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Sírio POSSENTI

« Eleger um poste » : discours sur le bon candidat et le processus de sélection

Sírio POSSENTI
Université d'État de Campinas (UNICAMP / FEsTA / CNPq)

Résumé

Ce travail montre que l'expression « eleger um poste » correspond à une sorte de synthèse d'un discours produit à droite du spectre politique, dans le but de disqualifier les candidats de gauche. Notre analyse révèle que d’une part, elle qualifie des candidats sans carrière politique et d’autre part, elle suppose des choix antidémocratiques d'un leader politique personnaliste. L'analyse est basée sur une brève description des aspects de la situation politique du Brésil et sur l'interprétation d’une série d’énoncés paraphrastiques.

	 
  
Qui a construit Thèbes aux sept portes ? (Bertolt Brecht)

Introduction

Cet article examine une expression récurrente dans les élections présidentielles du Brésil en 2010, « eleger um poste » (« élire un poteau »). L'analyse explicite d'abord les différents sens de « poste » (« poteau ») en tenant compte du contexte dans lequel elle apparaît. Ensuite, nous montrons que l'expression révèle deux caractéristiques requises des candidats : avoir un esprit entrepreneur et posséder une expérience électorale antérieure. Enfin, notre texte met en évidence que l’expression n’est appliquée qu'aux candidats de gauche.

L'objectif général de notre travail est de montrer qu'un mot ou une phrase (comme le mot « poteau » et le syntagme « élire un poteau ») peut être l'indice d'un discours qui, à son tour, participe d'un interdiscours, cela dans la mesure où la relation interdiscursive est constitutive de l'identité du discours examiné. Précisément, il s’agit d'analyser les occurrences de cette formulation dans le discours politique brésilien, à l'intérieur duquel celle-ci fonctionne comme une piste pour identifier, d'une part, un positionnement et, d'autre part, une controverse dans le champ politique, notamment durant les élections.

En particulier, nous analyserons la désignation de Dilma Rousseff comme candidate à la présidence du Brésil pour les élections de 2010, et la désignation de Fernando Haddad en tant que candidat à la mairie de São Paulo.

Les problématiques

Depuis un certain temps, on constate un intérêt grandissant pour des types de corpus qui ne sont pas nécessairement volumineux, ni associés à des « événements ». Les formules et petites phrases fonctionnent comme des « entrées » pour accéder à ces corpus et aux discours qui les constituent. En fait, les occurrences d'une formule peuvent former un seul corpus, qui permet d'analyser divers enjeux sociaux, par exemple un positionnement.

Ce travail s’intéresse à la circulation d'une expression dans un ensemble de textes publiés dans le champ journalistique (les grands journaux et magazines d’information brésiliens dans leurs versions imprimées et numériques, ainsi que les blogs journalistiques) qui expliquent, reprennent et reformulent l'expression en question.

On n’analyse donc pas ici un véritable corpus discursif, mais on esquisse une interprétation de l’expression à travers son parcours dans des discours quotidiens, des lieux où se répètent des « vérités » immémoriales sur le travail, les hommes, les femmes, l’école, la politique1. C’est de là que viennent, dans une large mesure, les plaisanteries ou les mots d’esprit (un objet qui nous intéresse depuis longtemps2). On reconnaît dans ces discours les topoï dont parlait déjà la rhétorique classique, ainsi que Ducrot (1986) lorsqu’il associe la promenade avec le beau temps, la bière avec la chaleur, etc.

Concernant l’analyse de ce type de corpus « quotidiens », Slavoj Zizek (1996) affirme qu’il s’agit du meilleur angle d'approche de la relation entre langage et idéologie3. Peut-être est-ce de ces types de corpus que l’Analyse du discours dit qu’ils sont naturalisés, en concevant l’idéologie, d’une certaine manière, en tant que discours qui traite de faits historiquement conditionnés comme s’ils étaient naturels.

Nous allons traiter ici d’un discours politique qui peut traverser des formations discursives, mais qui synthétise de manière conjoncturelle une formation discursive spécifique, à savoir la critique des adversaires, qui laisse implicitement comprendre que leurs pratiques sont différentes, comme nous le verrons.

Cet angle d'approche s’inspire également de la théorie indiciaire de Carlo Ginzburg (1986), étant donné la dispersion de certaines données ainsi que les effets des réseaux sociaux : ce n’est pas nécessairement d’une accumulation de données que l’on extrait une analyse, mais de données apparemment marginales. Notre thèse est que l’expression « élire un poteau » peut être l'indice d’un discours politique fortement enraciné au Brésil4.

L’expression « élire un poteau » (parfois seulement « poteau ») possède certaines caractéristiques de la formule telle qu’Alice Krieg-Planque (2009) la définit mais aussi de la « petite phrase » (KRIEG-PLANQUE, OLLIVIER-YANIV, 2011). Peut-être s’agit-il également d’un thème (MAINGUENEAU,  2014). La classification est pour nous secondaire au regard des objectifs de ce travail où il s’agit d'essayer d'expliquer le fait que cette expression n’a été appliquée qu’à une partie du spectre politique brésilien lors d’épisodes récents.

Notre objectif est double :

  • a) expliciter certains aspects du fonctionnement des discours (paraphrase et formation discursive) ;

  • b) révéler un nouvel aspect concernant une conception de la politique qui domine au Brésil sans pour cela omettre de signaler les contradictions à l’intérieur de cette tendance politique.

Les conditions de production

Ces vingt dernières années, la dispute politique pour la présidence de la République au Brésil a vu s’affronter essentiellement deux partis : le PSDB (qui a dirigé le pays de 1994 à 2001, soit durant 2 mandats de 4 ans) et le PT (qui dirige le pays depuis 2002, soit 3 mandats de 4 ans et un quatrième en cours). Le PSDB est en quelque sorte un parti du centre (il a commencé en tant que centre gauche et aujourd’hui aurait tendance à être de centre droit), tandis que le PT est un parti de gauche (qui se serait déplacé vers le centre, tout en conservant certaines mesures politiques de gauche, comme la Bourse Famille5 sur le front du chapitre « social », et quelques positions politiques favorables aux minorités, c’est-à-dire les noirs, les femmes, etc.).

Le déroulement des élections présidentielles a amené le PSDB à alterner plusieurs candidats (José Serra, Geraldo Alkmim, Aécio Neves). Le PT n’avait qu’un grand nom, Lula. Il a été élu après les deux mandats du PSDB mais, ne pouvant plus se présenter et n’ayant pas de successeur naturel dans son parti, il aurait, selon ses opposants, « inventé » une candidate, Dilma Rousseff, une ministre dont l’image de gestionnaire s’était consolidée6. Comme elle n’avait pas de carrière politique puisqu’elle n’avait pas d’expérience d’élue, elle a été considérée par ses adversaires comme un « poteau », dont le succès électoral allait dépendre de Lula (ou de son parti)7. Deux ans après l’élection de Dilma, Lula aurait répété le procédé en désignant Fernando Haddad candidat à la mairie de São Paulo, un autre ministre suffisamment populaire mais sans passé électoral et, donc, considéré lui aussi comme un « poteau »8.

Un fait parmi d’autres

Voici un extrait qui présente pratiquement l’essentiel de ce qui nous intéresse :

Au Brésil, aujourd’hui, rares sont ceux qui saisissent mieux que João Santana, le journaliste - devenu marketeur - comment gagner une élection. Sa récente rétrospection inclut la réélection de Lula au « pós-mensalão » et la victoire d’inconnus, Dilma Roussef, en 2010, et Fernando Haddad, deux ans plus tard. Face aux difficultés devant lesquelles se trouvent les deux « poteaux » qui ont aidé Lula à briller… (Vera Magalhães, Folha de S. Paulo, 03/07/2013, p. 2)9

La citation fournit plusieurs accroches à un travail d’analyse du discours : a) la mention du mot « poteau » ; b) sa « définition » (« inconnus ») ; c) sa reprise marquée par des guillemets, comme pour le tenir à distance (AUTHIER-REVUZ, 1981) et en même temps le faire apparaître à côté de « mensalão »10, autre mot chargé de mémoire (cf. MOIRAND, 2007).

On peut considérer d’autres occurrences qui aident à reconstruire les conditions de sa production et de son sens :

Est-ce que l’histoire du « poteau » a une logique ? (courrier des lecteurs, Folha de S. Paulo, 23/01/2013, après la visite de Lula à la mairie de S. Paulo pour, selon le journal, guider Haddad, après les nouvelles disant que Lula allait articuler la base alliée à Brasília).

… il continue d’exister des attitudes compréhensibles (sic) et inacceptables même quand c’est Lula l’ex-président qui est en question et que les alliés au pouvoir sont Dilma Rouseff et Fernando Haddad, deux « poteaux » transformés en succès électoraux (éditorial, Veja, 23/01/2013).

LOURD POTEAU : L’ex-président Lula a eu à nouveau de sérieux doutes sur la viabilité d’Alexandre Padilha (...) au gouvernement de São Paulo. Et en manifestant une préférence pour Guido Mantega - malgré le mécontentement des dirigeants du PT de São Paulo qui considèrent que le ministre des Finances est un poteau lourd à porter (Coluna de Mônica Bergamo, FSP, 15/05/2013 - p. 2).

Dilma est juste un poteau planté par l’ex-président, Haddad en est autre, mais la situation est pire qu’il n’y paraît, les milliards d’argent public flambés dans des stades de football (...) (Commentaire en ligne, article d’Eliane Cantanhede, Folha de S. Paulo, 21/06/2013).

Ces extraits montrent que le mot revient périodiquement en 2010, et aussi deux ans plus tard lors de la campagne de Fernando Haddad aux élections municipales de São Paulo, comme on le constate dans la déclaration suivante :

Lula a élu un poteau, mais il est difficile d’enseigner à un poteau comment gouverner11.

On pourrait dire pour chacun de ces cas que « la mémoire fait irruption face à l’événement » (COURTINE, 1971). Cet énoncé, plus récent (comme d’autres se produisant encore de temps en temps), reprend en effet un discours qui a circulé abondamment à l’occasion de la candidature à la présidence de Dilma Roussef et qui, à son tour, a été repris avec insistance lors de la candidature de Haddad à la mairie de São Paulo.

Le sens

Le sens des mots et des énoncés dépend des formations discursives dans lesquelles ils se produisent - c’est un des principes fondamentaux de l’analyse du discours. En pratique, cela veut dire que les reprises, les aphorisations, les commentaires métaénonciatifs et même les définitions proposées vont nous permettre d’expliciter le sens de l’expression. Ainsi, dans notre premier exemple, se trouve un des sens de « poteau » : « (politiques) inconnus ».

Ci-dessous, d’autres occurrences dévoilent le sens de « poteau » ou des éléments sémantiques le composant :

L’expression « élire un poteau » a un sens différent de celui que les vieux renards de la politique utilisent pour attaquer les nouveaux candidats. Élire un poteau (...) signifie que celui qui le soutient a tant de représentativité qu’il peut faire élire celui qu’il lance. (UJS12, 01/01/2015)

La déclaration fait référence aux critiques qui font tout pour coller à Pochmann l’étiquette de politique inexpérimenté, qui n’est parvenu à devenir candidat que par décision de Lula. Ex-président de l’IPEA, il était peu connu en ville et n’avait jamais disputé une élection… En utilisant la métaphore du « poteau », Lula se rapporte à la capacité attribuée à certains hommes politiques de parvenir du fait de leur popularité à « même faire élire un poteau ». (folha.uol.com.br, 21/10, 01/01/2015)

L’ironie du « poteau » est apparue pendant la campagne de Dilma Rousseff, candidate aussi choisie par Lula à sa succession. Dilma, disait-on, était un poteau, quelque chose sans vie propre. (blogues.publico.pt, 29/10, 01/01/2015)

Au Brésil, on applique l’expression « élire un poteau » quand une personnalité de grand prestige choisit quelqu’un d’absolument inconnu, faisant en sorte que le peuple vote pour lui à une fonction importante. (...) qui ne s’était jamais présenté en tant que candidat à des élections. (pravdailheu.blogs.sapo.pt., 02/11, 01/01/2015)

Les séquences « celui qu’il lance », « politique inexpérimenté », « n’avait jamais disputé une élection », « quelque chose sans vie propre » et « absolument inconnu » définissent d’une certaine manière « poteau », fournissant des pistes interprétatives et tentent d’imposer un sens, tout en en excluant d’autres possibles.

Dans ces reformulations est mise en relief l’une des caractéristiques de la formule : elle prétend s’imposer comme l’unique interprétation possible, fonctionnant ainsi comme un référent social13. Tel est le cas d’« élire un poteau », qui manifeste par ailleurs une autre propriété constitutive des formules : le fait d'être polémique.

Le fait politique

Bien que le mot « poteau », dans ce sens, soit assez courant, il a récemment acquis une dimension particulière dans ce contexte électoral. L’analyse des occurrences discursives retenues permet les observations suivantes :

  • a) qualifier un candidat de « poteau », c’est laisser comprendre qu’il n’a pas d’expérience d’élu ;

  • b) « poteaux » est exclusivement une qualification pour les candidats de « gauche » - au Brésil, récemment tout au moins, pour les candidats du PT. Personne n’a taxé d’autres candidats de « poteaux », comme les maires actuels de Belo Horizonte et de Recife (tous deux du PSD, même si celui de Belo Horizonte a reçu le soutien d’Aécio Neves, du PSDB), et Antonio Anastasia (du PSDB), qui a été élu gouverneur de Minas Gerais après Aécio Neves, avec son soutien et sans jamais s’être porté candidat à une seule élection ;

  • c) certaines des critiques les plus virulentes ont été émises par le PSDB, un parti souvent considéré comme « caciquiste »14 notamment depuis le célèbre « dîner des leaders », en 200615, où quatre « caciques » se sont réunis autour d’une table pour « choisir » leur candidat à la présidence de la République.

Variantes

Le mot de « poteau » n’est prononcé que dans des discours qui combattent les candidatures du PT et qui en critiquent le processus de sélection. Il résume en quelque sorte le positionnement de l’opposition par rapport à ce que cette dernière considère comme inspirée par un « personnalisme » politique, d’une part, et à l’imposition de nouveaux candidats, d’autre part.

L’expression « élire un poteau » est très proche du sens des mots ou des expressions « dedaço » (« pistonner ») ou de « tirar o candidato do bolso do colete » (« sortir un candidat de la poche du gilet »)16 qui signifient « choix totalement personnel » d’un leader qui sort un candidat « de sa poche » (la poche est, en même temps, un espace personnel et relativement caché). Sous ces expressions résonnent des discours (qui ne sont pas toujours explicités) sur ce qu’est un bon candidat et sur ce que devrait être un processus de sélection légitime des candidats : en synthèse, un processus qui ne serait pas une désignation émanant et parachutée d’en haut.

Les expressions suggèrent aussi que leurs énonciateurs défendent des pratiques démocratiques et qu’ils plaident pour que les candidats soient choisis par la base du parti, durant des primaires ou des conventions. Ces expressions ont ainsi représenté l’essentiel d’une critique faite à Lula, qui aurait décidé de se comporter en maître du parti. « Les démocrates » critiquent ce comportement, considéré comme personnaliste.

Deux discours

Nous voyons que deux discours sont en jeu : l’un, qui serait démocratique, défendant le choix de candidats par la majorité ou par les institutions (convention, primaires, etc.). L'autre, celui du PT, que le premier positionnement présente négativement, qui ne tiendrait pas compte des institutions, puisque ses choix sont des « dedaço », des « poteaux ».

Entre parenthèses, l’analyse des faits révélerait que les deux discours sont distincts des pratiques des partis respectifs. Ceux qui se disent démocratiques sont considérés comme élitistes et leurs choix sont toujours le fait de petits groupes ou d’une décision personnaliste en faveur d’un candidat déterminé. Comme exemple, on peut citer la présentation de José Serra (à la dernière minute) comme candidat à la primaire à la mairie de S. Paulo en 2012.

Un discours : le politique fait/a de l’expérience

Atteindre certaines fonctions devrait être le résultat d’une carrière : c’est l’essentiel du discours accusant l’autre de choisir des « poteaux ».

Un indice à partir duquel ce discours se révèle est le fait que la qualification de « poteau » ne s’applique pas aux candidats aux élections législatives, le parlement étant le lieu où l'on parle et l'on ne fait pas, mais uniquement à des candidats à des fonctions exécutives (où l'on fait). D’anciens slogans le montrent. Il s’agit d’un discours ponctuel, qui réapparaît dans certains contextes. Le besoin d’« expérience administrative » est un autre énoncé courant, mais qui, semble-t-il, n’est pas valable pour les ex-secrétaires et ex-ministres (comme l’ont été Dilma et Haddad). Ainsi, le sens de « poteau » semble se restreindre : c’est quelqu’un sans expérience administrative ni, surtout, expérience d’élu.

La qualification de « poteau », attribuée à certains candidats, est l’indice que le discours dans lequel l’expression surgit valorise l’expérience et, plus spécifiquement, l’expérience électorale (positive, de préférence). En somme : un bon candidat devrait être quelqu’un qui a fait ses preuves dans des fonctions analogues (s’il veut être président, qu’il ait été gouverneur, par exemple).

Deux commentaires semblent cruciaux :

  • a) l’exercice des fonctions administratives, même hautes, ne suffit pas si la désignation du candidat n’est pas soumise au vote des électeurs ; le fait d’avoir été ministre, par exemple, ne compte pas (si cela comptait, Dilma n’aurait pas été qualifiée de « poteau ») ;

  • b) il se peut même que le candidat n’ait pas eu besoin d’avoir été précédemment élu, pourvu qu’il se soit déjà présenté à des élections (sinon Lula, qui a perdu plusieurs élections avant d'en gagner deux, aurait été considéré comme un « poteau », ce qui n’a jamais été le cas).

Conclusion

Bien qu'elle se base sur un ensemble limité d’exemples, cette analyse révèle des aspects importants d’un discours stéréotypé sur la politique au Brésil, qui a donc à voir avec la mémoire de la nature de la politique : un homme politique doit être expérimenté et être entrepreneur. On constate cependant que, dans la situation examinée, l'évaluation est appliquée uniquement aux candidats liés à la gauche.

On observe, néanmoins, que les électeurs n’en tiennent pas nécessairement compte ou du moins, pas dans toutes les élections. Cela montre que, peut-être, ce discours a peu d'efficacité dans le cadre de la contre-publicité électorale.

Références bibliographiques

AUTHIER-REVUZ, J., « Paroles tenues à distance », dans CONEIN, B., et al., Matérialités discursives, Lille, Presses Universitaires de Lille, 1981, pp. 127-142.

COURTINE, J.-J., « Analyse du discours politique : le discours communiste adressé aux chrétiens », Langages, 62, Paris, Didier-Larousse, 1981.

DUCROT, O., Le dire et le dit, Paris, Éditions de Minuit, 1986.

GINZBURG, C., « Sinais: raízes de um paradigma indiciário », dans Mitos, emblemas, sinais, São Paulo, Companhia das Letras, 1986, pp.143-179.

KRIEG-PLANQUE, A., La notion de « formule » en analyse du discours : cadre théorique et méthodologique, Paris, Presses Universitaires de Franche-Comté, 2009.

KRIEG-PLANQUE, Alice, OLLIVIER-YANIV, Caroline, (éds), Les « petites phrases » en politique, Communication & Langages, n. 168, 2011.

MAINGUENEAU, D., Discours et analyse du discours. Une introduction, Paris, Armand Colin, 2014.

MOIRAND, S., « Discours, mémoires et contextes : à propos du fonctionnement de l’allusion dans la presse », dans Estudos da Lingua(gem), Vitória da Conquista, Universidade Estadual do Sudoeste da Bahia, 2008, pp. 7-46.

POSSENTI, S., Os humores da língua, Campinas, Mercado de Letras, 1998.

POSSENTI, S., « Sobre provérbios e análise do discurso », dans Os limites do discurso, Curitiba, Criar Edições, 2004, pp. 187-194.

POSSENTI, S., « Slogan, polifonia, memória », dans FONSECA-SILVA, M., da C. e POSSENTI, S., Mídia e rede de memória, Vitória da Conquista, Edições UESB, 2007, pp. 147-160.

POSSENTI, S., Humor, língua e discurso, São Paulo, Contexto, 2010.

ZIZEK, S., « O espectro da ideologia », dans ZIZEK, S., Um mapa da ideologia, Rio de Janeiro, Contraponto, 1996, pp. 7-38.

1
Ce qui est plus en rapport avec l’histoire de longue durée qu'avec celle de courte durée.

2
Cf. Possenti (1998), Possenti (2004) et Possenti (2010).

3
« [l’] élan argumentatif se base sur les topoï, sur des “lieux communs”, qui opèrent seulement s’ils sont naturalisés, seulement quand nous les employons de manière automatique, “inconsciente” ; une argumentation réussie présuppose l’invisibilité des mécanismes qui régulent son efficacité » (p. 16-17, c’est nous qui soulignons).

4
Notamment le discours sur les qualités qu'un candidat doit avoir : d'une part, il doit avoir fait quelque chose de pertinent ; d'autre part, il doit avoir une expérience politique conséquente.

5
Un programme de distribution de revenu aux familles pauvres exigeant des contreparties, comme la fréquence scolaire, programme d’inclusion que de nombreux organismes, dont certains internationaux, ont évalué positivement.

6
Ce qui est, évidemment, le point de vue des adversaires de Lula.

7
De nombreux hommes politiques, journalistes et analystes estiment que l’absence d’expérience « politique » de Dilma Roussef a été décisive lors de sa récente destitution.

8
Il s'agit, bien sûr, d'une métaphore.

9
Toutes les traductions ont été effectuées par nos soins.

10
Le terme est un dérivé de « mensuel », qui a désigné la pratique, selon l’opposition, du transfert d’une somme mensuelle à des politiques alliés au parti du gouvernement (PT) en échange de leurs votes. On observe que le PT n’admet pas que le « mensalão », ainsi configuré, ait existé ni que la justice ait condamné des accusés, des hommes politiques et d’autres agents (banquiers, publicitaires).

11
http://www.hojeemdia.com.br/noticias/politica/lula-elegeu-um-poste-mas-e-dificil-ensinar-um-poste-a-governar-diz-senador-tucano-1.172067 (consulté le 10/01/2015).

12
Union de la Jeunesse socialiste : www.org.brs (consulté le 10/01/2015).

13
Voir l’article d’Helio Oliveira et de Luciana Salazar Salgado ici même.

14
« Cacique » désigne génériquement un chef indigène. Selon l’usage commun, il désigne un chef autoritaire.

15
La pratique a été courante ; il se peut que le cas de 2006 ait juste été le plus emblématique.

16
On trouve aussi l’expression sans « du gilet ».

Per citare questo articolo:

Sírio POSSENTI, « Eleger um poste » : discours sur le bon candidat et le processus de sélection, Repères DoRiF Formules et aphorisations dans le discours de presse au Brésil , DoRiF Università, Roma juin 2017, http://www.dorif.it/ezine/ezine_articles.php?id=352

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