Marie-Claude L’HOMME, Paolo FRASSI
Polysémie et autres perspectives sur le sens en terminologie
Marie-Claude L’Homme
Observatoire de Linguistique Sens-Texte, Université de Montréal
mc.lhomme@umontreal.ca
Paolo Frassi
Dipartimento di Lingue e Letterature Straniere, Università degli Studi di Verona
paolo.frassi@univr.it
1. Introduction
La polysémie, propriété inhérente des unités linguistiques et moteur d’enrichissement du lexique, donne lieu à des perspectives diverses, parfois complémentaires, parfois en opposition. En suivant le parcours proposé dans cette contribution, on constatera que les différences sont attribuables à des causes multiples qui, parfois, se combinent. L’objet (langue générale ou langue de spécialité où la notion de “domaine” est omniprésente), le cadre théorique (sémantique lexicale, linguistique cognitive), le contexte d’application (description de sens dans un dictionnaire général, modélisation des connaissances), ou l’objectif (désambiguïsation, communication à des auditoires différents) sont autant de facteurs pouvant expliquer la multiplicité des regards sur la polysémie.
Longtemps, la terminologie a adhéré à un programme qui laissait peu de place à la cohabitation de sens multiples dans un même domaine. Ce numéro spécial, consacré à la polysémie et aux perspectives sur le sens en terminologie, montre que ces questions sont désormais au cœur de nombreux travaux et qu’elles offrent des clés pour aborder la variation, l’interaction entre un lexique « général » et des lexiques spécialisés ainsi que l’évolution des connaissances.
Le traitement de la polysémie en terminologie comme en terminographie peut s’appuyer sur les principes de sémantique lexicale tels qu’ils ont été identifiés dans la langue générale. Pour cette raison, nous passerons d’abord en revue quelques approches à ce phénomène dans ce domaine, pour nous tourner ensuite vers les perspectives plus spécifiquement terminologiques. Dans la dernière partie, nous présentons les contributions du présent numéro.
2. Polysémie et langue générale
La polysémie – phénomène largement reconnu dans la langue générale – a fait l’objet de nombreuses réflexions de nature linguistique, depuis BRÉAL (1897) et DARMESTETER (1886), en passant par ULLMANN (1951) et APRESJAN (1974), jusqu’aux propositions plus récentes de CRUSE (1995), GEERAERTS (1993), PUSTEJOVSKY & BOGURAEV (1996), WIERZBICKA (1996 chap. 6 « Semantics and “primitive” thought ») et HANKS (2013), pour n’en citer que quelques-unes.
Dans le domaine de la linguistique française, et toujours en référence à la langue générale, la polysémie a été prise en compte par POTTIER (1974), MARTIN (1983) dans le cadre de la sémantique componentielle, par VICTORRI & FUCHS (1996) pour ce qui est du traitement automatique des langues, par KLEIBER (1999) dans le cadre de la sémantique du prototype. Pour ce qui est plus spécifiquement de la polysémie verbale, nous rappelons les études de GREZKA (2009) et FRANÇOIS (2007). Le numéro 113 de Langue française (1997) explore la question de la polysémie nominale, alors que l’ouvrage collectif dirigé par SOUTET (2005) offre un panorama plus général sur la question. Nous signalons, par ailleurs, un numéro de Lexique portant sur la polysémie régulière (BARQUE & HAAS 2022). Finalement, la question de la polysémie a été prise en compte dans ses retombées lexicographiques dans PAULY (2010) et POLGUÈRE (2018).
Les réflexions sur la polysémie ont ainsi mis en lumière un certain nombre d’aspects qui la concernent : depuis la question de son existence, en passant par les limites entre monosémie complexe (facettes), l’établissement de distinctions entre polysémie et homonymie, les principes à la base de l’éclosion de nouvelles acceptions à partir d’une seule forme (notamment dans les approches cognitives). S’ajoutent également des questions plus fines, comme la différence entre la polysémie des unités lexicales et celle des unités grammaticales, la nécessité d’approches différentes pour appréhender la polysémie d’une unité lexicale et la polysémie d’un énoncé, le degré de granularité de la répartition des sens pour une même forme, ainsi que leur extension, le rôle joué par la partie du discours dans la modélisation du phénomène polysémique, etc.
Une des études fondatrices de la polysémie est celle d’APRESJAN (1974) qui a le mérite de définir clairement la polysémie par rapport à d’autres phénomènes de sémantique lexicale, comme par exemple l’homonymie et, surtout, de caractériser finement ce qu’il appelle la polysémie régulière. Cette dernière notion a été généralement bien accueillie par les linguistes, à tel point qu’elle a désormais intégré les études de sémantique lexicale. La polysémie régulière est ainsi un type de lien entre deux unités lexicales qui est très fréquent et régulier, s’opposant ainsi à la polysémie irrégulière, qui présente les caractéristiques inverses. Dans son étude, Apresjan a identifié des manifestations diverses de ces régularités, notamment la métonymie, qu’il distingue selon les trois parties du discours du substantif, du verbe et de l’adjectif.
Cruse (voir particulièrement CRUSE 2011), s’appuyant sur la linguistique cognitive et adoptant une approche ancrée dans le contexte, distingue la polysémie de ce qu’il appelle la polylexy, à savoir la séparation sur la base de critères sémantiques, dont la notion d’‘extension’, de deux unités lexicales. Cruse s’intéresse moins à l’identification des cas de polysémie récurrents, qu’à l’exploration du mécanisme intrinsèque de la polysémie dans toute sa complexité. La polysémie est ainsi une sorte continuum entre des instances de types différents, comme l’antagonistic reading ou les cooperative readings, qui font qu’une même forme qui peut se prêter à des interprétations différentes est liée à des différences dépendant d’une plus ou moins grande granularité, allant des microsens jusqu’à l’homonymie.
HANKS (2013) adopte une perspective légèrement différente sur cette notion de continuum. L’auteur propose de distinguer les normes et leur exploitation (norms and exploitations) : les premières correspondent à des sens stabilisés dans les langues et généralement reconnus comme tels par les locuteurs ; à l’inverse, les secondes se présentent sous la forme d’extensions créatives dans les textes.
En sémantique des cadres (FILLMORE 1982 ; FILLMORE & BAKER 2010), les sens distincts des unités linguistiques se distribuent en fonction de leur potentiel d’évocation de situations conceptuelles (ou cadres). Les critères visant à distinguer l’homonymie et la polysémie et ceux permettant de d’identifier les degrés de polysémie sont délaissés au profit d’une approche dont l’objet est d’expliquer le lien entre unités lexicales et connaissances d’arrière-plan, connaissances acquises par l’expérience ainsi que l’exposition à des connaissances sociales et culturelles.
3. Un programme pour prévenir la polysémie
La terminologie, qui a longtemps adhéré à un programme de prévention de la polysémie et de la variation dans l’optique du développement de référentiels terminologiques, a conçu un appareil théorique et méthodologique contribuant à masquer la présence de sens multiples associés à une forme linguistique. Bien qu’il ait fait l’objet de nombreuses critiques, ce programme trouve encore écho aujourd’hui dans la plupart des ressources terminologiques où la polysémie est très réduite.
Préoccupée par la désambiguïsation de la communication et la mise au point de référentiels terminologiques, la Théorie générale de la terminologie (TGT), s’inspirant des pratiques mises en place dans certains domaines scientifiques et techniques, a formulé des principes visant à gommer la polysémie (ou, plus précisément, l’association de concepts différents à une même dénomination) ainsi que synonymie et la variation (l’association de dénominations différentes à un même concept). Dans une interprétation littérale, le terme idéal était monosémique et dépourvu de concurrents dénominatifs. La TGT a longtemps adopté un point de vue aux antipodes de ceux décrits dans la section qui précède.
4. Concepts mutuellement exclusifs et découpage par domaines
Les méthodes déployées pour l’élaboration de ressources terminologiques contribuent également à réduire la polysémie ou à donner l’impression qu’il s’agit d’un phénomène exceptionnel à gérer lorsqu’on décrit des termes. La polysémie a parfois servi à opposer les termes spécialisés des unités lexicales décrites dans les ouvrages de référence généraux. Le contraste entre les méthodes de la terminologie et de la lexicographie est souligné à forts traits dans les ouvrages de terminologie (SAGER 1990 ; CABRÉ 1999, WRIGHT 2022).
D’abord, les sens sont envisagés et décrits en fonction de domaines délimités parfois de manière très précise. Les terminologues peuvent ainsi faire abstraction des sens associés à d’autres domaines ou à des usages plus courants. Traditionnellement, les terminologues ont distingué l’homonymie (des sens multiples rattachés à des domaines différents) de la polysémie à proprement parler (des sens multiples dans le même domaine)[1]. Le dégroupement homonymique (VAN CAMPENHOUDT 2001) est manifeste dans les banques de terminologie multilingues cherchant à établir des liens interlinguistiques parfaits.
Par ailleurs, les entrées ou fiches terminologiques uniconceptuelles (une entrée = un concept), résultant d’une démarche onomasiologique) sont utiles pour définir des concepts mutuellement exclusifs, mais coupent tout lien de polysémie observable dans un même domaine ou dans des domaines distincts.
5. Émergence de nouvelles perspectives
La réalité des faits linguistiques a tôt fait de révéler que le programme initial de la terminologie ne fonctionne que dans des circonstances très contrôlées : le développement d’une ressource pour des utilisateurs bien ciblés, un domaine délimité de manière très précise, l’obtention d’un consensus dans un groupe d’experts. L’observation et la prise en compte de la variation permises par les études basées sur corpus et la consultation de groupes d’utilisateurs de terminologies diversifiés révèle que le sens spécialisé est perméable à différents facteurs externes.
Des travaux ont mis au jour le fait que le sens des termes n’est pas aussi stable ou « stabilisable » que le souhaiteraient des approches plus classiques. Une partie de ces travaux abordent le sens terminologique sous les angles de l’indétermination (ANDERSEN 2007), de l’ambiguïté (STERNER 2022) et de la variation (notamment, la variation diachronique, TEMMERMAN 2000). D’autres travaux comparant des discours ou des corpus de nature différente, permettent de mettre au jour des écarts quant à l’emploi des mêmes termes. Ces écarts sont attribués à des points de vue distincts (CONDAMINES & REBEYROLLE 1996) ou à l’adaptation de discours à des auditoires de niveaux de spécialisation distincts (MEYER & MACKINTOSH 2000). D’autres travaux, enfin, se tournent vers la sémantique lexicale ou la linguistique cognitive pour caractériser des distinctions sémantiques opposant langue commune et domaines spécialisés, différents domaines de spécialité ou, encore, observables dans un seul domaine (FRASSI 2022 ; L’HOMME 2020a, 2020b). À ces travaux s’ajoutent ceux des lexicographes devant distinguer les acceptions d’une même forme lexicale, parmi lesquelles se trouvent invariablement des acceptions associées à des domaines spécialisés.
Même si les perspectives adoptées par ces travaux diffèrent, elles pointent toutes vers une reconnaissance de la coexistence de sens multiples dans les domaines de spécialité.
6. Les contributions dans ce numéro
Ce numéro spécial est une nouvelle occasion de se pencher sur le phénomène de la polysémie et d’en examiner les différentes facettes. Toutefois, en mettant un accent particulier sur l’interaction entre sens et domaines spécialisés, les contributions réunies ici mettent en lumière des aspects spécifiques liés à la transmission de connaissances scientifiques ou techniques. Outre la diversité des domaines pris en compte (commerce, exobiologie, environnement, informatique, marine, médecine, physique, sport, textile) et des langues décrites (anglais, français, italien, russe), on note surtout la richesse des points de vue adoptés pour expliquer la cohabitation de sens multiples dans les domaines spécialisés.
Dans leur article intitulé « Polysémie et pluridisciplinarité dans un contexte de construction d’une nouvelle discipline : l’exobiologie », Anne Condamines et Aurélie Picton examinent différents phénomènes reliés à la polysémie à l’œuvre dans le contexte de la construction d’un nouveau champ de connaissances. Le domaine étudié par les chercheuses, à savoir l’exobiologie, est issu de l’intersection entre d’autres domaines existants, notamment l’astronomie, la biologie, la chimie et la géologie. Cette pluridisciplinarité contribue à la présence de polysémie, mais également à d’autres phénomènes étroitement liés à la polysémie, à savoir l’indétermination et l’expression de points de vue différents sur les connaissances. Les chercheuses, mettant à profit les principes et les méthodes de la terminologie textuelle, observent ces différents phénomènes dans des corpus associés aux domaines qui viennent d’être évoqués et les interprètent avec des experts du domaine.
Dans leur article intitulé « Terminologie des pertes et préjudices causés par le changement climatique : étude de cas sur l’indétermination en contexte institutionnel multilingue », Camille Biros, Aurélie Picton et Sabine Lavorel étudient l’utilisation des expressions loss and damages et slow-onset event dans un corpus diachronique contenant des documents officiels anglais et leur traduction reliés aux changements climatiques. Leur étude permet de mettre au jour l’interaction complexe de variables de nature différente (indétermination délibérée, évolution des connaissances, structure des langues en présence, etc.) contribuant à l’indétermination plus ou moins marquée d’expressions pourtant fondamentales dans le domaine. Ces facteurs compliquent le travail des traducteurs qui peuvent faire le choix de maintenir ou de clarifier l’indétermination ainsi que le dialogue entre les États devant légiférer sur les questions reliées aux changements climatiques.
Julie Humbert-Droz, dans son article intitulé « Exploration de la polysémie dans un contexte de circulation des termes : études de cas en corpus comparable », s’intéresse à différents phénomènes reliés à la déterminologisation et à leur contribution à une réflexion plus générale sur la polysémie en terminologie. La déterminologisation, terme proposé par MEYER & MACKINTOSH (2000), concerne différents phénomènes à l’œuvre lorsque les termes sont utilisés dans des contextes moins spécialisés. L’autrice étudie la distribution des termes (en se focalisant sur les termes photon et accélérateur de particules) dans un corpus de textes portant sur la physique des particules organisé en sous-corpus de niveaux de spécialisation différents. La méthode outillée révèle différents indices de modulation sémantique dans les sous-corpus (hyperonymes et méronymes souvent moins précis dans les corpus moins spécialisés ; utilisation de cooccurrents distincts révélant des sens différents, etc.).
Le domaine des activités physiques et sportives fait l’objet de l’article « Dénominations polylexicales et polysémie : l’exemple des mouvements de la préparation physique », dans lequel Angelina Aleksandrova analyse plus d’un millier de termes issus d’un corpus constitué ad hoc pour se concentrer principalement sur les unités polylexicales. La polysémie concerne des composantes spécifiques de ces unités, qui peuvent subir des variations selon les contextes et nourrir, de ce fait, la polysémie de ces entités terminologiques.
Dans son article intitulé « Pour une représentation terminographique de la polysémie en diachronie », Maria Francesca Bonadonna s’attarde sur la représentation des liens de polysémie dans une ressource terminographique qui tient compte de l’évolution des termes et de leurs sens dans le temps. La réflexion s’inscrit dans un projet portant sur les termes du commerce observés dans des corpus spécialisés couvrant des périodes allant de 1850 à 2020 selon des critères correspondant à des changements importants survenus dans le domaine. L’autrice propose une méthode de détection de la polysémie mettant à profit l’organisation diachronique du corpus. Le modèle de représentation proposé permet aux utilisateurs de parcourir un graphe dans lequel les liens de polysémie préalablement décrits sont enrichis afin de distinguer les cas de polysémie traversant toutes les périodes ou une partie d’entre elles.
Dans son article « La polysémie en terminologie : le cas du domaine textile (XVIIIe – XXIe siècles) », Klara Dankova analyse quelques termes relevant du domaine textile, depuis le siècle des lumières jusqu’à nos jours, selon une perspective diachronique. L’objectif est d’étudier les variations des sens qui interviennent entre langue générale et langue de spécialité à travers la prise en compte des acceptions de la polysémie de ces mêmes termes, dont quelques-unes dénotent des concepts typiques du savoir spécialisé.
L’article intitulé « Aspects polysémiques en diachronie du terme espèce » de Maria Chiara Salvatore se concentre sur espèce, et étudie les variations du concept, du mot et du terme dans le domaine des sciences naturelles. Plus particulièrement, elle se propose de mesurer l’écart entre les polysèmes de la langue générale et les acceptions spécifiques du terme dans une perspective diachronique.
Jacques François nous plonge dans le domaine de la marine à voile avec son article « Les termes de la marine à voile entre monosémie et polysémie, sources ou cibles d’extensions de sens ». Selon l’approche de la polysémie évolutive, à partir de la polysémie tracée par la rubrique « Étymologie et histoire » du Trésor de la Langue Française informatisé, l’auteur propose de mettre en évidence les extensions de sens et identifie neuf cas de figure après l’analyse d’une cinquantaine de vocables du domaine en question.
Dans leur contribution « Polysémie de la terminologie artistique dans les traductions des Vite de Giorgio Vasari. Une base de données parallèle pour l’étude de la terminologie artistique », Daniel Henkel et Valeria Zotti explorent le potentiel d’une base de données parallèle pour la détection de la polysémie dans le domaine artistique. Plus spécifiquement, plusieurs sous domaines sont convoqués : l’architecture, la sculpture et la peinture. Le point de départ de cette étude est représenté par les Vite, ouvrage de Giorgio Vasari, dans ses deux versions italienne et française. L’identification de la polysémie concerne un terme italien particulier, tondo, dont les auteurs explorent les nuances sémantiques à travers un continuum qui va de la langue générale à la langue de spécialité. Cette démarche leur permet de mettre en relief le rôle de l’interprétation du terme dans la phase de traduction des différentes acceptions de sa polysémie de la langue source (l’italien) à la langue cible (le français).
L’article intitulé « Le sens de la polysémie en terminologie : propositions de représentations » de Federica Vezzani, Rute Costa, Giorgio Maria Di Nunzio et Silvia Piccini s’inscrit dans un objectif de modélisation numérique. Les auteur(e)s essaient de délimiter la part conceptuelle et la part linguistique du terme, en proposant de passer par trois entités (objet, concept et terme), ce qui permet de mieux modéliser la polysémie avec les outils offerts par l’informatique. Les deux exemples de termes proposés, relevant de la médecine et de l’informatique, sont représentés au moyen du format TermBase eXchange (TBX).
Polina Mikhel, dans son article intitulé « Polysémie en langue générale et en langue de spécialité : le cas de la terminologie de la chimie », s’intéresse aux termes fondamentaux de la chimie (en anglais, français et russe) caractérisés par une polysémie assez élevée. Partant du constat selon lequel les apprenants éprouvent des difficultés à distinguer les sens véhiculés par ces termes (notamment lorsqu’il y a interférence entre langue générale et langue de spécialité), l’autrice propose une représentation tirant profit de la mise en réseau en systèmes lexicaux et de la mise en évidence de liens de polysémie.
Remerciements
Tous les articles contenus dans le présent numéro ont été soumis à une évaluation en double aveugle : nous tenons à remercier les évaluateurs anonymes, pour leur travail de relecture des articles, ainsi que tous les auteurs et les autrices qui ont contribué à ce numéro. Pour le travail d’édition, nous avons bénéficié de la collaboration d’Alessia Della Rocca, que nous souhaitons également remercier ici pour l’efficacité et la précision de son travail de relecture.
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[1] Cette distinction, on l’aura compris, s’éloigne de celle établie en linguistique.
Per citare questo articolo:
Marie-Claude L’HOMME, Paolo FRASSI, « Polysémie et autres perspectives sur le sens en terminologie », Repères DoRiF, hors-série – En termes de polysémie. Sens et polysémie dans les domaines de spécialité, DoRiF Università, Roma, ottobre 2025, https://www.dorif.it/reperes/marie-claude-lhomme-paolo-frassi-polysemie-et-autres-perspectives-sur-le-sens-en-terminologie/
ISSN 2281-3020
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