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Muriel MAYETTE-HOLTZ

L’importance du corps lorsque l’on parle de la voix

 

Muriel Mayette-Holtz
Comédienne, metteur en scène, directrice du Théâtre National de Nice
muriel.mayette@gmail.com

 

La voix fonctionne comme un instrument de musique à vent, en faisant vibrer l’air que l’on respire. On inspire de l’air dans nos poumons et lorsque l’on expire, l’air est propulsé vers l’extérieur, remonte le long de la trachée et fait vibrer les cordes vocales afin de produire un son. C’est donc avant tout un acte physique !

Lorsque l’on prend la parole, on oublie trop souvent qu’il s’agit D’ABORD d’un geste du corps, tel un sportif nous devons être prêt à parler… Or la timidité, le trac, le stress font oublier ce rapport au corps et laisse la tête diriger l’opération… C’est alors que la tête nous juge et commence le long cauchemar: «je n’aime pas parler en public!». On respire mal, on bouge dans tous les sens avec des gestes parasites, on ne tient pas bien sur ses pieds et petit à petit on perd son instrument.

Si l’on envisage cette prise de parole d’abord physiquement, on va plus naturellement chercher un appui au sol, une respiration profonde, on utilise son corps comme un instrument prêt à jouer, on muscle notre intervention avant de parler… On est alors plus présent, plus en dépense d’énergie émotionnelle, plus convaincant et plus à l’aise. Il est donc plus facile de faire des progrès puisque le corps est disponible et la «tête juge» beaucoup moins puissante!

 


Per citare questo articolo:

Muriel MAYETTE-HOLTZ, « L’importance du corps lorsque l’on parle de la voix », Repères DoRiF, n. 25 – Les processus de communication : oralité, écriture, digital, DoRiF Università, Roma, ottobre 2021, https://www.dorif.it/reperes/muriel-mayette-holtz-limportance-du-corps-lorsque-lon-parle-de-la-voix/

 

ISSN 2281-3020

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