaines divers (politique, institutionnel, ethnique, culturel), les contributions r\u00e9unies dans ce volume proposent des analyses innovatrices et ponctuelles qui \u00e9clairent la centralit\u00e9 des rapports entre le singulier et le collectif, en envisageant ces instances non pas en termes d\u2019opposition, mais de coexistence, d\u2019\u00e9change et de continuit\u00e9. Elles mettent en \u00e9vidence que les outils qu\u2019offrent la rh\u00e9torique, l\u2019analyse du discours et l\u2019argumentation peuvent se changer en moyens essentiels pour approfondir un th\u00e8me cl\u00e9 dans le d\u00e9bat public actuel et r\u00e9v\u00e8lent jusqu\u2019\u00e0 quel point le discours contribue \u00e0 d\u00e9finir le rapport entre le moi et le monde, entre l\u2019individu et la soci\u00e9t\u00e9, entre l\u2019Un et l\u2019Autre. Comme l\u2019observe Ruth Amossy (2010\u00a0: 156), \u00ab un \u00e9quilibre changeant et toujours \u00e0 ren\u00e9gocier s\u2019\u00e9tablit entre la pr\u00e9sentation de la collectivit\u00e9 et celle de la personne singuli\u00e8re, entre ce que mon discours montre du collectif au nom duquel il parle et la mise en sc\u00e8ne qu\u2019il effectue de moi \u00bb. C\u2019est dans le labyrinthe des voies menant \u00e0 cet \u00e9quilibre que cet ouvrage collectif essaie de p\u00e9n\u00e9trer, en illustrant la nature \u00e0 la fois singuli\u00e8re et collective de l\u2019identit\u00e9, ainsi que de sa dimension \u00e9thotique, et en montrant que tout positionnement dans le monde, qu\u2019il soit individuel ou groupal, se r\u00e9alise aussi (et surtout, ajouterons-nous) dans et par le langage.<\/p>\n<div id=\"article_notes\"><\/div>\n<\/div><div class=\"fusion-text fusion-text-5\"><p><div class=\"fusion-layout-column fusion_builder_column fusion-builder-column-3 fusion_builder_column_1_1 1_1 fusion-one-full fusion-column-first fusion-column-last\" style=\"--awb-bg-size:cover;--awb-margin-bottom:0px;\"><div class=\"fusion-column-wrapper fusion-flex-column-wrapper-legacy\"><div class=\"fusion-clearfix\"><\/div><\/div><\/div><div class=\"fusion-text fusion-text-5\"><\/div>\n<\/p><\/div>\n<\/div><div class=\"fusion-text fusion-text-7\"><hr \/>\n<p>Per citare questo articolo:<\/p>\n<p>Annafrancesca NACCARATO, \u00ab Recension : PAISSA, P., KOREN, R., (dir.),\u00a0 <em>Du singulier au collectif : construction(s) discursive(s) de l\u2019identit\u00e9 collective dans les d\u00e9bats publics<\/em> , Limoges, Lambert-Lucas, 2020, pp. 244\u00bb, <em>Rep\u00e8res DoRiF, <\/em>\u00a0Ateliers Didactique et Recherches,\u00a0 n. 2 \u2013 La didactique de l\u2019erreur, F\u00e9d\u00e9ration Alliances Fran\u00e7aises d&#8217;Italie et DoRiF Universit\u00e0, Roma dicembre 2020, https:\/\/www.dorif.it\/reperes\/annafrancesca-naccarato-recension-paissa-p-koren-r-dir-du-singulier-au-collectif-constructions-discursives-de-lidentite-collective-dans-les-debats-publics-li\/<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">ISSN 2281-3020<\/p>\n<\/div><div class=\"fusion-image-element fusion-image-align-center in-legacy-container\" 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